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  Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]

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Astaroth
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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Jeu 24 Mar - 22:53

«Pentru ca mortii
Umbla repede
»


    Blanc. Blanc. Blanc. Tout était blanc. Du ciel à la terre. Ce paysage d'un monochrome lassant lui donnait le tournis, ainsi qu'une furieuse envie de vomir, juste pour souiller cette neige si pure, si parfaite dont l'éclat lui brûlait la vue. C'était encore plus insupportable que ce vent glacial qui soufflait dans les habits de l'Élu, faisait voler au vent son long manteau couvert de givre. Fort heureusement, c'était en répandant de longues trainées d'un rouge sale que se trainait le Dragon, fatigué et seul au milieu de cette vaste étendue glacée. Au moins il pouvait se consoler en donnant un sens à son errance : il maculait la neige, détruisait ce tableau agaçant et répétitif qui l'agaçait au plus haut point.
    Il faisait froid. Pourtant, au fond de lui, il avait trop chaud. Il pouvait encore sentir la chaleur des flammes lui dévorant la peau, hantise fantomatique dont il ne pouvait se défaire. Une partie de ses vêtements avait brûlé et la neige qui s'était déposée sur lui se mêlait à la cendre et au sang qui ruisselait encore de son torse dont la peau avait été déchirée par une large coupure, précise et nette. Son pull avait été tranché en deux et exposait désormais son torse aux rafales mordantes des sommets vertigineux.

    Saleté de guerre. Ou plutôt saleté de Kamui. Ils leur étaient tombés dessus. Lui et sa clique de guignols délurés. Pourtant, Astaroth et les quelques patins quelconques qui l'accompagnaient étaient préparés. Seulement, les montagnes étaient le domaine des combattants de Layca et ils étaient en surnombre. Le combat était inégal et avait rapidement tourné au carnage en particulier à cause d'un certain élément qu'il n'avait pas pu anticiper. Une chimère. Une nouvelle recrue de l'infantile blondinet. Particulièrement robuste comme bête et surtout maniant les flammes avec une puissance redoutable, tant et si bien que le Dragon et son escorte s'étaient retrouvés retranchés au bord d'une falaise avec pour seules option le vide ou les pantins de Layca. Tandis que tous s'étaient effondrés au sol, leurs chairs carbonisés ou tailladés en morceaux, l'Élu Primordial avait apposé un sourire vaniteux à son ennemi juré, se moquant de sa situation plus que désavantagée. Puis dans un silence solennel, il s'était laissé basculé en arrière, préférant s'écraser mille mètres plus bas plutôt que de périr sous la lame de son rival. Mais il semblait que Mère Oppse avait eu pitié de son enfant, ou bien peut-être que Belzeneff avait préféré ne pas lui accorder une mort aussi aisée. Le fait est, que, sans trop savoir comment, il s'était réveillé sous une motte de neige, baignant dans son sang, le cerveau embrumé par des échos de « Nyolos ». Plutôt que de se laisser crever comme un vulgaire chien, il s'était alors relevé et avait marché sans trop savoir où aller, espérant tomber sur un abri ou un portail quelconque et non sur une des recrues de Layca.

    Blanc, blanc et re-blanc. Tout était toujours blanc. Même cette gamine grelottant à ses pieds. Qu'est-ce que c'était cette mioche qui se pavanait nue dans la neige ? Une nouvelle assurément. Et de son camp qui plus est. Était-ce pour ça que Belzeneff l'avait empêché de mourir et de revenir à la Cité ? Pour une chose aussi insignifiante ? Non, non ça ne semblait pas être le genre de Belzeneff. Il n'avait que faire des nouvelles recrues et les laissait le plus souvent perdues dans la nature. Qu'il l'ait guidé vers cette adolescente sans défense semblait illogique. Sans doute était-ce alors le pur fruit du hasard ?
    Qu'importe. Astaroth se moquait éperdument de cette jeune femme livrée au froid. Il avait bien assez à faire de son propre côté avec le vent qui devenait de plus en plus violent, possible annonciateur d'une tempête. Il lui fallait continuer de bouger, trouver un abri, faire quelque chose pour ne pas geler et mourir de froid sur place.
    Ceci dit, la demoiselle était charmante et plus important, elle représentait une source de chaleur potentielle. Il s'agenouilla devant ce petit être ravissant dont le teint parfait et les longs cheveux lisses lui rappelaient ceux d'une poupée de cire victorienne. Le genre de bibelot qu'on aime poser dans sa vitrine pour faire joli mais qui finit toujours brisé en deux sur le sol une fois qu'on c'en est lassé. Seuls détails qui clochaient : sa peau était d'une blancheur comparable à la neige qui l'enveloppait et ses yeux étaient d'un rouge singulier, comme deux petits rubis incrustés dans son visage merveilleusement bien sculpté. En toute honnêteté, il devait avouer qu'elle était d'une beauté des plus fascinantes et il aurait menti s'il avait prétendu qu'elle le laissait indifférent. Malheureusement ce blanc sans imperfections qui caractérisait la couleur de sa peau le répugnait pour une raison qu'il ignorait. Il l'aurait volontiers ouverte en deux, juste pour voir si l'intérieur était aussi dénué de tonalités que l'extérieur, juste pour voir si le rouge de ses yeux était en accord avec le rouge de son sang et surtout, oh surtout, pour plonger ses mains dans ses entrailles qui devaient être encore délicieusement chaudes. Toutefois, il ne comptait pas charcuter cet extraordinaire petit être aussi rapidement. Non. S'il devait tuer, il voulait le faire de façon originale.
    Ayant suffisamment observé sa proie, le Dragon bondit, saisissant les poignets délicats de la jeune femme entre ses mains sales pour l'étaler dans la neige, sa tête dans le vide, son torse écrasé contre le sien, se maculant de sang à son contact. Avec un sourire malsain, allongé sur cette fille si charmante et pourtant si fragile, il glissa sa tête dans le cou de sa victime pour susurrer quelques paroles, laissant son souffle rauque lui parcourir l'échine :


    - Tiens donc, une brebis égarée dans les montagnes. Ses lèvres se posèrent alors sur la peau douce de sa proie et s'entrouvrirent légèrement, juste assez pour qu'elle puisse sentir la caresse de ses crocs aiguisés, prêts à s'enfoncer dans la chair tendre de son cou. Mais il n'en fit rien pour le moment et continua sur le même ton qui se voulait effrayant et dérangeant à la fois : Crois-tu au grand méchant Loup ?

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Luz
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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Jeu 24 Mar - 23:53

/!\ Attention, la fin du post (à partir du moment ou Luz parle) est a connotation sexuelle et violente assez explicite. (Rien de très choquant, mais je préfère prévenir.) /!\

Luz guettait toujours les environs, plissant les yeux et essayant vainement d'entrevoir quelque chose au travers de l'étendue blanche et brumeuse qui l'entourait. Il lui semblait avoir entendue un bruit, semblable à un pas, elle en était certaine. Loin d'envisager cela comme un soulagement, elle se sentait d'avantage à l'afût d'un danger probable. Quelqu'un qui s'amuse à se promener sur les sommets d'une montagne enneigée, déserte et totalement inhabitée, qui cela pouvait-il être sinon la personne qui l'avait emmenée ici ? Mais rien ne semblait venir, et le bruit avait vraisemblablement disparut. Cependant, elle avait la désagréable impression d'être observée. Presque traquée. Malgré une légère appréhension, elle ne pût s'empêcher de ressentir une certaine excitation, de la curiosité. Se retrouver dans une situation si improbable, si mystérieuse, avait quelque chose d'exaltant. Et, il faut bien le dire, cela faisait bien longtemps que la jeune fille ne s'était pas sentie exaltée. A force, ses jeux de manipulation, de moqueries, étaient devenus répétitifs. Ca ne l'amusait presque plus. Les gens se ressemblaient tous, réagissaient toujours de la même manière. Et surtout, elle gagnait bien trop facilement. Elle ne connaissait plus le sentiment de défis, ne se posait plus de questions. Tout était toujours joué d'avance, rien ne la surprenait plus, ni ne la déstabilisait, ne serais-ce qu'un peu.

Soudain, quelque chose bondit avec une rapidité surhumaine sur elle, l'entrainant en arrière. Elle n'eu pas le temps de distinguer ce que c'était. Une bête ? Un instant après, elle sentie sa tête penchée dans le vide. Le poids de ses cheveux en était presque douloureux. Elle n'eut pas la force de se débattre, trop engourdie et affaiblit par le froid glacial. La chose sur elle était lourde, elle sentait son corps s'enfoncer dans la neige épaisse. Elle ne chercha pas à échapper à son emprise, et détailla alors l'individu, posant sur lui un regard inquisiteur et curieux. Elle l'observa quelques secondes, sans esquisser le moindre mouvement.

C'était un homme. Visiblement âgé d'un peu plus d'une vingtaine année. Les deux premières choses qu'elle remarqua furent le sang qui le recouvrait et teintait à présent sur elle, ainsi qu'un bandeau camouflant son œil droit. Puis, elle aperçut deux canines, anormalement longues, et semblables à des crocs. Elle haussa un sourcil, silencieuse. Les lèvres minces du jeune homme s'étirèrent en un long et effroyable sourire malsain. Du sadisme, c'était bien la seule chose qu'on pouvait y lire. Elle connaissait ce sourire. Elle l'employait bien trop souvent pour ne pas le reconnaître. Il avait envie de s'amuser. Et elle n'avait aucun mal à comprendre comment.

La tête du nouvel arrivant se glissa dans le cou de la jeune fille. Son poids se faisait de plus en plus pressant, écrasant, et elle se sentie penchée encore d'avantage dans le vide. Cependant, elle n'affichait en rien un visage inquiet. Au contraire, elle semblait attentive, et avide de connaître ce qu'il allait se passer. Bien entendu, elle n'appréciait pas de se faire dominer, mais le simple fait d'être confronté à quelque chose de nouveau, d'imprévisible et de risqué l'excitait. C'était plus fort qu'elle.

- Tiens donc, une brebis égarée dans les montagnes , murmura la voix grave de l'homme.

Elle sentit son souffle contre sa peau. Les deux canines de celui-ci vinrent se poser contre sa jugulaire. Elle esquissa un sourire amusé. Quelle approche caricaturale. Et ce ton qui se voulait effrayant et malsain. On se serait cru dans un mauvais film d'horreur, ou dans une parodie de tueurs en série.

- Crois-tu au grand méchant Loup ?

Elle ne put retenir un léger rire. Doucement, elle releva sa tête, du moins autant qu'elle le pouvait car le poids de l'homme encore fortement appuyé contre elle l'handicapait. Elle tourna son visage vers l'inconnu, le détaillant d'avantage, se retrouvant ainsi à quelques centimètres de son œil unique qui la fixait et de ses deux crocs qui caressaient son cou quelque secondes avant. Elle put ainsi observer son visage de très prêt.
Elle lui rendit son sourire malsain et plissa ses yeux rouges. En toute objectivité, il avait vraiment un beau visage. Très masculin, avec beaucoup de caractère, les traits marqués. Son sourire et ses dents lui donnaient presque un certain charme.

- Ca ne va pas être très excitant pour toi si je ne feins pas la terreur et que je ne cherche pas à me débattre. Je suppose que le seul intérêt, c'est d'avoir la jouissance d'observer mon visage effrayé et déformé de douleur pendant que tu vas me pénétrer. Sinon, tu n'emploierais pas ce ton pseudo-effrayant et volontairement sadique.
Le sourire amusé de Luz s'élargit.

- Je suis désolé, ce n'est pas dans mes habitudes. Mais, pour te faire plaisir, je veux bien faire semblant de hurler.

Après tout, elle allait probablement mourir ici. Ce n'était pas la peine de perdre le temps qu'il lui restait à crier et pleurer, non ? Autant s'amuser une dernière fois.


HORS-RP :
Spoiler:
 


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Astaroth
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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Mar 29 Mar - 23:20

    Alors qu'il se redressait, s'attendant à lire de la terreur dans les yeux de sa jolie proie, il fut surpris par la lueur maligne qui illuminait ses pupilles sanguines. Elle semblait... Amusée, curieuse mais absolument pas effrayée. Curieux pour une gamine tout droit débarquée de Terre et livrée nue à un inconnu ensanglanté. Coupé dans son élan de sadisme, Astaroth se renfrogna. Comment voulez-vous qu'un chat s'amuse avec une souris si celle-ci ne tente même pas de se débattre en poussant de délectables petits couinements ? Au contrairement, elle eut l'audace de relever la tête pour l'examiner puis poussa un rire malsain avant de laisser échapper quelques phrases agaçantes entre ses lèvres rongées par la morsure du froid.

    - Ça ne va pas être très excitant pour toi si je ne feins pas la terreur et que je ne cherche pas à me débattre. Je suppose que le seul intérêt, c'est d'avoir la jouissance d'observer mon visage effrayé et déformé de douleur pendant que tu vas me pénétrer. Sinon, tu n'emploierais pas ce ton pseudo-effrayant et volontairement sadique. Le sourire macabre s'étira le long de ses joues sans couleurs au fur et à mesure que le propre sourire d'Astaroth disparaissait, rapidement remplacé par une expression de dégoût. Je suis désolé, ce n'est pas dans mes habitudes. Mais, pour te faire plaisir, je veux bien faire semblant de hurler.

    - Hush ! You filthy little doll !

    Il ne savait pas pourquoi c'était de l'anglais avait sifflé à travers ses dents serrées. Il empoigna l'inconnue par la mâchoire et la fit basculer un peu plus dans le vide, l'obligeant à se taire, courroucé par son insolence. Quel intérêt de violenter une jeune femme si elle adore ça ? Quelle gloire à souiller une peau aussi blanche qui ne demande que ça ? C'était simplement... Rageant.
    Et particulièrement intriguant en même temps. Mais il voulait feindre la colère et la folie pure pour s'assurer qu'elle ne bluffait pas. Des minettes jouant les fières il en avait vu, oh oui, mais combien étaient-elles à se plier à ses désirs pervers sans jamais se briser ? Très peu...
    À califourchon sur la demoiselle, bien droit au-dessus d'elle il l'observait tandis que sa nuque basculait en arrière dans une cascade de longs cheveux argentés. Lâchant sa maxillaire sa main droite glissa sur les pommettes de l'inconnue, dessinant les traits gracieux de son visage du bout de ses doigts dans une caresse qui aurait presque pu paraître tendre si la situation s'y était prêtée. L'autre main glissa furtivement sur sa jugulaire, descendant lentement au niveau de la clavicule puis sur sa poitrine la frôlant à peine. Il leva les yeux, affichant une mine soudainement devenue sereine mais lasse. Dans un soupir désintéressé l'Élu posa son verdict :


    - C'est très gentil de ta part, décadente poupée mais au final je pense revenir sur mon intention première et m'abstenir de jouer avec toi. Astaroth se releva alors et lui prit les mains pour la soustraire à la menace du vide. Sans aucun mal, il la força à se relever et à se blottir devant lui. Même si elle ne criait pas, si elle ne résistait pas elle restait aussi malléable qu'une vulgaire poupée avec sa taille ridiculement fine et ses adorables petits membres sans force.
    Le Dragon passa une main dans la chevelure blanche de la demoiselle, se mit à jouer avec quelques mèches, puis se saisit d'une de ses mains aux doigts graciles qu'il posa sur son propre torse couvert de sang et de cendres avant de reprendre, yeux mi-clos et voix suave :


    - Vois-tu très chère, un être de mon genre ne porte d'intérêt qu'envers les proies simples, fugaces, celles qui croquent sous la dent et non celles qui se laissent simplement fondre au creux du palais. Comme je suppose que quoique je fasse, la beauté restera infiniment gravée sur ton visage de cire, que je ne saurais briser le marbre qui t'a sculptée pour y faire sortir la douleur et la colère, il n'y a rien que tu puisses faire pour moi.

    Sur ces belles paroles et cette mise en scène grotesque, il la fit balancer par-dessus la falaise à l'aide d'une simple balayette qui lui fit perdre l'équilibre. Elle tomba dans les hauteurs vertigineuses de ces monts aussi blancs que son être... Ou presque car alors qu'elle s'apprêtait à sombrer dans le vide ses mains vigoureuses vinrent rattraper ses petits poignets, l'empêchant in extremis de choir plus bas.

    - Si tu ne peux pas me distraire tu n'es qu'une marionnette inutile, cassée, je devrais te jeter. D'autant plus que tu ne comptes sûrement pas me supplier pour que je te laisse la vie sauve, je me trompe ?
    Le regard joueur il lâcha un premier poignet pour mieux appuyer ses paroles, attendant de savoir quelle serait sa réponse.


Hors Jeu:
 

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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Mer 30 Mar - 19:29

Elle pouvait clairement voir dans le regard de l'étranger qu'il était loin d'être satisfait de la situation. Cela n'était pas une surprise pour la jeune fille, qui connaissait elle-même par coeur le plaisir sadique de pouvoir observer la panique, la confusion, ou la colère sur le visage de ses victimes, et qui savait à quelle point cela était indispensable d'être témoin de ces effets pour en profiter réellement.
Bien entendu, ses tortures à elle n'étaient pas les mêmes. Elle n'avait jamais violenté quelqu'un, ni abusé de lui. Non, elle n'en était pas là. Ce n'était pas particulièrement l'envie qui manquait, après tout, se diversifier un peu ne pouvait être qu'enrichissant... mais sa carrure ne lui donnait malheureusement que peu de possibilités à ce niveau. Et, il fallait bien avouer qu'elle trouvait largement plus divertissant et intéressant d'amener l'autre à la terreur, la haine, la folie et le désespoir sans même avoir à le toucher.
Mais même si son interlocuteur avait visiblement depuis longtemps franchit l'étape suivante, et que sa violence avait largement dépassé le stade uniquement psychologique, elle se doutait de son fonctionnement, du moins dans ce domaine là (car il semblait néanmoins être un personnage très complexe sur beaucoup d'autre points) et pouvait parfaitement s'imaginer sa frustration actuelle. Une demoiselle nue, frigorifiée et affaiblie, étendue dans la neige, cela aurait dû être pour lui un véritable festin. Quelle déception...

Elle ne put réprimer un énième sourire. C'était précisément la réaction qu'elle espérait de sa part. Trop prévisible. Derrière ses airs blasés et indifférents, elle devinait clairement une pointe de rage. Voilà quelqu'un qui avait beaucoup de fierté, et qui n'était pas habitué à ne pas obtenir ce qu'il convoitait.
Le borgne se place à califourchon sur elle. Elle laissa sa main parcourir lentement ses joues, descendre sur son cou, puis , frôler sa poitrine. Il semblait pensif. Peut être se demandait-il tout simplement ce qu'il allait faire de sa nouvelle proie, et si il allait malgré tout la soumettre à sa perversion, au moins pour le principe. Elle ne le quitta pas du regard, attendant avec curiosité chaque geste, chaque esquisse de mouvement de sa part. Qu'allait-il donc faire ? C'était le moment qu'elle préférait.

- C'est très gentil de ta part, décadente poupée mais au final je pense revenir sur mon intention première et m'abstenir de jouer avec toi.

Seulement ? Voilà qui est bien décevant... Certes attendu, mais tout de même décevant.

Mais visiblement, il ne comptait pas pour autant s’arrêter là et se contenter de l'abandonner à la neige. Il la releva aisément de force, et passa longuement sa main dans ses longs cheveux blancs. Il était doux. Mais Luz fronça les sourcils. Cette douceur, c'était le calme avant la tempête, un grand ciel bleu et serein qui n'est là que pour marquer le contraste soudain et cruel avec le premier coup de tonnerre.
Allait-il la tuer ? Observant avec attention ses gestes et son oeil unique, elle chercha à deviner ses intentions. D'un côté, sa fierté le pousserait très probablement à se débarrasser d'elle, à anéantir tout ce qui ne lui cédait pas, tout ce qui pouvait lui rappeler qu'il ne pouvait pas toujours tout contrôler... Et, de l'autre, c'était quelqu'un qui semblait s'ennuyer lui aussi. Il avait l'air lasse, et hésiterait peut être à se priver de quelque chose de nouveau et d'intriguant, qu'il n'a pas encore totalement compris, cerné. Cela serait frustrant pour quelqu'un comme lui.

Il attrapa la main droite de la jeune fille et la posa sur son propre torse. Elle sentit le sang sec et collant qui le recouvrait contre sa peau. Lentement, elle fit glisser ses doigts le long de son ventre. Le contact d'un corps humain, chaud, était agréable, après tant de temps passé dévêtue dans le froid. Sentant qu'il n'en avait pas finie, elle attendait sereinement, silencieuse mais attentive. Son visage avait perdu son rictus amusé et machiavélique, et son regard était à présent étrangement neutre, très calme. Elle se tenait debout devant lui, ne cherchant pas le moins du monde à couvrir son corps. Elle était à présent tellement engourdie qu'elle ne sentait presque plus rien.

- Vois-tu très chère, un être de mon genre ne porte d'intérêt qu'envers les proies simples, fugaces, celles qui croquent sous la dent et non celles qui se laissent simplement fondre au creux du palais. Comme je suppose que quoique je fasse, la beauté restera infiniment gravée sur ton visage de cire, que je ne saurais briser le marbre qui t'a sculptée pour y faire sortir la douleur et la colère, il n'y a rien que tu puisses faire pour moi.

Elle détailla une nouvelle fois l'homme qui se tenait en face d'elle. Elle l'avait cru un peu simplet à sa première approche, mais ravisa son jugement. Il était clair qu'il était nettement plus intelligent qu'il ne lui avait semblé au première abord, et que ses mises en scènes exagérées et presque grotesques étaient volontairement caricaturales. Tout ce qu'il disait était très superficiel, surjoué, et n'allaient pas avec son regard pénétrant, et avec tout ce qu'il dégageait. Son charisme, son aura, dissimulait autre chose, quelque chose de démesurément impressionnant, intriguant, de puissant... Quelque chose... qui ne semblait pas humain. Qui était-il ? Instinctivement, le premier mot qui lui venait à l'esprit était "démon". Il était démoniaque. Peut être était-elle tout simplement tombée en enfer. Cela n'aurait rien détonant la concernant. Si l'enfer existait bel et bien, sa place devait y être réservée depuis un moment.

Soudain, elle se sentie basculer en arrière. Lui laissant à peine le temps de comprendre ce qui se passait, et l'arrachant brutalement à ses réflexions, il l'avait entièrement livré au vide. Luz lança un dernier regard à son interlocuteur avant de fermer les yeux, impassible. Dans sa chute, le vent s'engouffrait violemment dans ses cheveux et elle sentie son coeur se soulever. Allait-il la laisser tomber, se contenter de ça ? Cela allait-il vraiment se terminer aussi simplement ?

Si elle avait vraiment atterrie en enfer... elle ne pouvait pas mourir, non ?
Elle n'avait pas peur de la mort. Mais elle ne voulait pas mourir. Disparaître, c'était perdre. Tout perdre.

Elle n'aimait pas perdre.

Elle sursauta, arrêtée brusquement dans sa chute par deux mains qui lui avaient saisit fermement les poignets. Elle jeta un coup d’oeil au dessous d'elle, appréciant la vue saisissante qui s'offrait à elle, puis releva la tête vers l'homme qui la retenait et qui lui lançait un regard profondément amusé et satisfait depuis le rebord.

- Si tu ne peux pas me distraire tu n'es qu'une marionnette inutile, cassée, je devrais te jeter. D'autant plus que tu ne comptes sûrement pas me supplier pour que je te laisse la vie sauve, je me trompe ?

Luz le toisa d'un regard méprisant. Qu’espérait-il ? Qu'au bord de la mort, elle change totalement ? Comme tous ceux qui feignent l'indifférence toute leur vie, et, qui, à l'approche de la fin, se mettent à prier Dieu de toutes leurs forces ? Était-il si désespéré de ne pas entendre de suppliques, de gémissements, de plaintes, qu'il jouait sa dernière carte ?

- Te supplier ? Pourquoi faire ? C'est ce qui te pousserait encore plus à me tuer, soupira t-elle. Une fois que la proie t'as donné ce que tu voulais, elle devient encore plus inutile que celle qui ne répondait pas à tes attentes dés le départ, non ? Aah, me voilà bien embêtée... Je préférais nettement la version ou tu abusais de moi, c'était bien plus alléchant que de me casser en milles morceaux en chutant d'une montagne.

Elle aborda une expression faussement soucieuse, faisant mine de réfléchir et d'être préoccupée, puis reporta un nouveau regard joueur sur son agresseur.

- Et puis, tu sais, ce n'est pas parce qu'on ne sait pas utilisé un jouet, qu'il faut en conclure automatiquement qu'il est cassé.

Elle soupira à nouveau, prenant un air lasse.

- Je suis bien bavarde aujourd'hui, dit-elle en se parlant plus à elle même sur un ton de simple constat. Mmh, bon, dépêche toi de te décider, car je commence à avoir sacrément mal au poignet.




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Astaroth
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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Dim 3 Avr - 14:12

    Même au bord de la mort, l'être de porcelaine ne bronchait pas. Vraiment intriguant. Alors elle ne feignait pas l'impassibilité : elle était vraiment insensible à tout. Voilà qui était étonnant pour une personne qui avait l'air si jeune. Et bien entendu, elle n'avait nullement l'intention de s'égarer en d'inutiles supplications. Bien au contraire, son regard s'était durci encore et elle dévisageait maintenant avec un air dédaigneux, visiblement pas très enchantée par ses dernières paroles bien qu'elle conservait son calme olympien en soupirant :

    - [...] Je préférais nettement la version ou tu abusais de moi, c'était bien plus alléchant que de me casser en milles morceaux en chutant d'une montagne. L'Élu émit un petit ricanement, flatté et très content de lui-même. Dommage qu'il ne soit plus intéressé par la demoiselle. Au final, il avait conclu qu'abuser d'elle au milieu du sang et de la neige ne serait décidément pas assez drôle si elle n'hurlait pas d'horreur. D'autant plus qu'il faisait un peu froid et que la neige tombait toujours à gros flocons tandis que le vent s'intensifiait. Non, ça ne valait vraiment pas le coup de se fatiguer à torturer une victime qui n'en était pas une dans un environnement qui ne jouait pas en sa faveur.
    Les pupilles vermeilles de la poupée s'illuminèrent alors, redevenant joueuses tandis qu'elle continuait :

    - Et puis, tu sais, ce n'est pas parce qu'on ne sait pas utilisé un jouet, qu'il faut en conclure automatiquement qu'il est cassé.
    Toujours une invitation ? Ou peut-être ironisait-elle de la situation, car rapidement elle redevint lasse :

    - Je suis bien bavarde aujourd'hui. Mmh, bon, dépêche toi de te décider, car je commence à avoir sacrément mal au poignet.

    Astaroth poussa alors un nouveau petit rire moqueur, comme un chat qui ronronne avec la proie qu'il a trouvé. Si elle pensait s'en tirer aussi facilement... Oh elle ne le craignait pas et n'essayait pas de se débattre certes, mais elle restait tout de même... Amusante à sa façon et maintenant qu'elle avait capté sa curiosité, il me comptait pas s'en débarrasser aussi vite. Enfin pour le moment car son avis pouvait changer à tout instant.
    Il se pencha un peu plus sans rien dire. Sa main libre se mit à parcourir le seul petit poignet qu'il retenait toujours dans un silence malicieux, un sourire taquin aux lèvres. Puis après un court instant de suspens, il daigna répondre :


    - C'est vrai que tu parles beaucoup pour une marionnette. J'ai un peu froid pour jouer avec toi en fait... Il va falloir que tu me donnes d'autres façons de m'amuser avec toi. Personnellement j'aime bien l'idée de te voir te briser dans la neige. Ça ne t'ait jamais arrivé de casser un bel objet juste pour le plaisir de le regarder éclater en milles morceaux ? Tandis qu'il prononçait ces paroles, les doigts de sa main libre s'emmêlèrent entre les siens et il lâcha le fin poignet, ne la retenait que par la main. Si elle voulait lâcher, elle n'aurait qu'à le faire. Il était curieux de voir si elle comptait réellement se laisser tomber en bas.

    - Que penses-tu qu'il va t'arriver quand ton joli corps de poupée aura éclaté plus bas ? Je veux dire... Crois-tu en la Mort ?

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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Ven 8 Avr - 18:45

- C'est vrai que tu parles beaucoup pour une marionnette. J'ai un peu froid pour jouer avec toi en fait... Il va falloir que tu me donnes d'autres façons de m'amuser avec toi. Personnellement j'aime bien l'idée de te voir te briser dans la neige. Ça ne t'ait jamais arrivé de casser un bel objet juste pour le plaisir de le regarder éclater en milles morceaux ?

Après avoir fait courir ses doigts sur le poignet de Luz, l'homme relâcha sa prise et remonta sa main jusqu’à celle de la jeune fille, ne la retenant ainsi que par celle-ci. Elle se sentit descendre encore de quelques centimètres dans le vide. Bien qu'il la retenait fermement, il lui aurait suffit de lâcher elle même pour dégringoler et se briser des centaines de mètres plus bas. Sa main était engourdie par le froid, et elle n'avait que peu de forces pour maintenir la position. Elle ne pourrait pas rester encore bien longtemps ainsi, elle le savait. Bien que faisant son possible pour masquer sa faiblesse, elle était épuisée.

Visiblement, il cherchait à savoir si elle voulait mourir. Peut être es-ce son indifférence qui avait éveillé sa curiosité à ce sujet. Sûrement se disait-il que rester ainsi de marbre au seuil de la mort voulait forcément dire qu'on l'attendait avec impatience, qu'on la désirait. Cela aurait expliqué son calme. Il devait avoir besoin d'une réponse, d'une explication. Il semblait être le genre de personne qui aimait assouvir sa curiosité, et qui ne laissait pas filer quelque chose avant d'avoir saisit comment elle fonctionnait.

C'était peut être la solution pour rester en vie. Attiser cette curiosité, encore et encore, ne lui donner aucunes réponses, aucune raisons de s'en débarrasser. Toujours faire en sorte qu'il ai besoin s'en savoir plus, de comprendre, qu'il se questionne. Mais après tout, cela ne ferait sûrement que retarder l'échéance. Lorsqu’il réalisera qu'elle cherche uniquement à gagner du temps, il la lâchera sans hésitation, et s'en désintéressa, ne serais-ce que par pur esprit de contradiction.
Pour savoir si il bluffait simplement, il aurait fallut pouvoir analyser le personnage nettement plus en profondeur. Comprendre jusqu'ou il était capable d'aller, ce qu'il voulait très exactement. Seulement, celui-ci était bien plus complexe que ceux qu'elle avait l'habitude de côtoyer. Il ne semblait pas chercher, vouloir quelque chose. Il jouait, tout bêtement. Il passait le temps. Et ce qui pouvait l'amuser ou le lasse pouvait changer du tout au tout en quelques instants. Que faire contre ça, comment prévoir les réactions d'un tel fonctionnement ? Ou plutôt, d'un tel non-fonctionnement, justement. Il n'avait pas de réelle logique dans son comportement, de fil conducteur. La seule chose à faire, c'était de l'intriguer, de lui donner envie de jouer, de se rendre utile d'une certaine manière à ses yeux. Mais cela ne pourrait pas durer indéfiniment.

- Que penses-tu qu'il va t'arriver quand ton joli corps de poupée aura éclaté plus bas ? Je veux dire... Crois-tu en la Mort ?

- Tout dépend de ce qu'on entend par là. Scientifiquement parlant, la mort, c'est tout bêtement le corps qui ne fonctionne plus. Et ça, il n'y a pas à y croire ou non, c'est un fait. La seule vrai question -qui je pense est la tienne, mais mal formulée- est de savoir si il y a quelque chose après, ou si la non-existence absolue est possible., dit-elle d'un ton particulièrement neutre, finissant sa phrase presque dans un murmure.

Luz lui lança un regard affreusement inexpressif. Cela ressemblait peut être à du mépris, ou de l'indifférence vu de l'extérieur, mais en réalité, elle réfléchissait sérieusement.

- On pourrait déblatérer des heures entières là dessus. Je ne pense pas que ce soit ton but. Tu ne fais que me tester, n'es-ce pas ? La seule chose que tu veux vraiment savoir, c'est si je me fiche de mourir ou non. Si je me contente de dissimuler mon appréhension, ou si je suis réellement indifférente. Si je ne croyais pas en la mort, si j'étais persuadée qu'il n'y avait pas de réelle fin, cela expliquerait que je n'ai pas peur, et tu aurais ta réponse. Tu pourrais me lâcher.

Elle resta silencieuse un moment, semblant perdue dans ses pensées, et fixant le visage d'Astaroth sans vraiment le voir, le regard simplement dans le vide. Puis, après quelques instants, elle reposa de nouveau ses yeux rouges dans le sien, l'air amusé.

- Ma réponse va te décevoir. Elle est tristement banale. Je ne sais pas. Je ne crois en rien. Je ne porte aucun réel jugement sur ce que je n'ai pas encore été amenée à expérimenter moi-même. Alors... On verra bien.

Elle esquissa un sourire.

- Si c'est ce que tu attends, je ne lâcherais pas ta main, autant te prévenir, que tu ne perdes pas trop ton temps. Désolé, mais je n'ai pas envie de mourir, ce n'est pas comme ça que tu expliqueras mon comportement. C'est dans ma nature de ne pas ressentir de peur, de ne pas paniquer. C'est comme ça. Si tu veux tout savoir, mourir, ça m'embêterait beaucoup, et si je peux, je l'éviterais du mieux possible. Mais c'est tout. Si je n'ai pas le choix, je n'en ferais pas un drame.

HORS-RP :

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Lun 11 Avr - 14:59

Hors Jeu:
 

    Quelle intrigante petite poupée... La torture, la souffrance la laissaient de marbre. Et même l'idée de mourir ne semblait nullement l'effrayer. Elle restait insensible, invulnérable. Intéressant contraste ! Son corps était si fragile, si prompte à se briser au moindre coup tandis que son esprit était lui, aussi dur que de la pierre, impossible à plier, peut-être même invincible ? Et lui, de nature impulsive, d'humeur changeante, ne pouvait être que fasciné par ce tout petit bout de femme qui lui jetait des regards d'une froideur à vous glacer le sang dans les veines. Il devait savoir comment elle faisait. S'il avait pu, il l'aurait réellement ouverte en deux, juste pour voir comment ça fonctionnait à l'intérieur. Mais en l'occurrence, il n'avait pratiquement aucun moyen de comprendre les mécanismes de l'impénétrable forteresse psychologique qu'elle semblait être. Alors tout ce qu'il pouvait faire, c'était provoquer, observer, analyser et en tirer quelques hypothèses.
    Et maintenant qu'il l'avait poussé à la frontière ultime entre la vie et la mort et qu'elle restait tout aussi impassible, il lui avait posé une question simple, toute bête, juste pour essayer de voir ce que pouvait bien penser un être aussi fascinant :


    - Tout dépend de ce qu'on entend par là. Scientifiquement parlant, la mort, c'est tout bêtement le corps qui ne fonctionne plus. Et ça, il n'y a pas à y croire ou non, c'est un fait. La seule vrai question -qui je pense est la tienne, mais mal formulée- est de savoir si il y a quelque chose après, ou si la non-existence absolue est possible. Elle avait tout de suite compris le véritable sens de son interrogation. Vraiment intelligente comme poupée. D'une intelligence redoutable puisqu'elle lui fit savoir qu'elle avait bien compris quelles étaient ses motivations : oui c'était un test, un test ludique, presque comme un jeu. Comme un gamin aurait arraché les ailes d'un papillon puis examiner l'insecte se débattre de douleur, il la poussait au bord de la mort, juste par curiosité, pour voir quelles seraient ses réactions. Pour apprendre. Quelle merveilleuse façon d'apprendre que le jeu !
    Si lui, cherchait toujours les multiples facettes de cette drôle de créature, elle l'avait rapidement compris, alors même qu'elle était le cobaye, celle dans une position inférieure ! Il y avait de quoi être vexé, mais Astaroth ne l'était pas. Il savait qu'à première vue, il était doté d'un caractère simple, mais ce qu'il savait aussi c'était que son esprit était également acéré, assez pour ne laisser transparaître que ce qu'il voulait que les autres comprennent de lui, assez pour dissimuler ses véritables pensées tout comme son tempérament dans son intégralité.

    Son regard partit au loin, vide, comme si elle semblait plongée dans ses raisonnements.
    Et puis, elle revint à lui, l'air taquin :


    - [...] Je ne sais pas. Je ne crois en rien. Quel délicieux scepticisme... Alors comme ça elle ne croyait en... rien ? Quelle triste pensée ! Alors comment d'où tirait-elle cette prodigieuse force mentale si elle ne croyait en rien ? Quelle motivation pouvait donc la pousser à avancer, à vivre même si c'était pour... Ne croire en rien ? C'était comme courir dans un labyrinthe sans s'arrêter tout en ayant absolument aucun objectif, aucun but, aucune trajectoire précise ! Sans même essayer de deviner ce qu'il y avait au bout, sans même supposer qu'il y ait une sortie !

    - [...] Si tu veux tout savoir, mourir, ça m'embêterait beaucoup, et si je peux, je l'éviterais du mieux possible.
    - C'est bel et bien un test, mais je ne suis toujours pas sûr de te suivre.

    Enfin, il tira, la ramenant vers lui, sur la neige. La saisissant à nouveau dans ses bras, il la souleva un peu plus et la posa sur ses épaules comme une enfant.

    - Je suis un peu simplet alors tout ce que tu me chantes là ne fait que me donner un affreux mal de tête. Ma seule conclusion c'est que tu es une poupée bien étrange, si étrange que ça doit valoir le coup de ne pas te casser pour le moment. Alors je vais te garder. Qui sait, si un jour j'ai envie de me perdre dans des débats philosophiques d'une affreuse complexité, au moins j'aurais quelqu'un avec qui discuter. Il tourna sur lui-même et se mit à marcher.
    - En tout cas, tout ce que je peux dire c'est qu'ici la Mort n'existe pas. Si je t'avais lâchée tu te serais réveillée dans un autre endroit, intacte. C'est un peu long à expliquer mais sache que tu peux donc mourir de froid sur mon dos, ça ne changerait rien puisqu'on finirait fatalement par se retrouver ailleurs. Enfin essaye juste de ne pas te transformer en glaçon pendant que je trouve un abri. Je ne me sens pas jouer les explorateurs polaires tout seul.

    Malgré la fatigue et le poids qu'elle représentait sur ses épaules, il avançait à grandes enjambées, yeux plissés avec le vent et la neige qui soufflaient dans sa figure. Il devait bien y avoir une crevasse quelque part où s'abriter.

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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Mar 26 Avr - 15:45

- C'est bel et bien un test, mais je ne suis toujours pas sûr de te suivre.

Luz haussa les épaules, silencieuse. Elle n'avait tout simplement rien à rajouter de plus. L'homme finit enfin par la hisser au sol, et elle se retrouva à genoux dans la neige. Il la souleva et la plaça sur ses épaules. Elle haussa très légèrement les sourcils, trahissant un mince étonnement, avant de reprendre rapidement son expression habituelle et d'esquisser un sourire, amusée de ce retournement inhabituel de situation. Il était décidément beaucoup plus intéressant qu'il le laissait paraître, et possédait bien d'autres facettes que celle du simple psychopathe qu'il se plaisait à jouer.

- Je suis un peu simplet alors tout ce que tu me chantes là ne fait que me donner un affreux mal de tête. Ma seule conclusion c'est que tu es une poupée bien étrange, si étrange que ça doit valoir le coup de ne pas te casser pour le moment. Alors je vais te garder. Qui sait, si un jour j'ai envie de me perdre dans des débats philosophiques d'une affreuse complexité, au moins j'aurais quelqu'un avec qui discuter.

Simplet ? Elle n'en croyait pas un mot. Il était intelligent, stratégique, et son fonctionnement restait encore très complexe, même pour elle. La seule raison pour laquelle elle arrivait à le comprendre ne serais-ce qu'un peu, c'était car elle lui était semblable. Ce délicieux mélange de jeu, de curiosité, de sadisme, teinté cependant par une lassitude constante. Chercher à se distraire, mais sans jamais être réellement, complètement satisfait. En arriver à un point ou plus rien ne nous étonne vraiment, ne nous excite. Et malgré son calme, son ton enjoué et son ironie constante, elle sentait une violence cruelle, presque haineuse.

Au moins, elle avait réussie. Elle avait réussie à titiller suffisamment sa curiosité pour qu'il la laisse en vie. Mais il n'était pas le genre de personne qu'il fallait décevoir, elle l'avait bien compris. Un seul faux pas, et il n'hésiterait pas à revenir sur sa décision. Rien n'était gagné. Et d'autre part, elle allait avoir besoin de lui, elle ne savait pas ou elle se trouvait et n'avait rien sur elle, pas même des vêtements.
Cependant, elle se sentait étrangement en sécurité élevée sur ses épaules. Cela pourrait presque s'assimiler à une certaine confiance, à sa façon, ce qui n'était pas négligeable de sa part, surtout aussi rapidement. Mais cette sensation ne lui donnait que d'avantage envie de rester prudente. Aucune faiblesse ne pouvait être permise.

- En tout cas, tout ce que je peux dire c'est qu'ici la Mort n'existe pas. Si je t'avais lâchée tu te serais réveillée dans un autre endroit, intacte. C'est un peu long à expliquer mais sache que tu peux donc mourir de froid sur mon dos, ça ne changerait rien puisqu'on finirait fatalement par se retrouver ailleurs. Enfin essaye juste de ne pas te transformer en glaçon pendant que je trouve un abri. Je ne me sens pas jouer les explorateurs polaires tout seul.

Luz fronça les sourcils. "Ici"... Ainsi, elle était réellement dans un autre monde. Comment y était-elle arrivé ? Elle ne se souvenait pas être morte... Elle se hissa un peu sur les épaules de son interlocuteur, s'appuyant à l'aide de ses mains et baissant sa tête en avant jusqu'à ce qu'elle se retrouve en face de son visage. Elle fit la moue, et pinça les joues de l'homme d'un air à la fois taquin et intrigué.

- La mort n'existe pas ? Voilà qui attise grandement ma curiosité. Tu vas m'en dire un peu plus, j'espère.


Elle se redressa et agrippa aux cheveux bruns de sa monture, donnant de très légers coups avec ses pieds., comme pour mimer qu'elle le dirigeait et le faisait avancer. Celui-ci progressait dans la neige brumeuse qui ne semblait pas avoir de fin. Aucun abris à l'horizon, et le paysage se répétait indéfiniment.

- Au passage, je ne suis pas spécialement pudique, mais si tu veux éviter que je me transforme en glaçon, je ne serais pas contre quelque chose pour me couvrir un peu. Regarde, j'ai la chair de poule et je peux à peine bouger les bras, soupira t-elle d'un air faussement désespéré en agitant son bras devant le visage de l'homme. Tu ne vas pas me laisser comme ça, quand même ?

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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Jeu 28 Avr - 0:50


« I do evil things
and evil things return.
»
    Ça ne la gênait pas outre mesure que de se tenir là, perchée sur ses épaules nue comme un ver. Si il le voulait, il pouvait la briser cette petite poupée insolente qui se balançait sur lui. Et elle le savait. L'idée de l'abandonner là dans la neige lui était revenue à l'esprit mais celle d'adopter cette étrange bout de porcelaine vivant lui semblait tellement plus intéressante. Qui savait ce qu'il pourrait faire de ce jouet qui avait l'air aussi rarissime qu'agaçant ? Les possibilités qu'elle lui offrait lui semblaient infinies tant son personnage lui paraissait étrange, inédit.
    C'était curieux à dire, en particulier si on tenait compte du fait qu'ils n'avaient même pas échangé leur nom, mais elle lui inspirait déjà une certaine... sympathie ? Elle était blasée, tranchante, calme et pourtant son attitude froide comme de la glace ne faisait qu'attiser encore plus les flammes de sa curiosité. D'une certaine manière : elle le réchauffait. Il n'osait pas se l'avouer à lui-même, mais elle lui plaisait déjà énormément cette petite poupée. Et sans qu'il fut capable d'expliquer pourquoi, il ressentait comme une bizarre similitude entre eux, comme si rapidement ils allaient devenir complices, proches. Elle ne le craignait pas, mais cela ne le contrariait pas ou du moins plus. C'était décidément bien rare. Peut-être parce qu'inconsciemment, il réalisait qu'il y avait matière à développer une réelle proximité avec elle puisqu'elle n'était ni effrayée, ni bernée par les jeux vicieux derrière lesquels il se cachait pour mieux frapper. Sans doute était-ce involontaire car c'était dans sa nature de prédateur, de bête assoiffée de sang et d'action que de se moquer de son monde, que de se couper aux autres par la violence et la perversité dont il était parfois capable de faire preuve. Mais alors qu'elle passait ses mains délicates sur son visage, il eut un pincement au cœur. Il était pourtant peu commun qu'il ressente une telle attirance envers quelqu'un. Pas après tout ceux qu'il avait enduré. Pas après certains accidents, certaines séquelles qu'on lui avait laissées.
    Oui... Il y avait bien quelque chose de singulier chez cette marionnette de porcelaine, quelque chose de terrifiant et d'excitant à chaque fois. Comme si ses petits doigts qui s'approchaient de ses joues pouvaient le contaminer, changer son cœur en porcelaine pour mieux le briser.
    Il était en nette position de supériorité et pourtant...


    - Hey ! Range tes mains ma belle poupée ou je te croque tes jolis doigts. Porcelaine ou pas. Grogna-t-il en sentant une vive douleur lui tirailler les joues tandis que l'insolente lui faisait comprendre à sa façon qu'elle voulait bien en savoir plus sur ses allusions à la mort dans AJE. Il fallait croire que la demoiselle avait pris ses aises. Les femmes étaient décidément toutes de vicieuses petites choses. Toujours à vouloir profiter de vous dès qu'elles ont réussi à abaisser les barrières par leurs charmes. Mais il le savait très bien : sa vie serait bien fade sans ses pernicieuses créatures qui pouvaient détruire autant qu'elles pouvaient donner. Et c'était justement ce côté à double-tranchant qu'il appréciait chez elles.
    Mais en bon mâle et Élu dominant qu'il était, aussi amusant que pouvait être ce geste de taquinerie étrangement attendrissant, il devait lui rappeler qu'ici c'était lui le Chef, d'autant plus que maintenant la bougresse s'attaquait à sa tignasse brune et lui donnait de petits coups de pieds. Espérait-elle qu'il se mette soudainement à hennir et à galoper dans la neige ? Et comme si cela ne suffisait pas, elle se plaignait maintenant du froid en agitant les bras, lui demandant de façon plus ou moins détournée de lui prêter un vêtement ce qui aux yeux de l'enfant d'Oppse était tout simplement... hors de question. Parce que d'une elle était très bien toute nue et deux lui était très bien avec tous ses vêtements même a demi-calcinés et couverts de sang. En raison de son ancienneté sur AJE et de sa puissance d'Élu primordial, son corps avait développé une résistance naturelle beaucoup plus élevée que la norme, lui permettant de résister encore à la morsure du froid en dépit de la fatigue qui se faisait ressentir. Toutefois, il lui était encore pénible d'avancer dans ce climat glacial et il n'était pas prêt à se découvrir encore plus pour une fausse donzelle en détresse, aussi attirante pouvait-elle paraitre.
    Aussi il se fit un malin plaisir de remonter ses mains qui l'empêchaient de basculer par-dessus ses épaules jusqu'à atteindre ses hanches pour les pincer sans aucune douceur, y laissant deux magnifiques traces roses qui virèrent au bleu sous l'effet du froid.


    - Mais oui biensûr ma douce. Et tu ne veux pas non plus quelque chose à boire ou à manger ? Tu bouges beaucoup pour une pauvre fille transie de... Il s'arrêta net et plissa les yeux, semblant avoir aperçu quelque chose entre les bourrasques chargées d'épais flocons. Ses pas s'accélèrent et en quelques enjambées ils arrivèrent devant une crevasse de taille moyenne - à peine un peu plus large qu'Astaroth - qui semblait mener à une grotte. Il y avait sans doute un passage à exploiter. Avec un peu de chances, ils n'étaient pas si éloignés que ça du volcan et les galeries de la montagne devaient être chauffées.

    - Terminus tout le monde descend. S'exclama-t-il en posant la poupée à terre avant de la pousser un peu pour qu'elle ne s'engouffre dans l'entrée. Bien entendu l'intérieur était sombre et mal éclairé, aussi pour être sûr que la proie finalement épargnée ne tente de s'échapper ou d'attenter un quelconque coup fourré - car elle était ravissante la poupée mais sûrement pas dénuée de mauvaises attentions - il posa ses mains sur ses hanches, la laissant avancer doucement. Comme ça en plus s'il y avait un ours ou un monstre quelconque, elle serait la première avertie... et la première touchée. Oh biensûr qu'elle lui inspirait une certaine sympathie la nouvelle marionnette, mais pas assez pour qu'il mette totalement de côté ses mauvaises habitudes.

    Ils marchèrent ainsi quelques minutes dans l'obscurité jusqu'à apercevoir une vive lumière rouge. Il faisait encore trop sombre pour que la demoiselle puisse le voir, mais l'unique l'œil de l'Élu s'illumina alors d'une lueur malsaine et il la poussa encore un peu, l'invitant à accélérer le pas. Au fur et à mesure qu'ils avançaient dans la crevasse qui se faisait de plus en plus large, l'atmosphère se réchauffait jusqu'à en devenir lourde. C'est ainsi qu'ils finirent par déboucher dans une sorte de cavité parsemée de corniches noires au fond de laquelle s'écoulait un torrent de lave éclairant l'ensemble de la grotte et dessinant de grandes ombres inquiétantes avec leurs silhouettes sur la pierre rougie par la chaleur étouffante qui avait succédé au froid mordant des montagnes. Au moins la poupée ne se plaindrait plus d'être gelée. Ne restait plus qu'à espérer qu'elle ne fonde pas avec cette température suffocante.


    - Intéressant, on doit être proches du cœur du volcan... Tu veux toujours mon manteau ma belle ? Railla gentiment Astaroth en relâchant sa prise pour passer une main sur le fourreau de son sabre, les sens en alerte. D'expérience, il savait que ce genre de cavité était rarement inhabitée. Rapidement ses doutes furent confirmés lorsque des cris stridents vinrent résonner contre les parois rocheuses de la grotte. En baissant le regard, il aperçut deux sortes de petites salamandres oranges, longues d'un mètre et demi sur un rebord un peu plus bas. Une idée mauvaise traverse alors l'esprit de l'Élu qui saisit son nouveau pantin par les épaules et la poussa en bas juste entre les deux monstres dont elle attira immédiatement l'attention. Les deux lézards se tournèrent vers la jeune fille et se mirent à siffler en crachant quelques petites flammèches avant de lever la tête pour lâcher un gémissement aigu, révélant leurs grandes gueules parsemées de deux rangées de dents pointues.
    S'asseyant tranquillement sur le rebord, le Dragon accouda sa tête dans ses mains et daigna lâcher quelques conseils avec un sourire cruel :


    - Au fait j'ai oublié de te dire ! En arrivant sur ce monde nous avons tous été dotés d'un pouvoir pour nous permettre de survivre dans cet univers hostile. J'aimerais bien savoir quel est le tien charmante poupée.

    C'était l'occasion de voir si cette nouvelle recrue était aussi fragile qu'elle en avait l'air, auquel cas elle ferait sûrement office de repas aux deux reptiles de feu. Dans un grand élan de générosité il détacha l'un des étuis attachés autour de sa taille par de grandes lanières en cuir et le lança en direction de la demoiselle, ce dernier contenant son couteau de chasse.


Hors Jeu:
 

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Dernière édition par Astaroth le Jeu 12 Mai - 17:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Dim 8 Mai - 17:33

Il faisait sombre, et la grotte était particulièrement étroite. Luz avançait sans sourciller dans la pénombre, sans broncher quand l'homme posa ses doigts sur ses hanches nues. Son contact avait par ailleurs quelque chose d'agréable. Il avait peur qu'elle tente de s'échapper ? Voilà une idée bien ridicule.

- Je ne vais pas m'enfuir, dit-elle d'un ton neutre. Je ne suis pas assez stupide pour aller me balader seule et sans rien sur moi dans une grotte inconnue.

Comme on pouvait s'y attendre, il l'avait fait passer en première, la laissant vulnérable aux éventuels dangers. Cela ne la dérangeait pas, et elle s'en amusa même. Bien entendu, elle savait qu'il ne cherchait pas particulièrement à se protéger lui même, il n'en avait sans doute pas besoin étant donné la puissance qu'il dégageait, mais il devait simplement trouver ça drôle.
Enfin, après tout, que risquait-elle ? Si il avait dit la vérité, la mort n'existait pas. Il n'y avait donc aucune raison d'avoir peur. Mais il fallait néanmoins rester sur ses gardes, un mensonge de sa part était loin d'être exclu vu le personnage.

Après quelques minutes de marche, les parois de la grotte commençaient à s'élargir et une chaleur de plus en plus étouffante se faisait sentir. L'homme, qui avait visiblement sentit quelque chose, lui fit presser le pas, attirant sa curiosité. Ils arrivèrent alors dans une sorte de cavité, dont les parois étaient rougeâtres à cause du torrent de lave qui s'écoulait.

-Intéressant, on doit être proches du cœur du volcan... Tu veux toujours mon manteau ma belle ?

Luz observa attentivement les environs, restant silencieuse. L'endroit était véritablement magnifique. Le contraste des parois sombres et de la lave vive qui éclairait la grotte, projetant des ombres sur les murs avait presque quelque chose d'artistique, de diabolique.
Alors qu'elle était plongée dans ses contemplations, l'homme posa une main sur le fourreau qu'il portait à sa taille. Elle se retourna vers lui, le regard interrogateur. Il devait donc probablement y avoir du danger dans le coin. Voilà qui était très... excitant. Le monde dans lequel elle se trouvait était décidément pleins de surprises et avait tout pour lui plaire. Il était imprévisible, nouveau, mais elle ne pouvait s'empêcher de lui trouver un aspect... factice.
Soudain, des cris qui n'avaient rien d'humain résonnèrent. Elle s'approcha un peu du bord, baissant la tête. Deux sortes de lézards oranges, qui ressemblaient plus à des dragons miniatures, avaient fait leur apparition. Elle eu a peine le temps de les observer d'avantage, car son nouveau compagnon la poussa les rejoindre. Ainsi, en quelques secondes, elle se retrouva encerclée par les deux reptiles qui ne manquèrent pas de remarquer sa présence. Elle soupira.

- J'aurais dû m'y attendre... Ce sont des membres de ta famille ?, ironisa t-elle en levant la tête vers l'homme, celui-ci lui lui rappelant lui même un lézard.

Il semblait beaucoup s'amuser de cette situation. Les salamandres se rapprochaient, tournant de plus en plus autour de la demoiselle, et crachant de petits jets de feu.

- Au fait j'ai oublié de te dire ! En arrivant sur ce monde nous avons tous été dotés d'un pouvoir pour nous permettre de survivre dans cet univers hostile. J'aimerais bien savoir quel est le tien charmante poupée.

Elle haussa un sourcil. Un pouvoir ? Elle ne se sentait pas vraiment différente, pourtant. Elle observa ses adversaires qui semblaient prêts à attaquer. Son pouvoir allait-il se manifester automatiquement ? Voilà qui était peu probable. Enfin, encore une fois, si le reptile avait dit vrai, elle ne risquait pas grand chose à part se retrouver ailleurs. Et il y avait peu de chances de tomber sur un endroit plus paumé que celui-ci. Peut être que mourir serait même un raccourci parfait.
L'homme lui lança alors un étui. Elle le rattrapa au vol et en sortit un petit couteau, celui qui arracha un sourire.

- C'est bien généreux, de la part de quelqu'un qui a un sabre.

Un des lézards se jeta alors sur elle. Elle réussit à l'esquiver une première fois, elle même étonnée de sa propre rapidité. Il ne tarda cependant pas à revenir à la charge très rapidement, la jetant au sol. Elle se retrouvait à présent allongée, la bête hargneuse au dessus d'elle qu'elle maintenait comme elle pouvait à distance à l'aide du couteau. Après quelques instants de lutte, elle transperça la gorge de l'animal qui, blessé, s'écarta en gémissant. Se relevant péniblement et parsemée de griffures, elle s'appuya à la paroi, observant le lézard gigoter au sol.

Le deuxième, visiblement mécontent qu'on attaque son homologue, se précipita vers elle, crachant du feu. Luz se mordit légèrement la lèvre inférieur. Elle ne pouvait rien faire contre le feu.

- Voilà qui va être un peu plus compliqué...

Elle s'éloigna au maximum, mais resta bloquée par le mur derrière elle. Aucune issue. Alors que le premier jet de feu s'apprêtait à l'atteindre, elle ne sentit soudainement plus rien. Ni son corps, ni le sol sous ses pieds, comme si elle était devenue totalement immatérielle. Le feu se dissipa devant elle. La salamandre s'arrêta et regarda vivement autour d'elle comme si elle cherchait quelque chose.

Il ne me voit pas ? Suis-devenue invisible ? Peut être es-ce le pouvoir dont il m'a parlé...

Ne comprenant pas, la jeune fille essaya de se déplacer, mais rien n'y fit. Elle était comme paralysée. Baissant les yeux, elle remarqua qu'elle ne se voyait pas. Tout ce qui se trouvait en dessous d'elle, c'était le mur, comme si elle en faisait partie. Elle lutta de toutes ses forces pour bouger, sans sucés.
Visiblement, ses adversaires ne pouvaient la voir, et elle était protégée de toute attaque, étant donné que le feu n'était pas parvenu jusqu'à elle. Elle avait donc le temps de réfléchir, rien ne pressait. Mais elle sentait peu à peu ses forces diminuer, elle ne tiendrait pas longtemps comme ça. Faisant abstraction de tout ce qui l'entourait, elle se concentra attentivement sur la direction dans laquelle elle voulait se déplacer. Soudain, elle se sentit glisser rapidement. Au dessus d'elle, elle pouvait voir le lézard qui n'était pas blessé vu du dessous. Était-elle dans le sol ?

Se concentrant à nouveau, elle chercha à faire avancer son bras droit qui tenait le couteau. A sa grande satisfaction mais aussi à son grand étonnement, elle le vit apparaître devant elle. Sans réfléchir et profitant de cette occasion, elle le planta profondément dans le ventre de la bête qui, hurlant, s'écroulant au sol en se tortillant.
Son énergie l'abandonnant, elle se sentit attirée vers l'avant, comme si elle était peu à peu entrain de se décoller. C'était une sensation particulièrement étrange. Alors qu'elle retrouvait les sensations de chaque partie de son corps, sa vision redevint normale, et elle se retrouva à genoux, la respiration haletante. Elle regarda autour d'elle. Tout était devenu normal. Que c'était-il passé ? Était-elle entrée dans le mur et le sol ?
Le lézard blessé à la gorge ne bougeait plus du tout, visiblement mort. La trachée et la jugulaire avaient été tranchés, cela n'avait donc rien d'étonnant. Le deuxième, blessé au ventre, gisait au sol, mal en point, mais remuait encore. La jeune fille tenta de se relever. Son corps était lourd, sa tête lui tournait. Elle s'écroula au sol, épuisée. Apparemment, son corps ne devait pas être habitué à fonctionner de la sorte, et les pouvoirs qu'elle avait utilisée involontairement l'avait complétement vidé.


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Astaroth
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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Ven 27 Mai - 1:15

Tranquillement perché sur son rebord, les jambes dans le vide, Astaroth n'avait plus qu'à contempler l'affrontement entre les deux lézards et la fragile poupée, affrontement qui ne s'arrêtait qu'à la mort d'un des deux camps bien entendu. Expliquez-moi sinon où aurait été le challenge ? Tel un empereur romain, spectateur impassible de la joute mortelle entre deux gladiateurs : il n'avait plus qu'à observer avec une délectation malsaine le théâtre de ces êtres qui allaient s'entre déchirer. L'un pour survivre, l'autre par pur instinct bestial. Mais quelle que soit l'issu du combat, gagnant et perdant connaîtraient la même destinée : la mort.
L'Élu remarqua tout de suite l'habilité et l'imperturbabilité de la poupée qui se saisit du couteau gracieusement offert avec une aisance étonnante. Ce fut avec grâce qu'elle évita un premier coup sans vraiment de difficulté apparente, toujours aussi neutre qu'à l'accoutumée, visiblement pas effrayée du tout par les deux monstres. En même temps il aurait été vexant de constater qu'après être restée de marbre face à lui elle se mette à vulgairement paniquer par un couple de grossières créatures. Toutefois, au second assaut, la bête plaqua la belle contre le sol cendreux, ne laissant à celle-ci d'autres choix que d'agiter bêtement son couteau dans l'espoir de le repousser. Point noir sur le tableau : cette fille était peut-être rapide mais elle avait apparemment beaucoup à apprendre sur le maniement des armes à blanches. Pourtant une arme de cette taille ne devait pas lui poser de problèmes : il lui suffisait simplement de planter la lame aiguisée d'un coup net et précis dans la gorge du reptile.


- Ah enfin ! Ne put-il s'empêcher de clamer lorsque la demoiselle réussit à transpercer maladroitement le cou de l'animal qui se recula en poussant d'horribles gémissements et en se vidant de son liquide vital. Une odeur familière vint alors recouvrir celle du souffre qui empestait les lieux : le sang. La lueur d'excitation s'embrasa encore un peu plus dans l'unique pupille du Dragon dont l'attention avait été doublée par la seule vue de ces trainées d'un rouge foncé sale qui se dessinaient sur le sol et coulaient le long de la peau d'albâtre de la jeune fille tandis que le monstre agonisait dans de grands soubresauts.
Quelles sont belles ces marques sanglantes sur les courbes de cette poupée. Sa peau de cire contraste de façon merveilleusement exquise avec la noirceur de ce sang animal. Et les griffures qui viennent marquer à jamais ce teint blanc comme le marbre viennent casser la perfection de son support, rendant la chose encore plus artistique encore...
La suite de ce combat futile semblait fort intéressante, les blessures déjà infligées à la guerrière de fortune renforçant son espèce de beauté morbide de mannequin animé par le Malin. D'autant plus qu'elle était désormais coincée contre le mur, le second lézard s'approchant d'elle en lançant des gerbes de flammes contre lesquelles elle ne pouvait se défendre. Il jubilait d'avance à la pensée de la voir carbonisée. Sa peau allait-elle rougir, former d'énormes cloques puis se noircir jusqu'à s'en craquer ? Ou bien peut-être allait-elle tout simplement se liquéfier en une flaque de cire comme l'étrange marionnette dont elle avait revêtit l'apparence ? Dans les deux cas, la scène promettait d'être délectable.
Ceci dit, quelque chose d'inattendu se produisit puisqu'alors que le monstre reptilien allait l'embraser, elle... disparut ? Tout d'abord, Astaroth pensa à un pouvoir d'invisibilité mais en voyant la créature tourner sur elle-même en projetant de grandes étincelles de mécontentement, il en conclut que c'était bien plus subtile que cela. Si elle était simplement devenue invisible, il aurait toujours pu flairer son odeur. Et curieusement il ressentait toujours l'aura de la demoiselle mais... dans le mur ? Puis il se rendit compte que son aura bougeait, suivant les ombres projetées par la lueur volcanique qui éclairait les lieux. Était-elle devenue une ombre ? Ne faisait-elle plus qu'un avec l'obscurité ? Quel pouvoir... prometteur. Mais pouvait-elle simplement se déplacer dans les ténèbres ou bien les utiliser comme arme ? Ses interrogations furent rapidement résolues lorsque le deuxième lézard tituba alors avec un grand cri, se trémoussant de douleur. En tombant sur le dos, Astaroth constata qu'il avait été poignardé au niveau du ventre. Donc elle était également capable d'agir en se fondant dans l'ombre. Cela laissait envisager de très nombreuses perspectives d'utilisation, perspectives qui se révéleraient sûrement redoutablement utiles lorsque la poupée aurait maitrisé son don. D'ailleurs cette dernière sortie alors de son réceptacle de ténèbres et réapparu à la lueur de la cavité avant de s'écrouler dans le sang des deux monstres vaincus. Quoi ? Était-elle déjà à bout de forces ?
Il s'accorda un temps de réflexion pour décider mentalement de ce qu'il pourrait bien faire d'un pantin pareil. Il en conclut qu'en vue de son caractère des plus particuliers et de son pouvoir, il la garderait à l'œil. À vrai dire, il était tenté de s'occuper lui-même de sa formation. Oui, il lui apprendrait à se battre correctement et à ne pas flancher aux deux premiers lézards venus. Mais il y avait du pain sur la planche et il n'était pas du genre patient : le plus vite elle apprendrait, le mieux ce serait. Et l'apprentissage passerait par ses méthodes douteuses que certains qualifieraient si bien de draconiennes. D'ailleurs il allait commencer maintenant cet apprentissage.
D'un bond souple, il rejoignit celle qui était devenue sa nouvelle apprentie - et qui deviendrait peut-être plus si elle s'avérait efficace - et se pencha pour ramasser son arme qu'il secoua doucement pour enlever le surplus de sang en se relevant, sans se soucier d'éclabousser un peu plus la poupée allongée sur le sol. C'est à peine s'il lui jeta un regard, son visage s'étant figé dans la même expression de dureté que lorsqu'il lui était tombé dessus dans la même neige. Toutefois, il convenait de lui toucher quelques mots sur sa performance qu'il qualifiait de correcte pour une nouvelle arrivante. Ainsi il ouvrit la bouche pour lâcher quelques paroles sèches et tranchantes, la voix monotone, comme lasse :


- Passable. Peut s'améliorer avec le temps et l'entrainement.

Essuyant le couteau sur un bout de ses vêtements déjà en charpie, il le rangea dans son étui qu'il rattacha sur son bassin avant de daigner baisser les yeux sur son interlocutrice.

- J'aime bien te voir souillée de sang et de crasse. C'est... Presque poétique. Le ton était neutre, dénué de toute pointe de cynisme ou d'amusement. Difficile de savoir s'il était sérieux ou pas quant à ce drôle de compliment qui en fait, n'en semblait pas en être un. As-tu un nom marionnette ou dois-je te baptiser du ridicule sobriquet de poupée jusqu'au restant de tes jours ?
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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Mar 21 Juin - 4:20

L'homme aux allures reptiliennes ne tarda pas à bondir à ses côtés, ramassant son arme sans lui accorder un regard. Cette indifférence l'amusa intérieurement. Il avait comme quelque chose de changé. Quelque chose de plus froid, aussi glacial que lors de sa première apparition lorsqu'il l'avait trouvé dans la neige comme une proie vulnérable qui excitait son sadisme. Loin d'être de nature à s'en indigner et à se vexer, elle fût bien au contraire satisfaite de constater que son nouvel objet de distraction était lunatique et complexe. Ça aurait été bien dommage qu'un personnage aussi intéressant s'adoucisse si rapidement. Reprenant ses esprits suite à sa confrontation avec les deux lézards, la jeune poupée aux cheveux blancs se redressa, à présent assise au sol, les genoux relevés. Sa tête lui tournait encore légèrement, et il lui semblait ne plus très bien sentir son propre corps... Probablement des effets secondaires des capacités magiques qu'elle venait de découvrir. Voilà qui était fort désagreable, elle qui ne supportait pas d'être vulnérable ou atteinte, même physiquement. Elle n'avait pas connue cette sensation depuis son plus jeune âge, et avait espéré s'en être débarrassé définitivement. Elle leva les yeux vers lui, lui accordant un regard des plus neutres, encore songeuse.

- Passable. Peut s'améliorer avec le temps et l'entrainement.

Esquissant un mince sourire à l'entente de cette provocation, elle haussa la épaules, et posa son doigts à terre, étalant le sang qui gisait par terre. Ce petit combat l'avait bien amusé, cela faisant longtemps qu'elle ne s'était pas retrouvée en position de difficulté. Cet univers imprévisible promettait bien des surprises et de nouvelles choses à découvrir, à expérimenter. Et la capacité à utiliser un don magique... Voilà qui la mettait réellement en appétit. Elle qui n'avait toujours utilisé que la torture mentale, celà lui offrait des possibilités bien plus variées pour s'amuser. Plus que tout, ce monde remettait en question tout ce qu'elle n'avait jamais cru auparavant, l'immortalité, l'existence d'autres mondes, de divinités. Dans un premier temps, c'en était presque vexant de s'être trompée à ce point toute sa vie, elle qui mettait un point d'honneur à toujours avoir raison, toujours tout comprendre avant, à avoir un cran d'avance sur tout le monde. Mais ici, elle ne connaissait rien, et faisait, en tant que nouvelle arrivante, probablement partie des plus faibles. Elle ne jouait pas sur son propre terrain. C'était une toute nouvelle partie. Mais elle apprenait vite, son ignorance et sa faiblesse ne lui feront pas défaut bien longtemps, elle se sentait déjà incroyablement à l'aise sur cette terre nouvelle. Une fois son don maîtrisé, et une fois qu'elle aurait compris comment fonctionne cette terre nouvelle, elle pourra de nouveau s'en donner à cœur joie. Elle brûlait d'impatience.

- J'aime bien te voir souillée de sang et de crasse. C'est... Presque poétique. As-tu un nom marionnette ou dois-je te baptiser du ridicule sobriquet de poupée jusqu'au restant de tes jours ?

Luz se releva lentement et fit face à son interlocuteur, imperturbable. Toujours nue, sa peau pâle et lisse contrastait avec le sang rouge vif qui la recouvrait ça et là, donnant un résultat profondément morbide. Faisant quelques pas, elle s'approcha de lui, affichant son habituel sourire mesquin au coin des lèvres. Passant ses mains dans ses cheveux donc le blanc était à présent teinté de rouge, elle chatouilla le visage de l'homme avec une de ses mèches, prenant une voix doucereuse.

- Je suis rassurée de voir que tu es toujours si tordu. Pendant un instant, j'ai eu peur que tu sois devenu trop gentil, que te sois ramollit...

Elle se rapprocha d'avantage, et glissa son doigt glacé le long du torse couvert de rouge devant elle.

- Nous avons au moins des goûts communs... Un homme recouvert de sang, aux habites déchirés, c'est un spectacle donc je raffole. Et ça te va particulièrement bien.

Puis, se désintéressant subitement du corps de l'homme borgne, elle s'écarta. Lui tournant le dos, elle fit quelques pas dans la direction opposée, s'étirant lascivement, pensive. Un nom ? Oui, elle en avait un... Mais elle le haïssait. Hors de question de s'affubler ici aussi de ce que lui avait laissé son père. Cet être misérable qu'elle n'avait pas finit de tourmenter... Il sera bien trop soulagée de constatée qu'elle a disparût. La seule chose qu'elle regrettait, c'était sûrement de lui donner ce plaisir. Luz resta un moment silencieuse, semblant étrangement vide, immobile comme une poupée inanimée. Puis, lentement, elle s'approcha d'un des murs de la grotte, et posa sa main dessus. Elle se concentra sur la parois sous ses doigts, jusqu'à ce que sa main passe au travers, prenant une forme d'ombre sur le mur. Elle observa d'un air distrait, puis retira sa main, et tournant toujours le dos à sa nouvelle rencontre, repris la parole d'un ton particulièrement froid, dénué de toute intonation.

- Appelle moi comme il te plaira. Si je suis ta poupée, c'est à toi de me baptiser... Et toi, dois-je m'en tenir à te qualifier de lézard ?
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Astaroth
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MessageSujet: Re: Blanche neige et le grand méchant loup. [PV Astaroth] [CLOS]   Sam 25 Juin - 23:12


Aucune peur, aucun dégoût, aucun regrets. Elle était là à jouer avec le sang des deux reptiles abattus - une chance que celui-ci ne soit pas toxique d'ailleurs - comme si de rien n'était. À se demander ce qu'elle avait du bien être sur Terre comme genre de personne. Elle finit par se relever et s'approcha doucement de lui, un sourire mutin aux lèvres, toujours sans pudeur. La laissant venir, Astaroth ne bougea pas, même quand elle se mit à jouer avec ses cheveux, et ses nerfs par la même occasion, en caressant son visage. Baissant les yeux, il examina une fois de plus le visage quasiment parfait de la demoiselle.
Chaleur, désir, excitation et tant d'autres choses qui auraient fait tourner la tête d'un autre homme à sa place. Mais pas lui. Pas encore.


- Je suis rassurée de voir que tu es toujours si tordu. Pendant un instant, j'ai eu peur que tu sois devenu trop gentil, que te sois ramollit...

Il lui rendit son rictus mauvais et retint presque son souffle lorsqu'elle passa une main sur son torse. Expirant, inspirant lentement, il s'autorisa un léger frisson au contact du doigt toujours curieusement glacé de la poupée qui parcourait sa poitrine sans la quitter du regard.

- Nous avons au moins des goûts communs... Un homme recouvert de sang, aux habites déchirés, c'est un spectacle donc je raffole. Et ça te va particulièrement bien.

Était-ce une provocation de plus ou bien une sorte d'invitation. Elle avait indéniablement des charmes dont elle savait user. Mais jeu ou pas, il y aurait des limites à poser et à ne pas franchir. Avec le pouvoir qu'elle détenait, Astaroth prédisait de grandes choses pour elle, d'autant plus qu'il appréciait déjà le mélange d'insolence et d'intrépidité dont elle faisait preuve. Encore faudrait-il que cette audacieuse personnalité soit contenue. Cela viendrait avec le temps et le travail.
Son regard suivait les gestes de la nouvelle qui s'était éloignée, lui tournant le dos, immobile. Elle n'avait pas encore répondu à sa question. Et il attendait cette fameuse réponse. Non pas avec une grande impatience car positionné ainsi, il pouvait admirer toute la perfection et la beauté de cette silhouette décolorée qui se tenait devant lui dans le sang et la cendre. Son corps d'albâtre, ses formes fines, sa démarche aguicheuse. Elle lui plaisait assurément comme elle aurait sans doute plu à nombre d'autres mâles de son espèce. Toutefois, on ne mélangeait pas désir et guerre. Pas avec les pions qui avaient de la valeur. Et de la valeur, il comptait lui en donner. C'était sacrifier la tentation à un dessein plus grand, moins futile encore qu'était le pouvoir. De plus, il avait appris à se méfier des femmes, spécialement celles de sa trempe. Une fidèle camarade valait toujours mieux qu'une amante et, non, les deux n'étaient pas compatibles. Pas dans le cas d'Astaroth, ce soupirant aux envies abruptes, violentes et tempétueuses qui donnait autant qu'il détruisait si ce n'était pas moins.


- Appelle moi comme il te plaira. Si je suis ta poupée, c'est à toi de me baptiser... Et toi, dois-je m'en tenir à te qualifier de lézard ?

Sa main avait traversé la paroi rocheuse tandis que son ton s'était refroidi un peu plus. Il y avait comme de l'amertume dans ses paroles. Un baptême ? Un nouveau nom, une nouvelle vie. Y'avait-il des choses qu'elle souhaitait oublier ?
Le Dragon s'avança alors vers la poupée sans nom et posa une main gantée sur son épaule.


- Je t'apprendrais à maitriser ce pouvoir si tu le désires. Et je t'apprendrais tout ce que tu as besoin de savoir sur ce monde.

Il glissa son visage dans la nuque agréablement fraîche de son interlocutrice, se délectant une dernière fois de la douceur de sa peau, tout autant que de l'odeur enivrante de sang et de mort qu'elle pouvait dégager.

- Je suis Astaroth. Ton maître. Et en tant que ton nouveau propriétaire, j'exige de toi la moindre parcelle de ton corps...

Ses lèvres s'entrouvrirent et vinrent embrasser avec une douceur inattendue la gorge sans défense de la demoiselle. Pendant quelques secondes, il savoura l'instant, conscient que c'était la première et la dernière fois qu'il s'autorisait un tel geste avec la marionnette. Brusquement, deux crocs interrompirent le moment et se plantèrent dans la chair tendre de la jugulaire qui lui était offerte, déchirant la peau d'un geste précis, tranchant la carotide pour en répandre le contenu et déverser leur poison mortel dans le système sanguin de la belle. Les bras du Dragon vinrent soutenir la taille de l'Insolente qui s'effondrait pour l'enlacer, supportant son poids et la plaçant contre le torse qu'elle avait effleuré quelques instants plus tôt. S'agenouillant en tenant fermement la poupée, il sentit son corps se raidir un peu sous les effets de son venin et l'allongea sur le sol. Mettant alors fin à ce baiser fourbe devenu mortelle morsure, il releva la tête, la bouche pleine de sang, et plaça une main derrière le crâne de la jeune fille pour qu'elle le regarde.

- À commencer par ta vie. J'ai laissé ma marque en toi. Dorénavant tu me seras fidèle et tu me traiteras avec tout le respect qui m'ait dû. En échange, je t'apporterais puissance et protection. Tu t'appelleras Luz et tu maitriseras les ombres. Tous apprendront à te craindre et toi tu apprendras à m'honorer. Tu seras mienne en tant que marionnette et je serais tien en tant que marionnettiste.

Sa main libre glissa sur le visage de la nouvellement baptisée Luz, fermant avec délicatesse ses yeux puis sortant son sabre de son fourreau avec une lenteur cérémoniale, il en planta la lame d'un geste rapide et précis dans son cœur tout en soufflant quelques dernières paroles.

- Mais si un jour tu me trahis, quelles qu'en soient les raisons, ton châtiment sera pire que la mort, ma chère Luz. Je t'en fais le serment.

Au contact du métal froid du sabre, le corps de Luz eut un soubresaut de douleur puis il se crispa et devint soudainement plus léger. Progressivement, les ombres de la grotte vinrent se rapprocher de la défunte et l'enveloppèrent dans un linceul d'obscurité avant de disparaître subitement, emportant avec elles la carcasse de leur nouvelle maîtresse qui renaîtrait dans quelques instants au sein de la Cité d'Oppse.
Le Dragon contempla ses mains désormais vides, ferma un instant les yeux, puis se releva, nettoya son sabre et reprit son chemin au cœur du volcan. Il la rejoindrait. Bientôt. Et il en fera l'une de ses plus loyales et efficaces alliés. Il lui en avait fait la promesse. Maintenant, elle n'avait plus qu'à respecter la sienne.

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