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 [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]

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MessageSujet: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Ven 30 Sep - 17:47


Here we are.


C'est l'moment.
Ca fait deux semaines que j'prépare ça. Et ça y est.
J'vais l'faire.
Enfin, j'vais pouvoir le faire. C'est pas trop tôt.

Ca fait deux semaines, exactement deux semaines, que je prépare toute cette sortie de fou. J'ai tout, maintenant. Il a fallu aller sur le terrain pour noter ce dont j'avais besoin, estimer le temps que ça allait mettre pour tout matérialiser, voir les créneaux horaires disponibles... J'te jure, un vrai ministre. Mais au final, quand on veut on peut. J'fais pas exception à la règle. Et j'y suis, putain, j'y suis. Là, là haut, face à tout. Tout ça, t'imagines? Rien que pour moi. Le dieu, ici, maintenant, nul autre que moi, Maena. J'ai pas froid. J'ai pas froid une seule seconde. Je ne vois que mon défi, mon délire, ma lubie. Et j'suis à fond. J'ai pas monté cette putain de montagne pour rien. J'y suis arrivé, merde, c'pas rien. Et maintenant, j'vais pouvoir me fendre la gueule comme pas permis. Là, ça va être l'éclate. Personne n'osera me rattraper, personne. Déjà, tout le monde ignore ce que je fous en ce moment. Y'en a pas un pour me chercher, remarque. Et c'est tant mieux. Ils font leur vie, je fais la mienne. Pour le coup, j'vais te dire que j'vais bien faire ma vie, ouais. Pas d'soucis. C'est incroyable comme tout peut être petit, d'ici. Moi, pour commencer. Je suis tout petit face à l'immensité du paysage. Belzy, même si on l'aime pas, on ne peut pas dire que ce soit un branleur. Il fait du bon boulot. Il y a un soleil absolument magique, aujourd'hui. Il va bientôt faire nuit, déjà. Il est en train de se coucher, en fait. J'ai grimpé le flanc de la montagne sous une chaleur à s'en exploser le crâne contre un rocher. Mais j'l'ai fait. Et je regarde ce qu'il y a autour de moi. Les arbres, les sapins je crois, la neige, le ciel, les oiseaux bizarres, les trucs qui ressemblent à je sais pas trop quoi, les gnufs des neiges... Enfin, la faune et la flore locale, quoi. Y'a même des fleurs. Y'a de jolies petites fleurs. J'm'asseois. C'est galère, avec tout le matos, mais j'me démerde. J'suis sûr de l'avoir déjà fait, avant. J'en suis certain. On va bien voir si je retrouve la mélodie, comme ça. J'retire les gants, c'est vraiment trop chiant. J'ai strictement aucune idée de quelle sorte de fleur ça peut bien être, mais c'est joli. J'en arrache une, j'suis qu'une pauvre pute. J'arrache un pétale, deux. Ca ira bien, ça ira pas bien, ça ira bien, ça ira pas bien, ça ira bien, ça n'ira pas bien.
Ca ira bien.
Bon ben ça va.

Il fait presque nuit, putain. C'que l'temps passe vite. Je jette la fleur dans le vide. J'ai presque fini ma clope, mes phalanges sont congelées. C'est juste jouissif d'être là. Je resserre ma veste contre moi, replace la capuche sur les cheveux. Il fait putain de froid, en fait. Les gants, aussi. C'est l'plus important, pour le coup. J'ai sacrifié le pantalon, j'ai pris qu'un jeans. C'est là où je me dis qu'il y a des fois où je suis particulièrement con. M'enfin. Je vérifie, une centième fois, que les chaussures soient parfaitement bien attachées. Elles le sont, putain, arrête d'angoisser pour rien. Je fais tomber l'instrument sur la poudreuse. C'est un temps génial, parfait, même. Y'a de quoi bien s'amuser. J'descends, et c'est tout. Il fera nuit, d'ici que j'arrive en bas. Après, faudra que je rentre. J'aime pas être contraint à ça, mais j'veux pas passer ma nuit ici. Le mégot meurt dans sa chute, et j'essaye d'accrocher au mieux ces foutus boots là où elles doivent être. C'est la chiure, ce délire, une purge j'te dis. Mais j'y arrive. Enfin, ouais, j'y arrive. Masque accroché, c'est bon. Capuche sur la tête, c'est bon. Lunettes... Ah, voilà. J'les enfile. C'est un peu con d'avoir trente-six masques sur la gueule, mais c'est soit j'en enlève un et je me tue à cause de la cécité, soit j'enlève l'autre et je tue tout ce qui passe à proximité. J'ai juste envie de profiter d'mon temps libre, en fait. Déjà qu'c'est rare, j'ai juste envie d'rigoler un bon coup, de me casser la gueule, de m'relever. J'ai envie de penser à moi, rien qu'à moi. Être libre, rien qu'une fois. Et faire durer cet instant le plus longtemps possible.
Quand le vent se lève, je donne une légère impulsion vers l'avant. La planche se met à glisser, et je vois le sol s'affaisser sous mes pieds.
Putain vieux, c'est énorme.
Le souffle court, la planche souple qui se contorsionne à chacun de ses mouvements. À droite, à gauche, des zigzags libertins, plaisants. Une vraie promenade. C'est simple, pour l'instant. Pas trop pentu, pas trop escarpé. Plus bas, ce sera la mort. Mais Méryl décide de profiter. Il a toute la nuit devant lui pour ce faire. Le soleil lui offre le plus beaux reflets du monde. La neige, pure, se divise en deux après son passage. Il s'amuse à glisser sur chaque dune qu'il croise, saute, agrippe sa planche. Intrépide, surnaturel. Il veut voler, il tend à y parvenir. Il n'est jamais satisfait de rien, alors il va plus vite. Se courbe sur la planche comme jamais il n'aurait osé le faire. Se penche, gagne en vitesse. Lorsqu'il se relève, c'est pour mieux prendre les virages. Il y a des passerelles de gel, glissantes. Il les brave une part une. L'astre s'effondre sous son poids. Les cheveux au vent, le couvre-chef ne peut tenir plus longtemps en place. Il n'y a que lui et son élément. La vitesse. La durée et la vitesse. Il s'amuse comme un fou. Sous le masque, il sourit. Mais ce n'est toujours pas assez. Il continue à accélérer. À ses risques et périls, après tout. Il continue. Jamais on l'eut vu autant à l'aise en solitaire que sur cette plateforme mouvante. La poudre d'albâtre en guise de traîne, tout semblait graviter autour de son activité du moment. Puis il y eut comme une profonde obscurité. Entre deux courbes, le bel lève les yeux au ciel. Un couvercle gris, noir. Une couche épaisse de nuages, apparue comme par enchantement. En secret, Maena soupira. Il n'était pas complètement dupe, savait reconnaître une farce du dieu primitif; aussi, il poursuivit sa course encore plus. Des sauts habiles, graciles, qui prennent place dans le plus hostiles des environnements. Le soleil est mort. Au fond, il sait que le danger plane. Il le sait. Alors il accélère. Toujours plus vite, plus loin, plus longtemps. C'est fou ce qu'on peut faire sous l'emprise de l'adrénaline. Un flocon devant lui. Un autre, qui vient s'écraser sur les verres de ses lunettes. Des nuées de cristaux volants déchus tombent en liesse quand lui s'estime fier de gravir un nouveau pic de vitesse. Il ne voit pas la fosse, il plonge dedans. Jamais il n'est allé aussi vite. Le tout glisse parfaitement bien. L'essentiel, maintenant, c'est de ne pas tomber. Il neige à foison, il survit. Dans le cou, la morsure sauvage d'un froid jaloux. Les mains glacées par une température bien en dessous de la moyenne. Il est plus heureux que jamais, et il accélère.
Ondulations imprécises d'un être en proie à la plus grande débâcle. La liberté instinctive, amazone. Lorsqu'il saute, il tourne autour de lui-même, agrippe aisément sa planche. Il sait se réceptionner comme s'il l'avait toujours fait. Le temps ne joue pas en sa faveur, et il y voit de moins en moins bien. Tout n'est qu'une question de précision. Il y a devant lui des obstacles dont il ne connait rien, et il n'en a visiblement rien à foutre. Il se contente de maintenir son allure, voire même d'insister dessus. Il considère cela comme viril, vaniteux, égocentrique, irresponsable. C'est pour cela qu'il le fait. Un grondement sourd le poursuit. Il se demande ce qui se passe, et se retourne furtivement. Jamais vague n'avait été plus pâle. Jamais neige n'était parue si assassine. Il accéléra. À aucun moment il ne décida de se mesurer à elle. Il fallait juste fuir, se cacher. Et il détale comme jamais il n'a détalé auparavant. Face à lui, un gouffre immense. Il sait que s'il le dépasse, rien ne pourra l'atteindre. C'est gigantesque, comme espace. Il n'en a rien à foutre et il saute. Moment d'angoisse. Aiolia sait qu'il n'y a rien de plus mortel que de regarder en bas, alors il ne le fait pas. Derrière, le grondement sourd des tonnes de flocons s'effondre dans la cuve. Le tour est joué, il n'y a plus qu'à atteindre l'autre rive... En beauté. Rien de plus gratifiant pour lui en cet instant, et il continue sa route. Fascination pour la rapidité, et il voit un bout de montagne dépasser. Il se laisse porter, plonge dans le vide, berce son échine entière à la verticale. C'est ce qui s'appelle un flip avant, selon ses souvenirs. Et quels souvenirs.
Il y a un oiseau qui lui fonce dessus. S'il le fait exprès, cette énorme bestiole n'est qu'une salope.
Un coup dans le nez, les lunettes qui bougent. Mauvais alignement, perte d'équilibre. La chute est lente. Lorsqu'il entre en contact avec le sol, il gémit. Maena ne hurle pas. Il se laisse porter par le choc, ne cherche pas à lutter. Il s'arrête en contrebas, considère que malgré ses narines ensanglantées il n'est pas blessé. Rapidement de nouveau sur pieds, il prend le temps de souffler un minimum, fixe les airs. On dirait qu'il n'y a pas que lui à avoir souffert du choc. Le cadavre, inerte, menace de l'écraser. Il est temps d'accélérer, de beaucoup accélérer. Il le fait, ne s'arrête jamais. Il s'aide des arbres pour se propulser vers l'avant, se penche. Il suffit que les sapins ne bougent pas pour qu'ils puissent épouser l'oiseau énorme qui vient les percuter. Il est verni, Maena. Il a une veine peu commune, c'est sûr. Il glisse. Il ne contrôle plus rien. Entre dans une caverne au hasard, sans trop savoir comment. Foutu dieu de merde. Une paroi de gel face à lui. À peine le réflexe d'ouvrir le masque, de hurler, qu'elle se brise juste avant qu'il ne la percute de plein fouet. Toujours aussi veinard. Cependant, le but étant de lui faire peur, on lui présenta quelques énormes pieux contre le mur d'en face, contre lesquels il finirait empalé s'il ne trouvait pas le moyen de s'arrêter immédiatement. IMMEDIATEMENT.
Aller, aller, merde, arrête, arrête, arrête arrête arrête! Freine, bordel, freine!
... Putain, c'était moins une. J'ai vraiment une chance de cocu, moi. Oulà, oulà je glisse, merde! Whoa! Pas grave, à la limite, je tombe, et quoi? M'en fous, c'est bon, c'est fini! J'risque plus rien. Et crac.
Apparemment pas, en fait.

Je ne sens rien sous moi. Ce qui paraissait être un sol tenace n'était en fait qu'un misérable sol de gel à la con. Félicitations, franchement. Bieeeeeeeeeeen. Je tombe, et je tombe au dernier endroit dans lequel j'aurai pensé foutre les pieds aujourd'hui. Des souterrains. Tu crois pas qu'tu t'fous d'ma gueule, j'te jure. Et ben non, putain. J'continue de glisser, mine de rien, c'est pas encore fini. Le pire, c'est que j'suis debout. J'ai attéri j'sais pas trop comment debout. Ben écoute, ça m'évitera de m'exploser le postérieur contre les cailloux, hein. C'que ça peut être long, les chutes... J'vois le s... Hé, y'a un mec devant, y'a quelqu'un! Putain de merde, là, j'vais m'écraser contre lui! J'vais m'écraser, putain! Mais arrête de hurler, pauvre con de moi! Evite-le, évite-le!

- Attention!

Dégage de là, fils de puuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuute!
Aïe mon dos! Ouah... Oh bordel j'suis mort. J'suis mort, c'est clair. Mon cuuuuuuuul, fait chier... Ouh, c'est bon, j'suis mort. J'bouge pas d'là, tant pis. Putain, et l'autre, il est où? J'vois rien, merde, avec tout de que j'ai comme masques sur le visage... Enlève les lunettes, au moins. C'est déjà ça...

- Hé, ça va aller?

Mais non ça va pas, andouille! Je meurs, moi, merde!


Dernière édition par Maena A. M. Raphaëlita le Lun 19 Déc - 0:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Sam 1 Oct - 21:09

La semi-obscurité......Le calme........Puis une voix......Et enfin un choc qui aurait été mortel si Paburo n'avait pas eu son sac pour amortir le choc....
Douleur furtive...Du sang,très peu....Sur le sol....Le filin sanguinolent conduit a une masse qui se tord de douleur....
- Hé ça va?
_ [ Aucune réponse....Il est p'tetre mort......C'pas grave il m'est rentré dedans comme un bourrin.]

- Hé du con quand on sait pas s’arrêter on fait pas le mariole avec une planche de surf.......
_ [Laisse le il en vaut pas la peine....
_ Il m'a p'tetre renversé mais faut que je sache qui est cet homme et qu'est c'que j'fous la car c’était carrément tranquille puis ca a été carrément l'bordel......
_ Nan bute-le et on s'arrache....
_ Mais t'est carrément barge toi .......Il est quand même trop Kawaii dans cette position.]

Le surfeur fou se trouvait sans dessus-dessous : ses pieds et la planche se trouvaient au niveau de la tête de Paburo et la tete de l'homme était a portée de pieds....

- Mec t'est H-S ou quoi?
Et puis je suis où bordel?
Je me souviens juste d'une douleur carrément plus hard-core qu'auparavant puis je me suis retrouvé la..........
Et puis j'suis con mais j'connais pas ton nom et je parles quasiment tout seul vu que tu te remet a grand peine de ton choc......
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mer 5 Oct - 20:18


καπνίζεις?


J'ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal.
Je souffre, à l'aide, à moi, je meurs. Beuh... J'me suis broyé l'dos, putaiiiin... J'ai trop mal au cul, en plus, merde... Pourquoi, faut qu'ça tombe sur moi, pourquoiiii? Bon, j'commence à y voir un peu mieux. J'crois que j'ai pulvérisé mes lunettes, aussi. Cinq cent grammes sous l'nez, bien. J'ai du mal à respirer, alors je desserre deux crans du masque. Putain, ça soulage. Le type dans lequel j'suis rentré, parce que ouais, c'est un mec, il est pas grand. J'le dépasse, c'est clair. Sauf que j'suis dans une position tellement peu confortable qu'on l'dirait pas. Mais merde, enfin, j'viens de me détruire les jambes, le dos, tout! Il a rien, lui, ça a l'air d'aller. Tant mieux, sale con. Tu veux pas m'aider à m'relever, j'parie? Enfoiré. Eh mais attends... J'l'ai jamais vu, lui. Un gars de chez Oppse? Merde. Non, il m'aurait attaqué. Il doit bien savoir qui je suis, de toutes façons. Au moins mon rang d'Elu. Quoiqu'il ait pas l'air franchement concerné par le délire, hein. Oppse, Layca, la guerre, nous, tout ça. Non non, rien à foutre. Tant pis. Il est moche. Il a un masque sur la gueule, c'est complètement ridicule. Et les pointes de ses cheveux, elles sont blanches. Ca fait con avec les cheveux noirs. Enfin, moi c'que j'en dis. Qui ouvre la bouche. J'ai du mal à entendre, encore, j'me remets doucement. Putain, j'me suis bien éclaté.

- Hé ducon quand on sait pas s’arrêter on fait pas le mariole avec une planche de surf...

... Nan, j'ai du mal à entendre.
Il a pas dit ça. Il a pas dit ça? Nooooon, absolument pas. Mais bien sûr que si qu'il a dit ça, cette enflure! Putain il va se prendre un pain dans sa gueule, à lui, il va rien comprendre à sa vie ma parole. J'me relève comme si j'avais rien eu. En fait, j'ai un traumatisme au cul, ça fait franch'ment pas du bien. Il parle toujours, j'l'écoute plus. Il m'a traîté d'quoi? Ducon? Mariole? Mais bien sûr. J'le trouve face à moi genre j'ai rien eu j'suis un fou, et je l'bouscule. Une fois, deux. De plus en plus fort. Il proteste même pas, cet enfoiré.

- Ανάθεμά σε, λίγο κάθαρμα! Χέσε, ηλίθιο καριόλη! Αιματηρή γαμημένο κόλαση! Χαθείτε από μπροστά μου, λίγο σκύλα! Απορροφά μου πουλί, σβουνιά!
(Traduction en anglais, parce que c'est très glamour: - Damn you, little bastard! Fuck off, stupid motherfucker! Bloody fucking hell! Get out of my sight, little bitch! Suck my dick, turd!)

C'est joli, comme langue. J'sais pas c'que c'est, mais c'est joli.
J'ai du l'insulter à mort, même moi j'ai rien compris à ce que j'ai dit. J'le pousse toujours vers l'arrière, avant de lui envoyer mon poing dans le nez sans réfléchir. J'ai envie de le tabasser. Il est juste complètement fêlé de me parler sur ce ton. Quand je vois son visage revenir vers le mien, je le pousse une nouvelle fois vers l'arrière. Et je vois derrière lui du vide. Y'a pas de vide dans les souterrains, non. Un coup de Belzy. Et si c'est un coup de Belzy, c'est forcément pour faire chier.
C'est pas un ennemi. C'est un nouveau.
Putain d'bordel de merde.
Je l'attrape par le bras, je le tire vers moi. Reste là, toi, reste ici. Il doit être arrivé ici y'a pas deux minutes. Il n'y connait rien, il sait pas où il est, il est perdu. Faut qu'il vienne avec moi. Faut. C'est l'premier nouveau que j'peux recruter. Ca va faire plaisir à tout l'monde, j'suis sûr. Je le tire tellement fort qu'il s'écrase sur moi. Sous son poids et le mauvais équilibre du à la planche, je recule, recule, recule encore, et on tombe tous les deux. Encore. Lui sur moi. Et moi sur le dos, sur le cul. ENCORE. J'en ai marre, putain, j'en ai marre...

- Hé, un peu plus tu crevais, t'as vu. Tu peux m'remercier de t'avoir sauvé.

Ouais, je sais, j'suis pas chié. Il est lourd, ce gars. Tant pis, m'en cogne. Bon, c'est l'moment de lui dire, ou pas...?

- T'es plus sur Terre, en fait. T'es dans un monde où deux divinités, Layca et Oppse, se font la guerre, et où nous on sert de soldats. Ou de pions sur l'échiquier, à toi de voir. Bienvenue sur Alea Jacta Est, mon vieux.

Bon ben c'est décidé. J'ferai jamais guide touristique. Tiens, il a un sac. En général, quand t'arrives dans ce monde, t'a plus tes affaires sauf si c'est en rapport avec ton don. Tiens, il doit pas avoir trouvé son don, du coup. Bwarf, on verra. Ca va être marrant. Oh... Hé! Qu'est-ce que je vois, là...? DES CLOPES! Putain! Envoies-ça envoies-ça envoies-ça!

- J't'en prends une, d'accord? Merci.

Et sans aucune gêne, je lui pique une des clopes de la poche de son sac ouverte. Il doit bien l'respect à ses aînés. J'la fumerai plus tard.

- Mis à part ça, vieux, c'est quoi ton nom?
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Sam 8 Oct - 13:30

Le mec s'est relevé et je l'observe attentivement...Parfait...Tout est a la perfection chez lui sauf le fait qu'il ne soit pas Imberbe comme moi mais presque...Mis a part cela on dirait un Dieu a qui on aurait foutu un enchevêtrement de métal et de caoutchouc pas très esthétique sur la tronche...
Il se met a me pousser puis me frapper en enfin il me tire par le bras gauche pour m'éviter de tomber dans un gouffre.Je ne réagis pas.Je suis fasciné par son allure.


- Hé, un peu plus tu crevais, t'as vu. Tu peux m'remercier de t'avoir sauvé.


Une voix grave résonne dans mes oreilles...La sienne,modulée par le port du masque...J'essaie d'imaginer sa voix sans cet horrible masque.
Elle doit être magique...Cristaline a souhait...Parfaite pour les duos en Japonnais...Si il n'y avait pas eu un léger accent Grec a la fin de certains mots...

-Merci...
La même mélopée octaviale mais avec un accent Japonnais hyper prononcé...Ma voix cette fois.



- T'es plus sur Terre, en fait. T'es dans un monde où deux divinités, Layca et Oppse, se font la guerre, et où nous on sert de soldats. Ou de pions sur l'échiquier, à toi de voir. Bienvenue sur Alea Jacta Est, mon vieux.


-Hey Pab' ce mec se fout de ta gueule...Un autre monde...Il a crut qu'on allait gober ça hein?...pas vrai?
Chut...

Layca?Oppse?Alea Jacta Est ? .......C'est quoi ce bordel encore?

Il regarde mon sac avec insistance et ça me plait pas trop.....Son bras attrape un de mes paquets de clopes et y prends un de ces tubes offrant l'évasion....


- J't'en prends une, d'accord? Merci.


Je lui tends le paquets et en pioche un autre dans mon sac.
Prends le paquet il me reste encore deux cartouches d'industrielles dans mon sac et une dizaine de paquets de tabac a rouler.Plus un grands nombre de feuilles pour me rouler clopes et joints...

Il enfourne rapidement le paquet dans la poche de son sweat détrempé par la neige..
J'ouvre mon second paquet sors deux clopes et enlève mon masque visual.
J'en allume une et lui tends la seconde avec mon zippo...
Assieds-toi et fumons en une ensemble histoire de se détendre et d'oublier ces coups que je devrais te rendre...


- Mis à part ça, vieux, c'est quoi ton nom?


Paburo et toi?
Je vois que ce n'est pas seulement son sweat rouge qui est trempé mais aussi son baggy.....et certainement le reste.
J’attrape alors mon sac et me met a fouiller le fond pour en sortir un de mes innombrables pantalons entourés de chaines et de lanières.Je les détaches devant ses yeux ahuris.
Ça sera plus facile a mettre .Je les rattacherais après.Au moins avec ça tu risque pas de chopper froid et en plus t'aura un look d'enfer.

Bon faut que tu te mette en caleçon si tu veux enfiler ça. pour le haut met toi torse nu et enfile ma veste.Je crains pas le froid....Je vais tous les ans camper trois semaines au mont Fuji en plein hiver donc j'ai l'habitude du froid.


Ma bonté perdra mes fringues....je refile mes fringues les plus chères au premier mec venu qui tremble de froid...C'est pas ma faute si il sait pas surfer correctement...

Je prends mon portable:Pas de réseau......Batterie pleine.
Pour la musique ça ira très bien.
Je met un des deux écouteurs a mon oreille gauche et l'aide a relever sa planche.
Je met en marche la musique et c'est Volcano de Girugamesh qui surgit a fond dans mon tympan...Un pur moment de bonheur.
Tu veux écouter ça avec moi?



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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mer 12 Oct - 0:59


Fsio prikrasna.


- Layca? Oppse? Alea Jacta Est? ....... C'est quoi ce bordel encore?

Chaud, j'ai dit la même chose quand on m'a dit où j'étais la première fois. Je lui chourre une clope, la fourre dans ma poche centrale détrempée par la neige. J'te jure, y'a qu'un clampin comme lui pour se foutre pile au milieu d'ma trajectoire...

- Prends le paquet...

Chaud, j'le veux chez Layca, lui! Putain, il offre des clopes! Il offre le tabac, mec! J'vais avoir ma source, merde! Ah ouais, putain, lui j'le crève pas! Il est génial, ce type! Il est énorme! J'vais pouvoir foutre la haine aux fumeurs de chez Madame avec lui! T'imagines la tronche de l'autre, là... Mais si, Machine, cell qui est affreus'ment blanche, qu'on la confond avec la neige... Que c'est une Elue, en plus... Oh putain, laisse tomber j'm'en souviens plus. Et puis y'a l'autre, là, celui que j'ai rencontré à la plage. Mais si, c'est c'lui qu'a froid sous soixante-dix degrès et à qui j'ai filé mon sweat. J'sais plus son nom non plus, ben comme ça. 'Fin j'vais leur foutre en l'air tout leur tabac de merde, avec le nouveau, héhé! Oh merde! Attends... Hé! Il s'est ramené sur Alea avec son sac, non? En général, quand t'as un truc avec toi sur Alea dès que t'arrive c'est que l'objet a un rapport avec ton don. Dis, t'imagines si son don c'est lié aux cigarettes? Chaud! Capable de s'faire une culture de tabac dans l'sac! Ou non, mieux! Service illimité de bordel à fumer en tous genres qui pourrissent la santé des ennemis ou un truc du genre! Ah ouais! Ouais ouais ouais ouais! Enorme, vieux, haha! Délire, j'veux qu'il soit chez Layca, putain. J'vais dev'nir présentateur du télé-achat pour deux minutes le temps de l'mettre dans la poche, dis. Il va rien comprendre!

- ... Pour me rouler clopes et joints...

... Des joints? Putain. Bon. J'crois qu'on va brûler l'paquet, hein. Il m'en tend une autre. Il y tient vraiment pas. C'est une industrielle. J'ai rien à craindre, voyons. Ouais. Mais sauf que si j'enlève le masque, j'le flingue direct. Bon, ben prends-la quand même, hein, on refuse pas un cadeau. J'la garde en main et lui demande s'il se souvient de son nom. Paburo et moi. Paburo ça fait nippon. Ca fait jaune. Oh la merde, c'est un japonais! Héhéhé, il est fou. Comme il va s'en manger plein la gueule, chez Layca... Enfin, j'm'en fous. Il n'attend pas ma réponse, et il a raison. Moi non plus j'l'attendrai pas, à sa place. Il fouille dans son sac magique. Il va nous sortir quoi, du shit? D'l'héroïne? On est en suspens, là, fais pas ta pute et accouches. Et attention, ça s'ra... un futal?! Mais késyfou?

- Ça sera plus facile à mettre. Je les rattacherai après. Au moins avec ça tu risques pas de chopper froid et en plus t'auras un look d'enfer. Bon faut que tu te mettes en caleçon si tu veux enfiler ça. Pour le haut mets toi torse nu et enfiles ma veste. Je crains pas le froid.... Je vais tous les ans camper trois semaines au mont Fuji en plein hiver donc j'ai l'habitude du froid.

Iléfou. C'tout, pas possible autrement. Il est complètement frappé, ce type. Non mais genre j'vais m'foutre à poil devant lui, c'est la fête à la guinguette. Va pas bien, lui. Non mais que le pantalon est la classe c'est une chose, mais d'là à m'le refiler comme ça et à bien m'faire comprendre que j'suis un dieu c'est bon, quoi. Un peu d'subtilité, les mecs! T'arrives pas vers Layca en lui disant "ouais, fous-toi à poil"! C'est évident! Ben tu fais pas ça avec les autres dieux, c'tout. Eh ouais, c'comme ça. Mont Fuji, j'ai aucune idée de c'que c'est. Une montagne, ouais, merci. Mais j'sais pas ce que c'est pour les nippons. 'Fin apparemment il y fait froid vu que Machin est en manches courtes sous sa veste. Putain, j'me les caille. Mais j'veux pas m'déssapper, ça va pas. Fait moins trente-deux là-d'sous, hors de question que j'me foute torse nu, ça va pas. Bon. Ouais mais non. J'vais pas rester comme ça et chopper un rhume à la con. Tu fais chier, l'nouveau, franch'ment! J'me relève, j'ai déjà réussi à enlever les accroches de la planche. Elle est même pas cassée, putain, Layca t'es mon frère. Et aller, vite putain, vite! J'commence par le futal, ce s'ra que l'plus dur de passé. Aller, vite vite vite. Attrape sa merde, là, choppe-la! C'est vrai qu'il est beau ce pantalon, mine de rien. Au moins j'aurai la classe. Putain, c'est large au niveau d'la taille. J'maigris à fond, ou alors c'est lui qu'est obèse. Par contre niveau longueur ça envoit d'la patate. Impeccable. Heureusement qu'il est large, d'ailleurs, parce que sinon j'aurai pas pu faire passer le froc sans enl'ver les chaussures. Ca aurait été la mort. Bon, ferme-moi ça... Voilà. J'vais lui laisser sa veste quand même, j'suis pas un gosse. Et j'vais l'remercier, ouais.
Il a trouvé l'moyen d'mettre sa musique avec son portable. Ca va pas faire long feu m'enfin. Du nippon, j'parie. Et il me propose d'écouter après avoir redressé ma planche et s'être relever à son tour. Ben vé, j'vais m'gêner.

- Envoies ça, vieux. Enfin, désolé pour les clopes, mais j'peux pas enlever l'masque. C'comme ça.

J'attrappe l'écouteur qu'il me tend, le porte à mon oreille. J'connais absolument pas, mais c'est pas trop mal. C'est de l'asiat' qui hurle, c'marrant. Il a pas une voix fantastique, l'autre. 'Fin j'peux pas lui en vouloir, on a pas tous la chance de naître avec une gorge divine. Pendant qu'on écoute, silence. J'ai aucune gêne, on commence à savoir. Alors j'attrappe son sac et commence à le fouiller. En fait, j'me pose la question de ce qui pourrait être son pouvoir. Je suis sûr que ça a un rapport avec ce sac. Du matos pour fumer, du bordel, des feuilles, des mouchoirs, des crayons ou j'sais pas quoi pour écrire ou dessiner, des fringues... Le pouvoir féminin, en fait. Accumuler du bordel et plus s'y r'trouver. Quoiqu'attends...

- Eh vieux, si t'as des questions, j'suis là pour y répondre. J'suis une brêle pour aider, mais faut bien que j'm'y mette.

Je sors l'un de ses gros feutres colorés, de son sac t'sais. J'relève ma manche, j'me dessine dessus. Il marche parfaitement bien.

- Et merci pour le futal.

Je laisse tomber le feutre sur le sol. Déjà, il n'a rien. Il tombe de ma hauteur sur un sol de cailloux et il a rien, ouais. J'me baisse, et j'écris sur le sol. En fait, je dessine le même oeil que celui que je viens de finir sur mon bras. C'est sommaire mais c'est la classe. Là, normalement, un feutre c'est niqué si t'écris avec sur une surface comme ça. J'essaie sur mon poignet. Il marche comme s'il était neuf.

- Tu m'permets? J'aurai un mot à te dire après tes questions. Mais j't'écoute, fais-toi plaisir.
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mer 12 Oct - 17:26

Mon Pantalon allait a merveille a cet homme dont je ne connaissais toujours pas le nom...On aurait dit que ce mec était né pour porter des fringues Visu.Il était carrément Kawaii.
Pour le futal t'en fait pas il m'en reste encore un ou deux dans mon sac...je sors jamais sans un stock de fringues...au cas ou.

ce mec te baratine pour avoir des clopes...bute le il va te faire chier...bute le avant qu'il soit le premier a le faire.
Ta gueule toi.....


- Envoies ça, vieux. Enfin, désolé pour les clopes, mais j'peux pas enlever l'masque. C'comme ça.

Il prit l'écouteur que je tendais...

Le Masque......Il peux pas l'enlever....Chaud,ca doit etre la galère pour fumer.Pas de chance mec.

Pourquoi tu peux pas enlever c'te merde?
Tout en lui parlant je lui montrais son masque.
Il ne voulais pas ma veste ...
Il a peur que je crève de froid ou quoi?
Abandonne toi a moi et on le bute.....
Ferme la putain......Trois fois que j'te le dit au moins.
Je prends ma veste et lui fait enfiler de force...L'air frais sur ma peau me fait du bien...

- Eh vieux, si t'as des questions, j'suis là pour y répondre. J'suis une brêle pour aider, mais faut bien que j'm'y mette.

-Quelles questions j'te poserais moi? A part te demander quel est ton nom...tu m'as dit que j'me trouvais sur un autre monde...ok j'accepte.

Il se baissa et prit mon sac...Il se mit a le fouiller de fond en comble...
Je vis un truc blanc passer rapidement avant d’être enfourné dans mon bordel ambulant...Puis des tubes colorés.

Putain j'avais carrément oublié que j'avais pris mon matos de dessin....
Il sort mon plus gros feutre noir et le teste sur sa peau.Il marche.Il laisse tomber le feutre...Je le vois étonné par la résistance du feutre

C'est du matos de pro' ça mec...même un camion pourrais passer dessus qu'il marcherais encore.....t'est pas près de le niquer.
Il se baisse puis dessine sur le sol rocailleux...Étonnement de sa part...Rire de la mienne
Il se dessine a nouveau sur la main...Toujours de l'étonnement...Toujours un petit rire de ma part...

Y s'rais p'tetre temps de lui dire.

Mec pas étonnant que ça marche sur toutes les surfaces...c'est du matos pro'...un des trucs le plus résistant que je connaisse.Plus résistant que du fer...les tubes c'est un alliage d'acier trempé et de titane...le même alliage que celui de mon sabre...

A la fin de ma phrase je reprends mon sac et sors tout mon matos.
Crayons,Feutres,Craies,Mines de plombs et tout le reste jonchent le sol...Je m'assieds et prends une mine de plomb,deux feutres noirs (un fin et un épais) et mes feutres pinceaux...

Je laisse mes mains danser sur le papier.Un crayonné apparait:Lui...Les feutres noirs passent:les contours sont plus nets et les ombres apparaissent.Au tour des feutres pinceaux maintenant:La couleur se fait .
Je lui dessine une clope allumée a la main...

J'enlève la feuille de mon bloc de dessin puis la signe...et c'est la que se produit le plus improbable...
Un deuxième lui apparait devant nos yeux,clope a la main...rougeoyante...
Surprise...Recul...

Bordel de merde...tu vois c'que je vois?J'ai fais quoi putain de merde..........C'est carrément cool ça!

Après la surprise c'est une certaine curiosité qui se lit sur mon visage....




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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mer 19 Oct - 1:02


You need me, don't you?


Genre c'est normal de se trimballer un stock de futals à clous et à sangles dans son sac. Genre. J'ai vraiment l'don pour tomber sur les cas, moi. Quoique j'm'en plains pas, s'ils offrent des clopes.
Bon, récapitulons. J'trouve un mec paumé, tout seul, dans les souterrains d'la montagne. Il me file un futal sans qu'j'ai rien demandé, un paquet d'clopes gratos, il me passe ses écouteurs pour m'faire partager le son d'son téléphone, mais surtout il insiste pour que j'mette ses fringues. Pervers? Naaaaan. Aucune raison d'pas lui faire confiance. Puis, franch'ment. C'est un gosse, ce mec. 'Fin non mais pas comme ça! R'gardes-moi ce bleu, putain! Il y comprend rien, j'suis sûr. Ouais, et c'est pas en faisait son kéké du genre "ouais j'comprends rien mais j'accepte et tout" qu'il va s'améliorer. M'enfin. À côté de moi, il est que dalle. S'il tente quoi que ce soit, il est mort d'avance. Puis, il a pas encore découvert son pouvoir, alors bon. Il est foutu, c'est garanti.
Il réclame mon nom. Pour la seconde fois. Je sais qu'tu m'adores, vieux, arrête de me harceler comme ça et prends ton mal en patience. Sérieux, c'est chiant de se taper les fans tout l'temps. Démerde-toi pour l'deviner, mon nom. J'sais pas, moi, ça commence par un -M. Voilà.
En tout cas, il a un vrai matos de professionnel. C'est du lourd, là, rien à redire. Le trait est pas moche, la couleur sympathique, c'est fabuleux. Sauf que ça marche, en fait. Ici, les matériaux sont spéciaux. Les cailloux sont vraiment très très durs. Encore plus que dans l'monde du passé. Incassables, en quelques sortes. Ils ont un dureté de fou, du coup. Et ça m'étonnerait quand même un tout p'tit peu d'voir que son crayon, là, ne flanche pas. ben pourtant, hein. Que dalle. Il marche tranquille. Affolant. Tant mieux pour lui, c'est ça de moins à matérialiser. Héhé. Bon. Mine de rien, faut qu'il m'apprécie. J'l'enrôle chez Layca, parfait, il m'a déjà donné j'sais pas combien de clopes... J'vais l'aimer, lui, c'est clair. Faut qu'il soit chez Layca. Putain Maena, fais un truc là. Tu peux pas perdre un mec à rameuter dans l'clan. Imagine la tronche de ce merdeux de Kamui quand il verra que t'as servi les intérêts d'Layca. Chaud, ça va être beau. Il sera obligé de te vénérer. En plus, il est funky ce type. Il fume tout c'qu'il trouve, mais l'a pas l'air particulièrement agressif ou quoi. Pas genre un taré que Belzy aurait pu vouloir nous offrir en temps que cadeau empoisonné. Il fait chier, des fois, sérieux.
Il s'empare de ses feuilles et de tout son bordel et il s'met à dessiner. Ouaiiiis, j'ai qu'ça à foutre, moi, attendre et regarder un péteux dessiner. J'en ai rien à foutre, merde, Layca j'sais pas, fais un truc! Pour une fois que j'veux aider ton gosse, aller... J'sais pas, une illumination, un truc, un signe, j'en sais rien, mais reste pas passif comme ça, mec! Rôh puis merde. On est jamais aussi bien servi qu'par soi-même, apparemment. Cool. Bonne philosophie. Bordel agis, vieux! J'sais pas, fais un truc, merde! Reste pas planté là comme un con! Dah, chié, j'me les caille sévère pour le coup... J'peux faire quoi, en attendant... Ben té, son portable. J'vais zieuter... J'connais rien à sa playlist. Mais que dalle, pour le coup. The GazettE, Despair'ray, Malice Mizer? Mais c'est quoi ces conneries? J'suis pas si inculte, si? Kamui Gak... mais putain j'suis dans une playlist ou quoi? C'est quoi tout ces noms? C'est quoi leur bordel, là? J'suis mort. Non mais sérieux, c'est quoi ça... Oulà... Dur... Non mais... Hagéshissa to kono mouné no naka dé karamitsou... Mais c'est quoi ce nom à rallonge?! Mais flinguez-moi, merde! Puis c'est quoi cette musique?! Y'a qu'du nippon dans son délire ou quoi? Il est fou, c'mec, c'pas possible! Et ça y est, merde, j'ai envie d'fumer! On m'en veut, c'pas possible! Layca, connard, t'es sencé m'aider, là, j'sais pas, fais un truc! Un signe, quelque chose!
Un souffle dans la nuit. Un courant d'air glacé qui fonce se réfugier dans mon cou. Vraiment rien d'autre à foutre. Je frissonne, serre les dents. Fait vraiment trop froid... Hé... Attends. Ca sent la clope. Il n'a rien dans les mains, que son matériel de dessin j'sais pas quoi. Hé, c'quoi c'dél... HEIN?! Mais c'e... C'est quoi l'problème?! Moi...? Mais qu'est-c'que j'fous là? Attends, merde, y'a Belzy pas loin?! J'fume... Enfin non, Machin là il fume. Mon double, quoi, ouais. Non mais j'y crois pas, c'est quoi ce fou...? J'reste trop con, là. Et j'suis pas l'seul. Machin est sur le cul, lui aus... Attends... Hé! Ce serait pas... Non, sérieux?! Enorme... C'est son dessin? Ce serait ça, son pouvoir...? Ha, c'est énorme!
J'me mets à rire. J'suis un dingue, comme d'habitude. Il a rien trouvé d'mieux à foutre que de m'dessiner, le fou. Et en train d'cloper, en plus. L'a vraiment aucun sens des priorités. 'Fin j'm'en fous, j'ai un double de moi. C'est marrant, de se retrouver face à soi!

- Bordel de merde...tu vois c'que je vois?J'ai fais quoi putain de merde..........C'est carrément cool ça!

Ben putain, t'en faut peu, à toi. Tu verras qu'après deux jours passés dans c'monde de frappés ça s'ra parfaitement normal comme délire.

- Eh ben voilà. J'espère que tu aimes les contes.

Guide touristique mes couilles, ouais! Comment tu veux tout raconter, tout résumer, en trente secondes? C'est impossible, mec, impossible!

- Ce mec que tu vois, là, il s'appelle Maena. M-A-E-N-A. Il est beau, tu n'trouves pas? Il est un peu plus fin au niveau de la taille, n'empêche. Et il tient ses clopes sur le bout des doigts, pas autant entre les phalanges. M'enfin. Il est ce qu'on appelle un Elu, Maena. En gros, si tes dessins pouvaient copier les sons, tu serais mort, tout de suite. Il est surpuissant, Maena, et pas uniquement grâce à son physique de rêve, vieux. Maena, son don est tellement affolant qu'il se blesse lui-même en l'activant. Tu vois l'utilité du masque. Pour être aussi fort, il faut être haut-gradé. Sauf que toi, en l'état, tu n'es rien. Un tout petit rien du tout, vieux. Sans aucune méchanceté, même j'dis ça pour ton bien. Tes feutres marchent ici, c'est un exploit, et tu en changes. Alors il y a de fortes chances pour que ton don proviennent de toi, et ne se servent pas des feutres, des crayons ou j'sais pas quoi comme catalyseurs, s'tu veux. Ce que tu dessines prend vie. Mais...

Et Maena se déchire. Lambeaux par lambeaux, et finit pas s'envoler aux quatre vents. C'est d'une tristesse absolue, pour le coup.

- ... tout est éphemère. Tu pourrais devenir tellement puissant, vieux. Tellement. T'as du potentiel. Mais, contre les règles de ce monde, tu n'es rien. Tu as le choix entre Layca, le Père, et Oppse, la Mère. Ce sont les deux divinités du coin. Pour devenir quelqu'un, tu dois en rejoindre une. Et je crois savoir que Layca ne crachera pas sur une recrue aussi prometteuse que toi.

Je le regarde, serre sa veste contre mes épa... Ah ouais, sa veste aussi. Il est complètement collé, ce type, en fait. Il est pas net, sérieux. C'est t'être un piège de Belzeneff, Maena, prudence. On va bien voir ça.

- Je te conseille vivement d'accepter la proposition, Layca n'est pas vraiment du genre Bisounours. Mais il est pas méchant. Surtout si tu es avec moi, en fait.

Qu'est-tu veux, c'est ça l'endoctrinement. Puis merde, j'ai bien l'droit de m'faire ma promo, aussi, c'est moi qui l'ai trouvé. C'est moi qui l'éduque comme je veux. Non mais. Bon. J'finis comment, là? J'laisse ça comme ça, tranquille? Ouais, ben ouais, écoute. La petite phrase touristique et mystérieuse, et je lui offre mon sourire le plus charmeur sans compter l'masque. Ouais, on fait ça comme ça. C'est compliqué, le recrutement.

- Bienvenue sur Alea Jacta Est.
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mer 19 Oct - 16:22

Le mec semblait très surpris par cette apparition mais pas autant que moi...
Puis il se mit a me déblatérer un flot de paroles sur lui et sur ce monde bizarre:

- Eh ben voilà. J'espère que tu aimes les contes.

- Ce mec que tu vois, là, il s'appelle Maena. M-A-E-N-A. Il est beau, tu n'trouves pas? Il est un peu plus fin au niveau de la taille, n'empêche. Et il tient ses clopes sur le bout des doigts, pas autant entre les phalanges. M'enfin. Il est ce qu'on appelle un Elu, Maena. En gros, si tes dessins pouvaient copier les sons, tu serais mort, tout de suite. Il est surpuissant, Maena, et pas uniquement grâce à son physique de rêve, vieux. Maena, son don est tellement affolant qu'il se blesse lui-même en l'activant. Tu vois l'utilité du masque. Pour être aussi fort, il faut être haut-gradé. Sauf que toi, en l'état, tu n'es rien. Un tout petit rien du tout, vieux. Sans aucune méchanceté, même j'dis ça pour ton bien. Tes feutres marchent ici, c'est un exploit, et tu en changes. Alors il y a de fortes chances pour que ton don proviennent de toi, et ne se servent pas des feutres, des crayons ou j'sais pas quoi comme catalyseurs, s'tu veux. Ce que tu dessines prend vie. Mais...


Maena...C'etais beau.Mais cela sonnait trop Européen...Grec plus précisément.
Donc ce mec est Grec...ok j'en sais donc un peu plus mais bon le croire et continuer de l'écouter ou se barrer de suite? Cruel dilemme. Monde injuste


- ... tout est éphemère. Tu pourrais devenir tellement puissant, vieux. Tellement. T'as du potentiel. Mais, contre les règles de ce monde, tu n'es rien. Tu as le choix entre Layca, le Père, et Oppse, la Mère. Ce sont les deux divinités du coin. Pour devenir quelqu'un, tu dois en rejoindre une. Et je crois savoir que Layca ne crachera pas sur une recrue aussi prometteuse que toi.




Waw...c'est incroyable tout ce que tu me dit la...

Mon don n'avais duré pas plus d'une minute mais dans mon esprit se formaient déjà toutes les utilisations que je pouvais en faire...
J'y voyais un nombre incalculable de possibilités...De toute façon je ne pourrais pas dire combien: les maths c'est pas mon fort..

- Je te conseille vivement d'accepter la proposition, Layca n'est pas vraiment du genre Bisounours. Mais il est pas méchant. Surtout si tu es avec moi, en fait.

Layca... ça me plait plus que Oppse niveau sonorités donc le choix est vite fait...J'te suis.

- Bienvenue sur Alea Jacta Est.

Je fus surpris de ne pas entendre de protestations de la part de mon double mental maléfique...Ce que j'entendis a ce moment la ressemblait plutôt a un rire gras...Ce qui était plutôt rare de sa part.

Pourquoi tu ris enflure?
Ta stupidité me fait rire....puis j'ai pas besoin de ton pouvoir moi mais bon il peut être utile si tu apprends a le manier correctement...
Raclure...



J'allumai une autre clope puis mis mon sac en bandoulière ,récupérai mon portable et sélectionnai une musique .



Ruthless Deed de l'album Toxic de The GazettE...Une musique qui me convenait sur le moment...


Bon on se bouge de se barrer d'ici ou on y reste et on se laisse crever de faim et de froid?


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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Lun 24 Oct - 16:50


En rond, en rond, en rond...


- Waw... c'est incroyable tout ce que tu me dis là...

Et tellement plus, mon chou. Tellement plus.
J'lui aurais bien demander de le faire parler. Mon second moi. Juste pour voir. Pour m'écouter, pour avoir mal au crâne une bonne fois pour toutes. Savoir c'que c'est qu'avoir l'cerveau sur l'point d'exploser. J'dois être une bête sur le champs d'bataille. Un monstre, putain. T'imagines, te retrouver face à toi en plein combat? Ca doit être stressant. En fait, surtout contre moi. En deux-deux t'es foutu, l'angoisse. N'empêche que j'aimerai bien me battre contre moi. Mais vraiment d'égal à égal. Pas une simple copie au Posca. J'veux du lourd, de la bonne grosse bestiasse comme il n'en existe qu'une. Fait chier. Le seul qui vaut l'coup d'être provoqué en duel, il est déjà pris et par moi. J'me déprime tout seul, tiens.
J'aurais du lui d'mander, merde. Au moins pour voir s'il copie les pouvoirs. Juste pour ça. Et pour voir, pour essayer. Enfin, faut qu'il apprenne à s'en servir, de ce pouvoir. Comment j'ai fait, moi, déjà... Ah ben oui. J'ai hurlé sans l'masque. Comme j'suis con, de toutes façons, hein. J'crois qu'j'ai jamais autant regretté ma connerie que ce jour-là, t'sais. J'pissais l'sang d'partout, j'le pleurais, même. Ca pique les yeux l'délire, sérieux. Franchement, j'aimerai pas mourir victime du don de Maena. C'est rapide, ouais, mais ça doit être hyper douloureux. Surtout si t'es un peu gradé, et que ta résistance est légèrement accrue. Là, tu dois morfler au taqué. Je sais pas comment je fais mal. Si je compresse, si j'étire, si j'arrache, si je broie. J'en sais rien, de ce que ça fait. J'sais pas, et j'voudrais juste savoir. Savoir, pas sentir. Puis le faire sur moi c'est pas pareil, nan. Déjà, j'crève pas, à moins d'être vraiment, mais alors vraiment à fond. Ca enlève de son charme, déjà. Non, j'ai besoin de connaître la force de la splendeur. Celle qui fait exploser. Celle qui étale, qui montre à l'extérieur, à tout Alea ce dont ma gorge est capable. Ce dont JE suis capable. Tout faire sauter. Tout envoyer en l'air. Putain, c'que j'ai envie de hurler.
Il peut pas copier les pouvoirs. Il peut pas. Réfléchis, Maena, merde. T'aurais eu mal au crâne rien qu'au fait qu'il ouvrait la bouche pour tirer une taffe. L'autre, il s'rait mort. Ou alors il les copie, les pouvoirs, mais gravement amoindris. Ce qui n'sert à rien. C'est vraiment nul, d'être nouveau.
Je suis parti. J'ai disparu. Le vent s'est emparé du corps furtif, et l'a fait s'en aller. On est resté là. Comme ça.
Et j'ai su qu'Layca aurait une nouvelle tête chez lui dès ce soir.

- J'te suis.

Vénérez-moi, les gars.
Il est debout, s'rallume une clope. 'Foiré. Profite pas d'ma faiblesse, surtout. Il fait froid ma couille, j'en peux plus. Lui, pépère, il sent rien. Chaud, j'aime pas ça. Ca pue, l'histoire. Il a pas une mauvaise aura, en plus. 'Fin j'veux dire, il a pas l'air méchant. À l'intérieur. Ouais, c'est la minute spirituelle. Il est pas foncièrement mauvais, ça se sent. Il a pas d'mauvaise aura. Tu l'sens pas? 'Fin, non. Il est pas dangereux. Mais y'a un truc qui tourne pas rond. Y'a quelque chose. Comme s'il était pas net, en fait. Y'a un truc, j'le sens v'nir à des kilomètres vieux. Enfin. On verra bien, après tout. Si c'était un coup de Belzy, à mon avis, il ne l'aurait pas foutu aussi faible. Même pas nippon, j'suis sûr. Mais j'te dis. S'il a un truc, on le saura vite. Tout se sait, dans l'coin, franchement. Tôt ou tard. J'le vois bidouiller son portable. Fascinant. Il doit écouter hanagate ni azaï tae kwon-do j'sais pas quoi, son truc de jap'. Bwarf, s'il aime ça, j'vais pas tirer sur l'ambulance. J'attrape comme il faut la planche, et surtout mes fringues. J'ai pas envie de les paumer. C'est déjà assez la loose pour les conserver en bon état dans ce monde de fou, t'crois pas qu'en plus j'vais m'amuser à les laisser traîner n'importe où! Ca va pas bien. 'Fin outrepassé l'délire, faut quand même songer à ramener Thierry, là, à la Forteresse en un seul morceau. Du moins, déjà, le ramener à la Forteresse ce sera cool. Après, on pourra toujours recoudre les morceaux entre eux. Ce s'ra chiant, j'dis pas, mais bon. Ouais, j'arrête, ok.

- Bon on se bouge de se barrer d'ici ou on y reste et on se laisse crever de faim et de froid?

T'as vu, il est d'accord avec moi en plus. Il est pas formidable, ce petit? Si, bien sûr. C'est mon poulain! J'suis fier. J'en verserai presque une larme, tiens. Non mais c'est bon, t'excites pas Thierry, on va t'ramener au bercail. Patience, mec. Tout vient à point à qui sait attendre. Chaaaaud, j'te sors de ces phrases, moi, en ce moment!
Je jette la planche à mes pieds, m'encastre dans les attaches. Faut que je tienne l'équilibre tout l'temps, sinon c'est pas marrant. J'commence à glisser, et dès que j'ai assez d'élan, je reviens un peu en arrière pour venir lui tourner autour. Ouais, j'ai qu'ça à foutre de ma vie. T'rigoles pas, toi. Moi j'suis mort. J'lui souris sous le masque, lâche même un petit rire. Faut bien qu'j'ai l'air sympa les premiers temps, hein.

- Ah ouais, j'oubliai. Va falloir que je t'apprenne quelques trucs du coin. J'te dis, ça a rien à voir avec la Terre. On est déconnectés, ici. Par exemple, pour reprendre ton délire de mourir de faim ou de froid. Ben ici, c'est facile, tu peux pas. En fait, tu n'as pas besoin de manger ou de boire. Tu vas être fatigué si tu bouffes rien ou quoi, mais tu peux très bien t'en passer et ne plus jamais manger ou boire un truc. Avec l'habitude, tu peux très bien t'y faire. Ca vaut aussi pour les températures. Tu te fais à toutes sortes de climat. T'es tout terrain, en fait.

Putain. Va falloir que j'lui raconte toooooooute l'histoire. Achevez-moi. On commence à avancer. Faut bien, aussi.

- M'enfin c'est pas la priorité. Là, faut qu'on sorte d'ici. Tu sais, j't'ai parlé de Layca, ta nouvelle divinité, et Oppse, son ennemie. Y'a une troisième divinité qui elle n'a pas de serviteurs s'tu veux, Belzy. Belzeneff, en fait. Belzy quoi. Ce chieur là, faut vraiment pas qu'il t'ait à l'oeil. J'déconne pas. En fait, c'est un peu le dieu des dieux d'Alea, encore plus puissant que la Mère Oppse ou l'Père Layca. Il t'envoit des trucs à la gueule comme il veut, il te tue comme il veut... C'est un gosse qui s'éclate avec ses jouets, en fait. Méfie-toi de lui. Déjà, t'as vu dans quoi on a failli tomber tout à l'heure. J'suis sûr que c'est une de ses farces de merde. Tu vois l'genre, quoi.

J'savais pas que j'pouvais parler autant sans insulter l'interlocuteur, putain. On arrive à la lumière, dans un espèce de couloir en pierre. Un labyrinthe. Si c'est un laby, j'te jure que je me tue. C'est par le trou qui apporte la lumière que je suis tombé sur l'autre. J'ai encore mal au cul du choc, tiens. Du coup, j'vois qu'il neige, dehors. Et qu'il y a d'la neige sur les pierres du sol. Ben comme ça, j'aurai pas à enlever la planche, on va dire. Ouais, youpi. Bon, ben c'parti. Eh dis, je sais! Ca va être son premier exercice pratique! Oh putain, j'suis trop bon pédagogue. Je m'aime.

- Bon. Pour sortir, y'a que par là. Sauf que c'est haut pour le coup, non? Aller, Pab'. Voyons si tu saurais t'en sortir sans moi, vieux.
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mer 2 Nov - 17:42



- Ah ouais, j'oubliai. Va falloir que je t'apprenne quelques trucs du coin. J'te dis, ça a rien à voir avec la Terre. On est déconnectés, ici. Par exemple, pour reprendre ton délire de mourir de faim ou de froid. Ben ici, c'est facile, tu peux pas. En fait, tu n'as pas besoin de manger ou de boire. Tu vas être fatigué si tu bouffes rien ou quoi, mais tu peux très bien t'en passer et ne plus jamais manger ou boire un truc. Avec l'habitude, tu peux très bien t'y faire. Ca vaut aussi pour les températures. Tu te fais à toutes sortes de climat. T'es tout terrain, en fait.


Quoi plus jamais manger?Mais t'est fou oui quoi? Ça vas pas être possible ça ,je suis trop un morfale pour m’arrêter de bouffer ....


- M'enfin c'est pas la priorité. Là, faut qu'on sorte d'ici. Tu sais, j't'ai parlé de Layca, ta nouvelle divinité, et Oppse, son ennemie. Y'a une troisième divinité qui elle n'a pas de serviteurs s'tu veux, Belzy. Belzeneff, en fait. Belzy quoi. Ce chieur là, faut vraiment pas qu'il t'ait à l'oeil. J'déconne pas. En fait, c'est un peu le dieu des dieux d'Alea, encore plus puissant que la Mère Oppse ou l'Père Layca. Il t'envoit des trucs à la gueule comme il veut, il te tue comme il veut... C'est un gosse qui s'éclate avec ses jouets, en fait. Méfie-toi de lui. Déjà, t'as vu dans quoi on a failli tomber tout à l'heure. J'suis sûr que c'est une de ses farces de merde. Tu vois l'genre, quoi.


Ok donc il y a un mec aussi taré que moi ici si je comprends bien? mais en plus d’être barge il est tout puissant...Super on est pas sortis de l'auberge.....

Au fil de la discussion on était arrivés a une sorte de puis de lumière creusé au plafond.Une neige pure et cristalline recouvrait le sol.
L'ouverture devais se trouver a six ou sept mètres du sol et apparemment mon interlocuteur,Maena si j'ai bien retenu le nom de ce mec, serais arrivé par là puis me serais rentré dedans dix mètres plus loin....


- Bon. Pour sortir, y'a que par là. Sauf que c'est haut pour le coup, non? Aller, Pab'. Voyons si tu saurais t'en sortir sans moi, vieux.

Facile pour le coup....c'est comme grimper sur un immeuble tokyoïte sous la pluie...En moins haut et en moins glissant p'tit Pab' Vas falloir lui montrer ce qu'on est vraiment hein?

Surtout tu ferme ta gueule, tu raconte pas toutes nos chasses a l'homme sur les toits des immeubles a Tokyo ou nos Rave-Party dans le Lycée où il fallait escalader des murs lisses pour échapper aux flics....

Je me rappelle surtout de la fois où a l'internat tu t'est barré sur le toit du lycée avec Elle pour qu'on vous entende pas.....Je me rappelle comment tu as escaladé les trois étages au dessus de ta chambre avec Elle sur ton dos au dessus du vide...Tu voulais pas passer par les escaliers pour pas réveiller tout le monde alors tu lui as dit de serrer fort et de te faire confiance.

La ferme....Me la rappelle pas...même si Elle me manque et que je me rappelle encore de la rage que j'avais après Cet enflure qui me l'a piqué....Et dire qu'avant c'était un pote....Il en as eu pour son compte pour le coup c'est vrai.....Et j'ai même pas eu besoin de toi.


Je sourit a Maena .
Facile.
Pour le coup c'est comme escalader le Mont Fuji en plein été.
C'est trop simple.
Essaye plutôt de grimper sur un Immeuble de Tokyo par temps de pluies diluviennes.


Sitôt ces mots sortis je m’élançais vers la paroi gelée et humide.
Mes mains et mes pieds prenaient appui naturellement comme d'habitude.
Mes mais volaient de prise en prise et mes pieds suivaient.
A ce moment la on aurai pu comparer cette escalade a un ballet de danse....J'avais fait toutes sortes d'escalades et celle la se trouvait être une des plus faciles jusque la réalisées.


Je fus rapidement arrivé a l'air libre et le paysage me coupa le souffle...Aussi magique que la vue qu'offre le Mont Fuji sur le Japon....La nostalgie s'empara de moi jusqu’à l'arrivée de Maena.

Alors tu en pense quoi?
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Dim 6 Nov - 22:41


Légère cendre au pied du jour.


Il est là et il me r'garde. Qu'est t'as, toi? Ca va, j'ai rien dit encore. Ben ouais va falloir monter. Eeeeh ouais, mec, la vie est dure. Et alors quoi. Tu dessines une échelle et puis basta, rien à foutre. Eh ben non. J'ai trouvé le seul con à ne pas fonctionner simplement. Non non. Lui, qu'est il va foutre? Tu veux que j'te dise? J'suis sûr que ce couillon va vouloir escalader. J'sais pas, c'est viscéral. J'suis sûr qu'il va vouloir faire son kéké d'la montagne, et qu'il va vouloir escalader la paroi. Je peux le parier, là, franch'ment. T'sais quoi? J'ai la chance d'un bébé tortue en plein milieu d'une nuée de mouettes. Je me tape que les furax. Et j'déconne pas. Attends. Il est habillé comme un punky de première, il s'balade avec un stock de fringues sur lui, il porte un masque médical -d'ailleurs, j'sais pas à quoi ça peut bien lui servir, mais bon s'il est content en l'portant et qu'il se trouve pas stupide c'est l'essenciel- et pire que tout, il fait que piailler. Non mais sérieux. T'as déjà entendu un mec parler autant? Et nianiania je suis nipon, et blablabla je dessine avec mes supers feutres hyper résistants et j'ai un katana en titane. On-s'en-fout. Putain. Et encore j'suis sympa, j'ai pas encore commencé le trajet. Ca va donner, ça, pas d'doutes.
Et qu'est il fait? Tu veux savoir ce qu'il est en train de foutre? Ca s'voit dans son regard. D'ailleurs en passant. Très joli vairon. C'est vrai, les teintes sont pas laides. À la base, ça devait être des lentilles je pense. Ca m'étonnerait pas qu'il les ai eu dans le monde du passé, vu ses sapes. Mais c'est accrocheur, sérieux. Blanc et vert citron. C'est arrache rétine, c'est marrant. Et les pointes blanches, aussi. Les ch'veux, là, ouais. Ben il a les pointes blanches. Ca fait un peu j'me suis crouté dans la neige avant d'venir mais c'est un style. Personnellement j'niquerai jamais ma tignasse avec une coloration blanche. Ca bousillerait le délire, ça rendrait n'importe quoi. Puis j'suis sacrément plus beau avec les cheveux noirs, ça. Je sais plus comment j'étais sur le monde du passé. Lui il a pas l'air choqué de s'retrouver comme ça, alors il doit déjà de une ne pas être amnésique du tout, et en plus avoir été comme ça toute sa vie. Quoiqu'il s'est pas encore réelement vu dans un miroir, remarque. Ben mon vieux.
Il me fixe et il me sourit. Je te dis qu'il va escalader.

- Facile. Pour le coup c'est comme escalader le Mont Fuji en plein été. C'est trop simple. Essaye plutôt de grimper sur un immeuble de Tokyo par temps de pluies diluviennes.

Je suis génial, c'est tout.
Il s'approche du mur et il s'y agrippe. J'aurai du parier, putain, j'aurai du. J'me serai fait des couilles en or, vieux, sans rire. La prochaine fois j'parie. J'me le jure. Bon. Il va grimper, c'est cool, et moi j'fous quoi? Bwarf, j'en sais rien. Jure j'continue dans les souterrains. Ca doit être marrant plus loin. Doit y avoir de méchantes monstrasses, là-bas, genre des minotaures, des sorcières des neiges et tout. Trop dur. Trop la flemme, aussi. Puis non Maena, tu vas pas commencer! T'as un pion à ramener, tu le sais pourtant. Ne te laisse pas influencer par la tentation du n'importe quoi. Tu sais qu'c'est mal, Maena, tu l'sais. Alors tu t'en occupes bien jusqu'à ce que tu arrives à la cité. Non mais. Non mais oui mais non. J'vais pas monter comme lui, ce serait con. Bon. Par où j'passe, moi, du coup? Rien à droite, c'est là d'où on vient. Et à gauche, le couloir du sous-sol. Y'a quoi par là bas, dis-moi... Oh, tiens, un escalier. Mmh... Ca va où à ton avis? Ben il monte, alors bon. Fais voir où t'atteris... Ah ouais d'accord. T'as une grosse dune de neige à gripper une fois au bout et t'es à la surface. Oh ben j'vais m'faire chier, t'sais quoi. Aller, c'parti. J'sais pas où il en est de sa grimpette, l'autre, mais il doit suer la mort. Vive mon intelligence extrême et ma capacité à m'poser la question "qu'est zi a à côté". Au moins moi j'me fait pas chier à escalader. J'grimpe des marches, c'est cool. Y'a qu'un truc qui m'emmerde. Sur le pantalon qu'il m'a filé, ce con, y'a tout ce que tu veux. Des chaînes, des clous, des écrous, des vis, des piques, des épingles, tout c'que tu veux. Mais y'a pas d'poches. Nan. Pas d'poches. Pas la moindre toute petite misérable poche. Alors je stresse. J'ai nulle part où mettre mes mains. Et ouais. J'angoisse au taqué là. J'me sens plus. C'pas grave, c'pas grave, c'est bon. Zen. Aller, monte, on commence à se les geler grave là. Putain, la neige. J'en ai marre. J'me plairais trop à pouvoir glisser. J'ai toujours la planche avec moi, j'l'ai enlevé avant de monter les marches. Je sais que je sais glisser. J'ai des automatismes. Je le sais. Faut juste que j'les retrouve. J'les retrouverai, c'est sûr. Oulà! Glisse pas, toi, t'es con. Merde, j'me suis retenu avec la main et du coup j'suis couvert de poudreuse. J'en ai marre de moi. Enfin. Me voilà sorti d'ce calvaire. J'vois l'nouveau pas loin, alors j'vais le rejoindre. J'ai pas envie d'arriver vers lui genre "coucou, t'es arrivé jusque là, c'est génial!". Puis même, il va faire son mariole à avoir escaladé comme ça la paroi. J'vais pas apprécié, là. Du tout. Bon, j'pourrai faire quoi... Oh tiens. Je sais. Je sais... Yeah. Je jette la planche par terre et je l'enfile. C'est fatiguant de devoir marcher à force, j'te jure. J'commence à enlever mon masque. Jusque là, mauvais signe. Je souris à fond. Et quand je le vois, le regard perdu sur le paysage, en train de se déphaser total, et qu'en plus je l'entends me demander ce que j'en pense, mais alors là c'est un instant magique.

- J'en pense que tu es con.

Violente douleur au niveau du crâne. Oneshoot, j'suis l'meilleur. Il est pas mort, hein, loin d'là. Mais il doit juste avoir sacrément mal au crâne. J'me retiens de rire, rejoint sa hauteur rapidement sur la planche. J'ai remis le masque, et là j'explose de rire. C'était magique comme délire, putain... Aller, c'est bon, maintenant je l'engueule. Attends, faut pas déconner, non plus!

- Vieux, c'est bien d'savoir grimper comme ça, cool. Sauf que de deux choses l'une. Déjà, t'as un coéquipier. Alors ouais, toi tu sais grimper et tout c'est génial, m'enfin si t'aides pas l'autre on s'en sortira jamais. Et après, si tu restes seul, vieux, tu es mort. Dans l'état actuel des choses, tu pourras défoncer que des nouveaux comme toi, et j'dis pas ça pour t'emmerder. Regarde comme t'as mal au crâne. Et là, j'suis même pas à cinq pourcents des capacités de mon don. Seul dans ton état, tu es mort, mec. Alors fais pas ton malin.

Eh ouais, dure loi d'la jungle quand tu nous tiens. 'Fin résultat j'espère qu'il va s'comporter à carreau, là. J'lui fait signe de bouger. On va pas rester cent sept ans, c'est bon. Là, c'est plutôt calme, quoiqu'il commence à faire nuit. Putain, qu'il nous tombe pas un truc à la gueule, sinon j'donne pas cher de lui. Enfin. On commence à descendre tranquillou. On est pas encore arrivés, comme ça. Mais ça va, la forteresse est pas non plus trop loin. J'le regarde. Il dit rien, moi non plus. C'est trop stressant. Faut que j'balance une connerie, putain, j'tiendrai pas tout l'voyage comme ça!

- Dis, dans ton style de fringues, là, y'a pas des pantalons avec des poches?
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mar 8 Nov - 23:32







- J'en pense que tu es con.

- Vieux, c'est bien d'savoir grimper comme ça, cool. Sauf que de deux choses l'une. Déjà, t'as un coéquipier. Alors ouais, toi tu sais grimper et tout c'est génial, m'enfin si t'aides pas l'autre on s'en sortira jamais. Et après, si tu restes seul, vieux, tu es mort. Dans l'état actuel des choses, tu pourras défoncer que des nouveaux comme toi, et j'dis pas ça pour t'emmerder. Regarde comme t'as mal au crâne. Et là, j'suis même pas à cinq pourcents des capacités de mon don. Seul dans ton état, tu es mort, mec. Alors fais pas ton malin.


Douleur...Sifflements...Je pose mes mains sur mes oreilles...Chaleur soudaine...Chelou tout ca...Je regarde mes mains fabuleuse...Rouges...Sang...Tuer...Tuer...Tuer...Tuer...Tuer...Tuer...STOOOOOOOOOOOP

Une Violente douleur accompagnée d'une voix se rajoute a la précédente douleur:
Laisse moi la place.Je vais pas le tuer t’inquiète pas p'tite nature...Je vais juste le prévenir.

Vairon Citron-Vert et Blanc.......Puis Blanc et Rouge...A voir la tronche qu'il tire il est étonné...très étonné.

Je n'ai même pas le temps de me rendre compte de ce qui se passe que Senshi a déjà pris le dessus en moi.
Le sabre file a toute vitesse...siflement aigu...Claquement d'air sec et le sabre se stoppe a quelques millimètres de la gorge de Maena ,ma bouche sous le masque se rapproche de son oreille et une voix décérébrée...folle...éreintée...démoniaque susurre du fond de mon être:
Arigatō bōdo ga, mōichido tameshite kudasai to watashi wa anata o korosudeshou
Spoiler:
 

Mes yeux revirent au Vairon Citron-Vert et Blanc...Je suis calme et lui lance un sourire au travers de mon masque.
Il s'en fout royalement....Il l'a même peut être pas vu...Mais je m'en fout je lui ai dit ce que j'avais a lui faire comprendre.

On se met en marche dans la neige puis sa voix se fait entendre:
- Dis, dans ton style de fringues, là, y'a pas des pantalons avec des poches?

Si...T'en veux un?

sans attendre sa réponse,je fouille dans mon sac et lui en jette un dans les bras....Petit hic:il y a encore plus de chaines et de bouibouis que sur l'autre mais au moins il y a des poches.... Et pas petites.

Le trajet continue puis il se laisse glisser sur sa planche de plus en plus vite...Je me met a courir dans la poudreuse...Pour finir par le dépasser en roulé-boulé et m’arrêter dans un tas de neige... Il s'arrête,me relève...Et deux secondes après fou-rire général...
On repart...Il s'éloigne de plus en plus ....Tout a coup alors qu'il ne se trouve qu'a un mètre de moi ,une idée saugrenue me vient a l'esprit....
On va rire un peu .

Mes pieds décollent du sol et propulsent tout mon poids .....A l'arrière de sa planche....Équilibre deux secondes...Avant qui décolle et arrière qui s'enfonce...Chute...Roulé-boulé et réception pêle-mêle...Comme au jeu....Le Twister...
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Ven 11 Nov - 22:37


Eclipse.


J'aime la glisse. C'est calme, c'est peinard. Y'a rien qui vient t'faire chier. Bwarf, une lame de katana sous la gorge et puis quoi? C'rien, ça. Avec le doigt j'lui plie son délire. Et c'parti. Trop zen, en c'moment, ça craint. J'ondule sur la neige. C'marrant. Ca fait des traces sur le sol. J'ai jamais pris l'temps d'm'arrêter dans la neige pour sentir à quel point ça pouvait être froid. J'me contente d'la buée dans l'masque et d'la fumée qui n'est pas filtrée. P't'être que dans l'monde du passé j'la connaissais mieux, la neige. Ou le froid, en général. J'crois que j'suis né quelque part près de la mer, ou de l'océan. 'Fin, un endroit chaud et humide. Non en fait j'en sais rien. Mais j'me dit qu'j'ai du être en contact avec l'eau avant pour la haïr à c'point. Même. Quand tu r'gardes sur les post-it, tu te rends comptes qu'il y a souvent du blanc. C'est souvent très lumineux. J'pensais au soleil. P't'être très aveuglant, j'sais pas. Ou à une lumière très forte braquée directement sur mes yeux. Je sais plus. Ca peut être aussi la neige, remarque. J'continue mes dessins au sol. J'avance, l'autre est toujours à côté. J'vais pas très vite, de toutes façons. Après, quand on s'ra en descente, ce sera plus drôle. J'ai lâché la phrase sans calculer l'délire, en fait. C'était plus un réflexe pour combler l'vide intersidéral qu'autre chose. J'aurai pu parler d'barbecue ou d'mes couilles que ç'aurait été pareil. J'pensais pas qu'il allait répondre avec des gestes aussi.

- Si...T'en veux un?
- Mais non, j'debeudz. J'demandai juste, donc. Just'avant qu'tu m'balances ton futal à la gueule. Enfoiré. J'le tire de là et l'pose sur un d'mes bras. Raaah, putain! Dans la joie et la bonne humeur.

Les dessins au sol sont foutus, maint'nant, bravo. Putain, j'te hais. Avant t'étais cool, maint'nant tu m'gaves. Sérieux, t'as d'respect pour rien, quoi. T'penses qu'à ton cul, rien à foutre des autres. C'pas grave, j'ai gagné un froc. Héhéhé. C'fou comme j'arrive à glisser sans même me crouter alors que j'en fous pas une pour rester en équilibre. D'accord j'suis pas pro m'enfin bon, j'devrai m'casser la gueule ou quoi, mais non. On s'en fout, voyons voir c'futal. Oh, sexy. Encore plus encombrant qu'celui que j'porte mais sexy. Il est lourd en plus ton bordel. Tu parles, y'a tellement d'chaînes et de clous, c'même plus un futal c'est une caisse à outils. M'enfin c'est vrai qu'y'a des poches de fou, ça. Enfin. Un de plus à rajouter sur mes bras, yeah. Ben oui, j'ai toujours mes propres sapes froides sur l'épaule. Un miracle que ça tombe pas, j'te dis! Enfin. J'sais qu'ça va pas durer, alors on va anticiper l'délire. Avec tout son bordel de chaînes de pantalons, là, j'attache toutes mes fringues. Une par une. C'est super chiant, mais ça va être la sécurité. Comme ça, une fois c'est fini, j'vais tout accrocher à la ceinture. Ca traînera pas au sol, ça tombera pas, ce s'ra génial. Parce que je suis fantastique, c'est tout. Bon. Oh, j'ai pas noté l'accéleration. J'vais relativ'ment vite, c'est cool. J'galère un peu à rester sur la planche et à trafiquer son pantalon, m''enfin j'vais m'en sortir. Y'a des dessins tremblants sur la poudreuse, c'est mignon. Oulà, une bosse. Niéééé! Voilà. Tranquille, putain. Je suis puissant. J'voudrais bien faire le con en descente mais j'veux pas étaler mes fringues par terre, ça serait chiant. Non, tant pis, j'attends d'abord d'finir ma collecti...! Mais de-de...! Quoi?! C'était quoi, ça?! Sérieux, c'était quoi? Heu... Il est où, l'autre? Oh putain me dis pas qu'c'est une créature ou quoi qui l'a embarqué, merde! Vite, accroche ça j'sais pas où, fonce. Merde, il est où? J'sais plus son prénom, c'quoi déjà? Pab... Pablo? Paduko? Parulo! J'sais plus, merde! T'es où, t'es où... Hé, attends. Y'a la dune qui bouge, là-bas. Noooon... Me dis pas qu'il est allé s'fourrer là-d'dans, si? Eh ben si, haha. Il est trop con, j'te jure... Il a d'la neige partout sur lui, c'est dégueulasse. Aller, lève-toi, vieux. Il m'arrache le bras, putain! Zen, c'est bon, t'es pas mourrant! C'trop con comme situation, haha! Il s'pourrit tout seul! Quoiqu'il a pas d'soucis à s'faire avec les millions de frigues qu'il porte sur lui... Bon, aller vieux, on a pas qu'ça à foutre. Il fait déjà nuit, et ça va commencer à devenir tendu si on rentre pas rapidement.
J'lève les yeux au ciel. Il ne fait pas nuit, en fait. Il y a une éclipse. J'savais pas qu'c'était possible ici.
On est surpris tous les jours, faut croire.
Ouais, faut croire.

J'suis reparti sans m'en rendre compte. J'sais pas c'que j'ai, j'me sens pas terrible. 'Fin... J'sais pas. Ca vient p't'être du corps de celui qui est encore dans l'monde du passé. J'sens plus vraiment sa respiration. J'sens son coeur battre, mais il est relativ'ment faible. C'est bizarre. J'rêve toujours du gosse qui vient le voir tous les jours. Il lui raconte sa vie, c'est funky. J'retiens rien, bien sûr. Sinon c'est pas drôle. J'sais pas c'que j'ai. J'ai l'impression d'être censuré. J'ai l'impression qu'il y a comme... une gêne, ouais. Un truc qui fait que je ne dois pas faire ce que je fais. Pas un pressentiment, non, mais plutôt une condition facultative à une de mes actions vitales qui manque si elle n'est pas là. C'trop bizarre, j'te dis. Blocage, j'sais pas. J'sais pas du tout. C'est p't'être le temps, après tout. J'me souviens pas avoir déjà vu une éclipse totale avant. J'me souviens de rien, toutes façons. J'suis con. Y'a plus rien sur le sol. Non, il y a des nuages. Il va sans doute neiger. J'ai jamais vu la neige tomber. Ou peut-être que si. J'sais plus. Tu n'sais plus rien, Maena, arrête. Fait chier.
Il n'y a rien.
C'est vide.
Et c'est lui qui me réveille. Salaud.
J'sens la planche qui bascule en arrière. J'm'en fous. Il vient d'sauter d'ssus ce con. Si se brise la nuque en tombant, j'l'abandonne là où il est. Ah ouais, non mais parce que c'est clair qu'on va tomber, là. J'suis pas non plus un warrior de l'équilibre. Puis même, j'ai aucune envie de faire quoi qu'ce soit pour tenir l'équilibre plus longtemps. Alors quoi?
On s'écroule en avant. Tous les deux.
Les fringues que j'porte s'en sortent, et j'sais pas comment. J'sens que j'perds la planche. Elle était pas assez solide au niveau des attaches, après la première chute. C'est doux, et en même temps ça mord. C'est hyper agressif. C'est ses épingles, j'suis sûr. Il ne se passe rien. On dévale la pente selon les lois d'la gravité. C'est calme. J'pense à rien. Pour une fois. Enfin si, j'pense. J'pense que je n'pense pas. J'pense tout l'temps, en fait. Ca d'vient compliqué, laisse-toi faire. Laisse-toi faire.
Impact sur le crâne. Aïe. Laisse tomber, laisse-toi faire.
J'sens qu'on ralentit. Prépare-toi, ça y est. Un, deux... Gwaaaaaaaaaaaar!
Pu-tain! C'te position! Faut pas que j'l'écrase, vieux, faut pas! Bascule en arrière, aller, alleeeeeeer! Gniéééééé! J'savais pas j'arrivai à faire le pont. Un peu plus j'suis bon pour l'grand écart. Oh putain j'pourrai d'mander aux deux gonzesses d'chez Layca d'm'aider! Mais si, les deux jumelles, là... J'sais plus, mais elles sont super souples! C'bizarre, j'sens un truc dans mes cheveux. Rien à foutre, c'est bon. Parce que bon en attendant j'me redresse vite, j'veux pas qu'il meurt écrasé sous mon joug absolument merveilleux. Aller, en arrière. En arrière, ouais. J'suis fou, j'm'éclate. Et un, deux, troiiiiiiiis! Gnié! Pff, putain c'est dur. En tout cas, j'suis debout. Et sur mes pieds, s'il vous plait. Un vrai acrobaaate, yeah.

- Bon, c'est bien beau tout ça, mais faut continuer, vieux. Debout.

J'lui tend la main, l'aide à s'relever. J'suis trop bon. J'ai perdu la planche, fais chier. Va falloir continuer à pied. Lui n'peut rien matérialiser, sinon j'lui aurai d'mander de nous sortir une luge. ARF! P't'être qu'il en a une dans son sac!! Haha! C'est bon, ok, j'arrête, héhé... Avoues qu'ce serait énorme! Enfin, pas grave! J'pose ma paume dans mes ch'veux, les ébouriffe. J'ai mal au crâne, ça y est. Faudrait que j'pense à m'sortir une boîte d'aspirine, un jour. Ou p't'être qu'chez Layca on en a déjà, j'verrai. Putain, faudra qu'j'aille voir Kamui pour qu'il m'file les clefs, pas envie... Bwarf, j'aurai zappé dans deux minutes toutes façons. Hé mais... Attends... C'est... Du sang...? Je... de quoi?
Merde. En fait, j'me suis ouvert le crâne... Putain, j'espère que ça s'voit pas. Attends, attends... J'avais des bandes dans mon fut... Fait chier! Merde! Y'a qu'à moi qu'ça arrive, ce genre de conneries! Putain! Faut pas qu'ça s'remarque. J'mets ma capuche. La capuche de mon sweat. Elle est rouge, en plus, ça devrait l'faire... J'sais pas du tout comment j'ai fait ça, un caillou sur le passage, j'suis sûr. Ah, les cailloux, mes mortels ennemiiiiis! Pff, j'suis trop con. Merde, ma main. Ma maiiiiiiin! J'peux pas la r'fourguer pleine de sang! Merde! Si seulement j'avais des poches, hein?! Des poches! Comme sur les pantalons normaux! 'Tain de j'y crois pas, ça... Je fais quoiiiii... Ouais! j'm'accroupis, et j'plonge mes mains dans la neige en faisant genre j'ai perdu un truc. Ca marche à tous les coup, et ça nettoie. Ah, bien, bien...

- J'ai... J'ai perdu mon collier. J'adore ce collier, j'dois l'retrouver. Il pend à mon cou, l'collier. Mais c'est le temps que j'me nettoie les mains, hein. J'suis moins stupide que ça. C'bon. C'bon, c'est nettoyé. J'aime pas sentir qu'j'ai une blessure. Vite, on rentre. Relève-toi, Maena, on s'arrache.

- On y va. On y va, mec. Bouge.

Et j'me mets à marcher. Ne le r'garde pas. Continue de marcher. On est presque arrivé. En fait, on a descendu quasiment toute la montagne. Y'a plus beaucoup de neige, plus bas. On sera arrivés à la Forteresse. Ensuite, je fonce dans l'couloir chercher mon sac, j'cavale dans les salles de bains, et j'couvre ça. Aller, tout va bien. Zeeeen.
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mar 15 Nov - 21:50

- Bon, c'est bien beau tout ça, mais faut continuer, vieux. Debout.
Ma tête vibre,tourne....noir et blanc puis couleur...
L'autre sourrit,passe sa main dans ses cheveux et le sourire se fige. Du sang...je ne le vois pas ,je le sens.
Il veut le cacher,fais semblant de chercher un truc dans la neige pour se nettoyer les mains.

-On y va. On y va, mec. Bouge.

Sans s'en rendre compte on a dévalé presque toute la pente et on voit non loin une forteresse imposante...Grise...sombre...triste...
Jusque la pas de problème mais on doit traverser une plaine d'animaux difformes....des herbivores mais aussi des prédateurs...

Mec faut traverser ca?Parce que je veux bien me battre seulement faudra que tu fasse gaffe a ton cul car l'autre fou qui prends le contrôle quand je m’énerve il est incontrôlable...


Souvenirs:

Un toit...La pluie.Elle et moi...Une chanson...


Je me met a chantonner
"Full moon sways
Gently in the night of one fine day."

Larmes,et soubresauts...l'autre doit me prendre pour un taré mais je m'en fout.
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mer 23 Nov - 22:19


Co nizi.


J'ai mal de partout. Aux omoplates, à la nuque, au dos, au cul, aux jambes. J'mal de partout, sérieux. J'vais rentrer à la Forteresse, j'vais m'droguer pour supporter la douleur. Ca fait vraiment mal. Vraiment. Même, la tête aussi. J'ai du sang au niveau d'la tempe. Et pas qu'un peu, fait chier. Ca tire, merde. Ca fait mal de partout, j'en ai marre. J'supporte plus rien, c'est vraiment la loose. Enfin. On verra bien c'que ça peut donner une fois rentré. Demain j'vais être mort. Déjà que j'ai prévenu personne que j'allais faire la descente... J'vais m'faire engueuler si ça continue. Mais bon. Si j'leur ramène un nouveau à chacune de mes frasques, ça devrait aller. J'ai un chance de cocu, quelque part. J'adore. Mais j'aime pas du tout avoir mal aux cervicales comme ça. Non, vraiment, c'est ignoble. Ca tire, on dirait que j'vais m'rompre les vertèbres si j'tourne la tête trop fort. Alors j'me contente de marcher droit. Je file, c'est tout. J'ai une boule au ventre, abominable. Mais, au final, y'a juste l'hémoglobine qui fait chier. J'marche tout droit. J'me dis qu'on est presque arrivés. Presque, j'déconne pas. J'suis fatigué. Enfin j'me comprends. J'suis fatigué à cause de la blessure. C'est pas étendu mais c'est relativement profond. J'vais péter les plombs si j'peux pas nettoyer la plaie vite. Putain.
On arrive devant l'champs de bestioles que j'ai contourné quand j'ai monté le pic. J'ai la flemme de refaire tout le tour, là. M'en fous, on va l'passer à fond. C'est rien, ça, à la limite. Y'a surtout des créatures sympatoches et pas agressives du tout. Bon ouais. Y'a aussi les poulets, là bas, qui sont un poil carnivores et juste ce qu'il faut antropophages. Mais c'est la vie, putain, faut leur foutre la paix! Sauf s'ils attaquent. Ouais, là, soit tu cours, soit tu les butes. En général tu les butes. M'enfin c'est pas l'problème. Machin me rejoint. Il est juste à côté, couvert de neige. C'est complètement con, mais j'me la ferme. Moi j'suis recouvert de neige ET de sang, ben voyons. J'bouge pas, me suis arrêté. J'passe juste ma main dans mes ch'veux. J'la garde dedans, d'ailleurs. L'truc de fou comme ça peut pisser l'carmin, là. Et il me parle. Mais fais chier, c'pas l'moment, là.

- Mec faut traverser ça? Parce que je veux bien me battre seulement faudra que tu fasses gaffe à ton cul car l'autre fou qui prend le contrôle quand je m’énerve il est incontrôlable...

- Tu t'fous d'ma gueule? Si j'te dis d'rester derrière tu vas foncer tête baissée. Non, quoi que j'te dise de toutes façons, tu f'ras tout ton possible pour m'emmerder. J'les connais les teigneux dans ton genre, c'bon, j'me fais pas d'illusions. Alors t'sais quoi? Fonce bien comme tu veux, j'assure tes arrières. T'en auras besoin. Et toi, sérieux, trouve toi un moyen de t'couvrir les oreilles. J'déconne pas. Cherches pas non plus à faire ton kéké. De toutes les bestioles qu'il y a, là, y'en a pas une qui te laissera passer tranquille, d'accord? Si t'es fatigué, tu te planques et tu m'attends. Tu vas te fatiguer vite, normalement. Alors je te dis, tu te caches quelque part et j'viens t'chercher. T'vas pas pouvoir en tuer des masses, ok? J'déconne pas, vieux. C'est p't'être des bestiaux, mais sont pas gentils. Même ceux qui sont tout petits. Méfie-toi, sans rire. Et t'éloignes pas trop d'moi non plus, j'vais pas passer ma vie à t'couver.

Je mute en mère poule. On aura tout vu, là, j'crois. Sérieux...
Il commence à avancer. Atta. Attends deux secondes. Il pleure. Et il... Il chante?! T'es pas sér... Mais c'est immonde! Arrête ça de suite, putain! C'est laid à en crever. À en crever j'te dis. Non mais j'déconne pas, là, ta gueule. Il a une voix trop ignoble, c'est atroce... Faites-le taire, merde! Layca, de la foudre! Electrocute-le! De suite! Rah, mais putain! Maena, fais quelque chose. Putain... J'le chope par l'épaule rapidement. J'ai rien trouvé d'mieux. Rien à foutre, il a fermé sa grande gueule. Plus aucun son n'doit en sortir, ou sinon j'l'étrippe sur place. Quelle horreur.

- Et dernière chose. Ni bruit, ni précipitation. On agit en mode ninja, compris? Fais passer ça à ton schizophrène, j'veux pas d'emmerdes. Et arrête de chanter, c'est un ordre.

Ben j'espère bien pour lui qu'il a retenu. J'le lâche, décroche le masque. J'm'y fais de plus en plus à c't'ouverture. J'ai retenu les écrous à visser ou pas, inversement, 'fin j'commence à bien maîtriser l'délire, ça gère. Je le laisse passer devant. Faut bien qu'il apprenne par lui-même, c'petit. Moi, ben j'vais derrière un buisson. Y'a des trucs de partout. J'ai jamais su si ça avait un nom ou pas. On voit qu'ils sont pareils, quelque part. C'est la même forme, on dirait des dinosaures, un peu. Un croisement louche entre un poulet géant, un faucon, et un dinosaure. Ca donne quelque chose de funky, hein, j'dis pas l'contraire. Le truc c'est qu'c'est vorace, la bestiole. Y'a d'autres races, aussi. Deux-trois gnufs qui s'promènent. D'ailleurs j'sais pas comment ils font pour pas s'faire bouffer. Ca doit être la laine. Multicolore, tu t'dis qu'ça fait Lysergsäurediethylamid et t'y touches pas. 'Fin j'sais pas, j'en ai jamais pris. J'crois. J'sais plus, m'en cogne. J'sais pas où est parti l'autre. J'le laisse s'amuser. Si j'l'entends beugler, j'irai jeter un coup d'oeil, ouais. Je... J'voulais dire un truc, mais j'me souviens plus quoi. Ah ouais, si. Y'a pas non plus que les poulets dinosaures et les gnufs ici. Y'a plein d'autres bestioles. Faudrait que je trouve quelqu'un qui s'y connaisse en faune et flore du coin. Ca pourrait être cool de pouvoir les ouvrir, ces bordels. Parce que bon. Ouais, j'veux bien les tuer. Ca, à la limite, c'est l'plus simple. Mais après, le dino-poulet, faut s'le trimballer, hein. Ca mesure trois mètres de haut ces conneries. J'ai qu'ça à foutre. J'reste derrière mon buisson encore un peu enneigé. C'est fou c'qu'on peut changer d'climat rapidement, ici. Le truc de fou. J'ai le masque accroché autour du bras, les fringues toujours liés au pantalon. Et j'attends. Pas des masses.
Y'a une toute, toute petite chose qui arrive vers moi. Un truc tout noir. Non mais sérieux, en plus. C'est tout noir, tout petit, ça a trois yeux blancs et quatre bras. Et c'est tellement tout noir qu'on distingue rien à part ses yeux. C'est tout. Ca r'ssemble à un lutin, en fait. Et c'est pas plus grand qu'mon majeur. J'souris comme un con. C'est trop bizarre. C'est génial, sérieux. Alors j'tends la main vers ce truc, et il s'accroche à mon doigt. Plein de sang. C'est avec cette main que j'me suis caressé la tignasse. Il s'amuse tout seul et je souris. Il sent le carmin. Et il se cache dans ma manche. Ses petites griffes sont rouges, il le voit, sait que c'est pas normal. Il s'essuie sur son petit corps. Tout petit corps. J'adore.

J'vais le capturer.
Et j'vais l'ouvrir.

N'obtient ce qu'il désire que celui qui s'affirme en temps que régent.
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Dim 27 Nov - 18:28

- Tu t'fous d'ma gueule? Si j'te dis d'rester derrière tu vas foncer tête baissée. Non, quoi que j'te dise de toutes façons, tu f'ras tout ton possible pour m'emmerder. J'les connais les teigneux dans ton genre, c'bon, j'me fais pas d'illusions. Alors t'sais quoi? Fonce bien comme tu veux, j'assure tes arrières. T'en auras besoin. Et toi, sérieux, trouve toi un moyen de t'couvrir les oreilles. J'déconne pas. Cherches pas non plus à faire ton kéké. De toutes les bestioles qu'il y a, là, y'en a pas une qui te laissera passer tranquille, d'accord? Si t'es fatigué, tu te planques et tu m'attends. Tu vas te fatiguer vite, normalement. Alors je te dis, tu te caches quelque part et j'viens t'chercher. T'vas pas pouvoir en tuer des masses, ok? J'déconne pas, vieux. C'est p't'être des bestiaux, mais sont pas gentils. Même ceux qui sont tout petits. Méfie-toi, sans rire. Et t'éloignes pas trop d'moi non plus, j'vais pas passer ma vie à t'couver.


Fais pas chier Baka...Puis si tu veux que ca sonne beau tu dit " Nametten Noka " et pas "Tu te fous de ma geule." tu vois Nametten Noka c'est quand meme plus classe comme sonorités .
Pour une fois je suis entièrement d'acc. Qu'il se la ferme...j'en peux carrement plus d'avoir en permanence Dark Vador avec une rinho-bronchio-chéplusquoi-trucmuche la...en tout car on dirait un genre de crapeaud enrhumé qui chante dans une caverne quand il parle la boite de conserve.

- Et dernière chose. Ni bruit, ni précipitation. On agit en mode ninja, compris? Fais passer ça à ton schizophrène, j'veux pas d'emmerdes. Et arrête de chanter, c'est un ordre.




Tu veux que je passe en mode ninja? Pas de bleme: Zen a maxima et ouverture des pores de mon corps au chakra.

Le changement débute.Le Vairon vire et passe du Vert et Blanc au Blanc et Rouge.
Seulement cette fois, peut etre parce que je suis dans un monde Magique et que mon corps produit dix fois plus de chakra ici que sur Terre, des changements supplémentaires s’opèrent. Le démon commence a montrer sa vrai forme..
Je ressent la douleur non plus seulement dans ma tete et dans mes yeux pendant le changement mais cette fois dans tout le corps.
Je écroule et vois l'autre gars blêmir.
Ne t’inquiète pas c'est rien.
Je lui mens...Ma voix n'est plus la même, elle est plus mielleuse et douce qu'autre fois et elle affirme plus d'autorité.
Toujours l'accent japonais mais cette fois il est cristallin,magique,envoutant ...Douleur...Dans la tete, sur la tete, dans l'échine, dans les doigts,dans la bouche...Le mec pâlit a vue d’œil.
Je saigne.je lèche mes doigts et aux moments ou ils passent, ils sont rouges sang avec des ongles un peu longs et pointus....pointus? des griffes ouais.

Un gout moelleux,chaud et sucré...Le Sang.
Mon échine me brûle et mon t-shirt est resté dans la neige car il fait trop chaud en bas. je passe mes doigts, qui ont été blanchis par ma salive et plus pales que d'habitude...ils sont carrément blancs comme de la neige fine, sur la douleur provoquée par mon échine et ils se mettent a me piquer.
Je les regarde, ils sont entaillés et se referment de suite.
du sang afflue de ma bouche et finissent sur mes doigts de neige.
Je prends mon portable comme miroir.
Mes dents...ca viens de mes dents. elles ont poussées enfin surtout les canines et elles sont acérées.
Je remarque que je suis tout blanc et qu'il n'y a pas que mes dents qui ont poussées. j'ai maintenant de petites griffes et des excroissances osseuses sur la colonne mais aussi sur la tête... elles doivent faire une dizaines de centimètres chacune pour celles sur ma tête et 5-6 centimètres dans le dos...
Un démon:je suis devenu un vrai démon.

Je peux enfin y aller.
Je ne saigne déjà plus et me sens bien plus fort qu'avant.

houaw je ne te savais pas capable de ca.
Je me découvre en même temps que toi . c'est tout nouveau et je sens que plus je vais m'entrainer plus je pourrais faire de grandes choses.

Bon c'est pas tout mais faut avancer maintenant.Boules-quies toujours en places? ok
Je m’élance en courant, dégaine et assène un coup de ce tranchant rugueux si particulier a une première bête...elle ressemble a un tigre qui aurait la taille et la carrure musculaire d'un bison.De plus elle possède deux excroissances dentaires longues de plus de 15 centimètres.Ses poils sont roux et argentés....Ok si une seule d'elle me choppe, je n'existe plus en moins de 20 secondes.


Je fais la moitié du chemin...15...15 putains de monstres massacrés sans aucun effort.
Ca fait du bien d'etre puissant.J'entends ce qui ressemble a un hurlement contenant un mot assimilable a mon nom prononcé par un Ours brun enrhumé .Je me retourne : Sourire sur son visage.
Il me rejoint.
Qu'est c'que tu veux Bak...Maena?
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Jeu 1 Déc - 23:00


Ilios.


Je lui demande comment elle s'appelle. Elle me regarde avec ses deux billes translucides. Lactées. Ne dit rien. C'est à peine si elle a des lèvres. Si ça s'trouve, elle n'a pas de cordes vocales, ni aucun autre moyen de communication. Peut-être que cette espèce se complait dans le silence. Envoûtant. Vraiment terrifiant. Elle ne doit pas vivre en communauté, de ce fait. Sans discours, sans dialogue, pas moyen de se mettre d'accord sur l'élaboration d'une stratégie d'attaque ou pour un plan de ravitaillement. Désespérément seul tout l'temps. C'est un genre, au final. C'est étrange. Mais c'est comme ça. Elle joue avec mes cheveux. Une mèche glisse de mon épaule à mon doigt. Elle s'amuse. Elle passe du pilier au cocon ténèbres. Elle est pleine de vie. Je souris. Elle est couverte de carmin, et ça ne l'effraie pas. Elle est là, et elle joue. Elle a une petite queue diablotine. Jolie à en crever. Je fonds. Alors je pose mon doigt au sol, la brusque un peu, lui fait comprendre qu'elle doit descendre. Je la rassure du regard en lui promettant que je ne l'abandonne pas. Je vais juste... Je sus sûr d'en avoir vu pas loin. Le buisson, oui. Je m'approche un peu, tend le bras. Ces baies ont l'air toxiques. Mais pour de vrai. Et étrangement, c'st un excellent remède contre les maux de tête et un coagulant hyper efficace. J'ai mal au crâne. Et je l'ai vu jouer avec une de ces baies, tout à l'heure. Elles vont devenir notre monnaie d'échange. C'est vrai, en plus. C'est bizarre que deux créatures aussi mirifiques que nous aient besoin de la même baie. On a une origine commune, sans doute. Quelque part, c'est à cela qu'on reconnait les entités de son rang. Ca se sent. C'est quoi. Pas une aura, mais... une odeur. Un parfum. Nous sommes supérieurs. C'est aussi simple que cela.
Je lui tend la baie en silence. Elle l'attrape. J'pensais qu'elle la reniflerait, au moins. Absolument pas. Elle la reconnaît directement, et l'engloutit d'un trait. C'est glouton, ce truc. Adorablement vorace. Et elle se met à siflotter. Finalement. Un son. On dirait le couinement d'une souris nourri par le chant d'un oiseau. Gazouillis horriblement criard. Ca m'donne envie d'l'étrangler. Mais c'est si mignon que j'ose pas. Elle plante ses dix-huit griffes dans la chair de mon index. J'ai pas cillé. Pas bougé. Elle est vraiment envoûtante comme créature. Toute petite. Et derrière le buisson, une autre. Toute noire, elle aussi. Avec ses deux grands yeux jaunes. Puis une autre. Pareil. D'autres. Plein d'autres. J'me suis fait des potes, aujourd'hui. J'entends les coups de sabre qui résonnent. Je récupère la rosée, lui souffle de bien s'accrocher à mon doigt, mais elle décide de venir s'installer sur mon épaule. Comme des dizaines d'autres, remarque. J'pensais qu'ça allait s'alourdir, à force. Je ne me suis jamais senti aussi léger de ma vie. Sérieux. Aïe! Aouch, qu'est-ce que... Mais qu'est-ce qu'elle fait? Elles font, en plus, j'en ai au moins cent sur moi. Euh. Attends. Aaaah! Aïe, putain! Gnn... Qu'est-ce... Elle fout quoi, là? Elle... Oh la baie! Elle me soigne! J'sens plus le sang couler... Ouais, c'est ça, elle est en train de refermer la plaie. C'est... C'est agréable. C'est gentil comme tout. Je sais pas quoi dire, tiens. Je les remercierai un peu plus tard. Ca m'empêche pas de le leur dire de vive voix dès maintenant. Elles n'ont pas l'air de souffrir de mon don. Je gueule pas non plus. M'en fout. J'sais que y'a des gens sympas, ici.

Une mélodie calme et sereine. Je ne pense à rien. Relève toi, juste, relève toi. Observe. La meute est prête à te suivre. Quiconque menacera ton clan sera prisonnier des serres méthodiques et de l'instrument de torture vocal. Rien ne peut résister à notre emprise une fois fusionné. Nous sommes puissants. Je le vois s'attaquer à trop gros. Trop gros. Il va s'essoufler. Va l'chercher. Cours. Cours. Ne regarde pas derrière toi. Fonce. Cours. Vas-y. Aller. Ils te suivent? Oui ils te suivent. N'aies pas peur. Il n'y a aucune crainte à avoir. Tout va très bien s'passer. Tu les ramèneras tous chez toi. Tu as de quoi les ramener. Tes épaules sont solides, les vêtements peuvent faire sacs. Tu n'as pas de quoi t'inquièter. Esquive la plante. Le gnuf. Cours. Les larmes aux yeux. C'est vrai...? Toujours cette éclipse. C'est à peine si on voit quelque chose. Juste, des reflets. Des éclats scintillants. Je ne distingue que sa lame et leur yeux. J'ai du mal à voir les obstacles immobiles. J'entends. J'entends tout ce qui m'entoure. Je m'impreigne de tous les échos. Je pourrais fermer les yeux, mais je n'ose pas. J'ai une famille avec moi. Je cours. J'arrive. Il achève son dernier bestiaux. Enfin. Qu'il croit. Se retourne vers moi, qui ne fais que ralentir sans pour autant m'arrêter. Il me demande ce qu'il y a. Il m'a entendu? J'ai parlé? Ah. Ou alors ce sont ces canailles sur moi. Derrière moi. Autour de moi. Comme s'il ne faisait déjà pas assez noir comme ça. Eclipse. De l'eau. Non. De la neige. Il neige. Il s'en mit à neiger. Ici? Maintenant? Oh, c'ets vrai. On est pas dans l'monde du passé. Mais la priorité n'est pas à cela. 'Fin... Pas maintenant.

- Ne te retournes jamais.

Je sais, ça pique les oreilles et ça agresse le cerveau. Peut-être que ça rentrera dans son petit crâne de moineau, comme ça. Tu écoutes tonton Maena, merde. Ca t'évitera de te faire prendre à la mode vicieuse par un félidé de deux mètres cinquante qui te saute dessus par derrière. J'accellère. Pas même besoin de sauter. Les belles le sont pour moi. Une nuée immense qui vient l'attaquer de plein fouet. Il ralentit, perd l'équilibre. J'en profite, je lui saute dessus. Fonce dans l'tas. J'écarte mes créatures. Et je souffle dans l'oreille de cette saloperie. La graisse du cerveau, c'est ce qu'il y a de plus dégueulasse au monde. Et j'en suis recouvert. Comme du sang. De partout. Partout. J'entends le hurlement sordide d'une harpie. Volte face. Ca manque pas. Les créatures noires l'ont tout bonnement fait s'arrêter sous leur poids écrasant. C'est intéressant, comme technique. J'arrive près de cette furie. Ca n'a rien de commun. C'est laid, et je ne veux pas écarter les petites créatures pour savoir ce à quoi elle ressemble pour de bon. Non, j'ai pas ce courage. J'me contente de hurler. Les beautés de suie s'éloignent et laissent l'ordure en proie aux plus abominables des douleurs. Avant que sa boîte crânienne n'explose à son tour. J'aime le carmin.
Il n'y a plus rien. Les petites bestioles reviennent vers moi, et je reviens vers l'autre, qui n'a pas bougé.

- C'est dangereux. Alors maintenant, on avance ensemble. Et fais pas ta célébrité, t'es déjà crevé. Quoiqu'tu en dises.

J'veux rentrer. J'm'essuie le visage tout en luttant contre les bestioles qui cherchent à déchirer ma manche. Elles sont franchement trop bizarres. Puis j'me retourne, et je commence à marcher. J'veux rentrer. J'ai toute une colonie à étudier.
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Mer 7 Déc - 13:32

- Ne te retournes jamais.

Encore cette douleur criarde dans mes tympans....
L'autre se déchaine sur deux bestioles.L'une d'elle ressemble a un tigre comme ceux que j'ai annihilés,l'autre rassemble a une sirène volante sans la queue de poisson et en plus furieuse mais elle finit étouffée par une nuée de bestioles plus petite que mon pouce

Des animaux étranges rodent dans ce putain de monde a la con. Certains on un poil anormalement frisé et d'autre sont des chimères,mélanges de plusieurs animaux de mon monde.

Je suis fasciné par une sorte de boule de poils ressemblant a un linx miniature sauf qu'il est vert comme l'herbe de la prairie et qu'il est surexcité.Il essaie d'attraper une sorte de colibri aux ailes translucides. il s'accroche a mon pantalon et escalade mon corps pour finalement délaisser l'oiseau et se lover sur mon épaule. Il est doux et tout chaud.
Il se met a cracher de petites flammèches en éternuant.
Je me met a rire puis me tais quand une dizaines de ses comparses bien plus gros approchent...Ils sont énormes,ils doivent faire la même taille qu'un Bison.
Ils montrent des dents de grande taille puis l'un d'eux qui semble diriger la troupe me lance un jet de flammes qui m'échauffe le visage sans me bruler....
Maena s'approche et hurle dans leur direction.La douleur me vrille les tympans mais eux ne bronchent même pas. Ils ont l'air d’être amusé par l'effort vain de Maena qui voulait leur faire sauter le crane.
Le petit qui est lové dans mon cou doit être l'une de leur progéniture.Il se redresse et son poil se hérisse.
Il pousse une sorte de miaulement auquel un membre du groupe réponds par une douce mélopée.

Ils s'éloignent me laissant le petit être qui se relove dans mon cou.On lui doit la vie car a trente-cinq contre deux, on serait en charpie.
Je le caresse doucement et il se met a ronronner.


- C'est dangereux. Alors maintenant, on avance ensemble. Et fais pas ta célébrité, t'es déjà crevé. Quoiqu'tu en dises.


Il a raison, pressons le pas et rentrons nous reposer au plus vite.
Il se met a marcher en direction de la forteresse et je le suit.

Nous passons a coté de monstres qui semblent moins agressifs.Cela doit venir de la forteresse.Surement un enchantement ou quelque chose dans le genre.

Au bout d'une petite demi-heure de marche tranquille, on se retrouve devant une porte en bois géante.
Elle doit faire cinq a six fois ma taille et elle est bardée d'épines de fer d'une trentaines de centimètres.
Aucun doute, dedans on ne risque presque rien.

La transformation ne s'est pas encore annulée...Bizarre
Bon je pense que si je veux redevenir normal faut que je te botte le cul pour te sortir du trône du dirigeant?
Nan je te laisse la place car même si c'est démentiel et que c'est une pure extase d’être aussi puissant,ça fatigue vachement.


La douleur de la transformation est bien plus douce cette fois.
C'est quand même bizarre qu'il cède si facilement...Il a enfin du comprendre que c'est mieux pour nous quand on collabore.
La fatigue qui m'avait envahie disparut a l'instant ou je reprenais ma forme originelle.



Bon on fait quoi maintenant?
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MessageSujet: Re: [CLOS.] Ecchymoses. [Paburo.]   Lun 19 Déc - 0:32


Cérémonie.


Y'a plus rien à voir. On est arrivés. Là, à quoi, deux cent mètres, on va trouver les portes de la Forteresse. Yeah. Enfin. Je jette un coup d'oeil au bleu derrière moi. Il m'a pas lâché, et même, il a survécu. Grâce à moi, quelque part. C'est déjà énorme, comme félicitation. On est contents, ouais. Mais bon. Il s'est trouvé un compagnon à poil, on dirait. Une sorte de quoi... de touffe d'herbe verte, quelque part entre un tapis et un chat, qui crache du feu et qui est assez petit pour resté lové sur son épaule sans bouger. J'ai déjà vu ça. J'en ai ouvert cinq ou six, aussi. Et ben à l'intérieur, c'est exactement pareil qu'une poule. C'est ovipare, et ça bouffe les oeufs en plus. J'te jure c'est vrai. En fait, ils vivent en troupeaux, et ils se battent entre eux. Et quand le mâle, parce que c'est le mâle qui porte les gosses, sent qu'un troupeau menace d'attaquer ses petits, ben il préfère gober les oeufs plutôt que de les laisser aux autres. C'est triste? Ouais, sans doute. Moi j'trouve ça épique. C'est une preuve d'intérêt exceptionnel, quelque part. On préfère se rendre coupable d'un crime ignoble pour ses enfants. C'est un style, mais c'est poétique, en fait. Ouais.
Il se coltine ce truc depuis tout à l'heure. Ca l'a pas lâché. M'enfin j'ai rien à dire pour le coup, vu que toutes les petites bestioles noires m'ont suivi aussi. Eh, j'vais pas m'plaindre sachant que c'est c'que j'voulais à la base. J'vais rentrer, j'vais m'cloîtrer j'sais pas où tranquille dans un coin de la Forteresse, j'vais tous les rassembler, et j'vais tout les étriper. Pour la peine, j'en ai des centaines, de cobayes. J'te jure j'vais m'amuser, là. C'est chou, ces choses-là. Plus mignones déjà que sa boule de poils verte. T'sais que... 'Fin j'sais pas. J'ai pas goût à grand chose. J'sais que j'vais pouvoir ouvrir des êtres vivants, que j'vais pouvoir agrandir mon bestiaire, compléter une nouvelle page, mais rien. Pas la moindre excitation, pas la moindre impatience. Rien. J'me contente vraiment de passer l'temps, en ce moment. Ca fait plusieurs jours que c'est comme ça. C'était limite si je n'vivais que pour cette descente de la montagne, la semaine dernière. J'pensais qu'à ça, j'essayai même de trouver des leurres pour pouvoir matérialiser le matériel plus vite. J'avais vraiment besoin de distraction, j'crois. Et là, maintenant qu'je sais qu'j'en ai une, là, tous frais payés tout c'que tu veux, et ben rien. J'trouve ça carrément bénin. J'reste complèt'ment indifférent au truc, quoi. C'comme si j'allais rentrer, et qu'j'allais retomber dans l'ennui. C'est p't'être trop facile, remarque. T'sais, quand tu es certain d'avoir c'que tu veux, et qu'tu prends pas conscience de l'importance de c'te chose que tu as d'office. C'tellement facile à force que tu perds le goût de sa présence. J'ai l'impression qu'c'est pareil. Je sais qu'ils sont à ma merci, ces bestiaux. Je sais qu'ils sont morts s'ils ne s'enfuient pas tout d'suite. Et ça m'dégoûte. Y'a pas d'compétition. Y'a pas d'pourchasse, y'a pas d'échange de coups, de combat... Y'a pas d'spectacle, en fait. Y'a pas d'spectacle.

J'me d'mande s'il n'y a que moi, qui puisse ressentir ça. À pouvoir sentir, quelque part, cette forme perverse de douleur.
J'ai encore mal au crâne. Et ça, la noiraude le sait plus que de raison. Elle est sur mon épaule, elle ne bouge pas, mais je sens sa chaleur étrange posée contre ma tempe. Je suis couvert de balafres et de blessures, je suis repli de mort, fuyard en tout temps. Il y a un vide énorme que je dois combler. Je ne suis pas complètement con, je sais très bien c'que c'est. Alors je trouverai. Je trouverai un moyen pour me sortir de là.
Peut-être qu'en me sauvant, je sauverai des vies. Peut-être que j'n'aurai plus besoin de saigner les autres pour trouver un temps soit peu mon bonheur.
Je suis fatigué, vraiment. J'veux qu'on me foute la paix, qu'on m'laisse tranquille. J'peux pas avoir affaire à tous ces cloportes d'chez Layca. J'pas envie d'rentrer. J'veux rester dehors. J'veux rester seul. Alors quoi? J'vais m'exiler? J'suis mort d'office si j'fais ça. Puis j'ai la dette de la résurection envers Layca, et j'veux m'en dispenser pour de bon. J'sais plus quoi faire pour rester là. J'sais plus quoi faire tout court. J'me sens plus mort que jamais, le comble. J'ai rien à faire. J'reste muré dans mon mutisme sans avoir la possibilité même de parler sous peine de fliguer quiconque s'entiche un peu trop de moi. J'porte un masque qui effraie les gens ou qui attire ceux que je n'aime pas. On m'appelle Monsieur au lieu d'Maena. J'me sens pas bien. J'défaille un peu. En fait, je ralentis. Je le laisse passer devant, discrètement. À en croire son pas, il n'a rien remarqué. Layca, merci pour ça. J'te l'revaudrai. J'me sens franch'ment mal. Personne ne doit le voir. Personne ne le voit. Layca, j't'ai déjà dit merci? J'dois pas clamser. Maena, s'il te plait fais pas l'con. Surtout pas ici. J'ai pas envie d'crever. J'aime pas, crever. C'est rien, ici, tu m'diras. Mais j'supporte pas ça. On réapparait dans une fontaine. J'suis constamment hanté par cette saloperie, faut croire.
Il regarde droit devant lui, réhaussé par son nouveau chaton, et il ne me calcule pas. C'est bon, Maena, tu peux t'agenouiller. J'laisse ma tête se balancer vers le bas. C'est bon. Calme toi. Tout va bien, Maena, c'est bon j'te dis. C'est vrai...? Tout va bien? Oui, ouais. Remets le masque. C'est bon. Ca va. Ca va aller. Redresse-toi, vite. Tu vas le perdre, sinon.

On arrive. Enfin. J'suis encerclé par le nuage à tel point que j'vois quasiment plus ce qu'il peut y avoir à côté d'moi. Non mais ces trucs, j'te jure, question pratique c'est pas ça. Les portes. J'ai horreur de ces portes. C'est moche. C'est gros, c'est lourd, et surtout, c'est galère pour entrer. Il se détransforme. J'avais même pas calculé qu'il s'était transformé. Ou alors si. Mais j'm'en souviens plus. Ca doit faire mal. Ouais. Oui, ouais. J'bloque pas mon soupir, pour le coup. J'suis couvert de blessures, de balafres, d'ecchymoses. Ce sont mes stigmates à moi, quoi. Et c'est loin d'être uniquement physique. En fait, rien chez moi n'est physique. Tout est parfait dans mon physique. Tout est à revoir dans mes pensées.

Bon on fait quoi maintenant?
- Déjà, tu m'laisses faire.

J'm'approche de ces conneries en bois massif. Z'ont vraiment rien trouvé de plus chiant qu'ça, sérieux. J'ai envie d'bouffer comme un porc. J'ai pas faim. Ca doit faire des siècles que j'ai rien avalé. En ce moment j'mange rien. J'ai pas envie d'manger, et maintenant qu'j'en ai même plus besoin, rien ne me contraint à avaler quoi que ce soit. Mais là, j'sais pas. J'fais ma crise de boulimie aiguë, j'ai b'soin d'manger n'importe quoi. J'ai envie d'acide, en fait. Ou pas forcément. Mais dans l'meilleur des cas de l'acide, de l'amer, des trucs qui sont dégueulasses ou qui arrachent la gueule. Ou j'ai envie de rien. Putain c'que j'peux être chiant quand j'suis comme ça.
Je frappe à la porte. Pas d'réponse. Evidemment, tu m'diras. Selon les instructions données par Ô Sublimissime Layca de mes deux, il faut attendre que les portiers te répondent avant de pouvoir décliner ton identité, ton grade et éventuellement rentrer. Rien qu'ça. Je frappe une nouvelle fois. Toujours rien. Ca va me casser les couilles cette histoire, j'le sens bien là. Troisième fois... Quatrième. J'vais défoncer la porte s'il se bouge pas l'cul, monsieur j'ouvre la porte. Oh putain mais tu vas t'magner, enfoiré?!

- HELLOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO! Bordel de con d'ta race espèce d'enfoiré tu vas ram'ner tes couilles ou j'viens t'chercher par la peau du cul?! Bouge-toiiiiiiiiii!

Ah ben enfin! J'entends des pas, c'pas trop tôt! Mon cochon j'te jure j'vais pas t'louper. Ouvre c'te putain d'porte, vite. Va-y enlève le masque. Enlève-le quoi.

- Ve... Veuill... Veuillez dé-dé-cl... Déclin... Déclinez votre... Iden...
- Devine qui c'est, pauvre con.
- Ah, Monsieur Raph... Raphaëlita...

Y'a qu'à d'mander, les portes s'ouvrent sur l'instant. Va falloir défoncer les murs de la Forteresse bientôt pour pouvoir rentrer. J't'assure ça devient critique. Non mais merde, à la fin... Bon. L'intérieur est merveilleux. J'ai pas envie d'y aller. J'regarde le bleu. Remets l'masque avant d'parler. Ouais, c'que j'peux devenir raisonnable.

- J't'accompagne pas plus loin, j'ai deux-trois choses à faire. C'que tu fais, c'est que tu vas chercher quelqu'un, n'importe qui que tu puisses croiser à l'intérieur de la Forteresse. Là, tu dis que tu viens de la part de Maena, ou de Maena Aiolia Meryl Raphaëlita, c'est mon nom complet, ou alors dans le pire des cas Monsieur Raphaëlita, l'Elu. Tu demandes à voir Kamui. C'est un peu comme le supérieur hiérarchique de tout l'monde, ici. 'Fin c'est l'supérieur hiérarchique de tout l'monde. Tu lui racontes toute ton histoire, et il te dira quoi faire après. Tu devrais t'en sortir en faisant ça. T'oublies pas : demande à voir Kamui. Et traînes pas, tu fais ça direct. Et sois poli, aussi.

C'pas sorcier. Va bien savoir s'démerder tout seul, lui. Ouaiiiiis. Volte face. J'ai plus rien à foutre ici. J'vais m'occuper de mes bestioles ailleurs. J'commence à partir. J'reviendrai sans doute pas dormir ici ce soir. J'devrai pas, mais j'veux m'isoler.

- À plus, vieux. Bon courage.

Et je n'me retourne pas.

Ecchymoses et Mutilation.


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