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 Dimitri, l'Empoisonné.

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Dimitri
Pinceau Viscéral 埉 L'Empoisonné

Pinceau Viscéral 埉 L'Empoisonné
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MessageSujet: Dimitri, l'Empoisonné.   Dim 8 Mai - 19:04

    Ses chimères ont disparu face au [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]. Et ses cruelles larmes de givre ont brûlés ses joues.

    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

    © Personnage de [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].

    Nom : Rosedale (sur Terre).
    Prénom(s) : Dimitri.
    Sexe : Masculin.
    Rang : Pinceau Viscéral 埉 L'Empoisonné.
    Orientation sexuelle : Bisexuel.
    Âge : La vingtaine.
    Origines : Britanniques et chinoises.

    Divinité servie : Oppse.
    Élu dominant : Luz.
    Grade : Nouveau Pion.
    Don :
    Cold Sun ❦:
     
    Dans les veines de Dimitri circule un poison, non mortel, mais qui a des effets paralysants. C'est une fluide glacial qui peut, selon la dose conférée, paralyser les muscles, mais aller jusqu'aux organes. Cependant, les répercussions sur le porteur du poison sont assez violentes. Vomissements, pertes de connaissance, parfois même coma. Pour transmettre le poison, Dimitri devra chercher au fond de lui, la source bouillonnante du poison, s'en imprégner, et après, par le toucher, le communiquer. Le fluide empoisonné est la seule et dernière chose qu'il ressent comme froid, lorsqu'il passe de son corps à celui de la cible, et la transmission électrisera légèrement ses doigts. Aussi, lorsque Dimitri se contente de paralyser les muscles, quand l'effet prend fin, la cible -mais lui aussi- aura une montée de fièvre plus ou moins forte, et pourra subir des effets secondaires (vertiges, nausées, etc). Ce poison a également des répercussions sur l'état de Dimitri, bien qu'il ne soit pas mortel, il lui provoque des quintes de toux et crachats de sang. D'autant plus que le fait de fumer n'arrange rien. Et dernière chose : on pourrait croire qu'à force de transmettre son poison, celui-ci quitte le corps de Dimitri. Mais non, le fluide toxique semble pouvoir se recréer, comme si il était.. vivant.
    Arme(s) utilisée(s) : Le jeune homme manie un nunchaku depuis son arrivée sur Alea Jacta Est. Au début, sa maîtrise était assez chaotique, mais avec le temps, il réussit à s'en servir admirablement bien. Toujours dans une poche, ou même en main, Dimitri ne quitte jamais son arme et l'utilise même parfois dans le vent pour passer le temps ou faire fuir les éventuels pots de colles.

    Description Physique : Lorsque l'on dépose les yeux sur ceux de Dimitri, on voit un abîme. Un gouffre, vide. Si l'on plonge, on se noie dans le néant. Le soleil ne se reflète pas dans ses pupilles noires, la lune non plus. Quand on le regarde, de loin, sans réellement lui prêter une réelle attention, on ne voit qu'un être vide, à la peau terne. On ne voit qu'un visage dissimulé par une chevelure de jais, des yeux entourés de maquillage. Des joues creuses, des lèvres fines qui ne s'ouvrent jamais. La joie et le bonheur ont déserté ce visage dévasté depuis bien longtemps. Dimitri est une âme desséchée, et cela se voit. Aucune émotion n'apparait plus. Il reste infiniment stoïque et insensible. Son corps élancé n'est pas vraiment impressionnant. Il a beau être grand, son aspect maigre lui donne un air faible. Pourtant, quand on se rapproche de lui.. Quand on observe mieux son regard, pas si noir que ça, on peut se rendre compte qu'il vit encore. Son cœur bat toujours dans sa poitrine, et dans l'abîme de ses yeux, parfois, un rayon de soleil filtre, parfois, le bruit des vagues résonnent. Si vous retirez le voile de vos yeux, dans ce noir, vous verrez des couleurs fuser. A travers ce corps sombre, recouvert d'encre, vous verrez la pureté. La bienveillance. Car ces yeux obscurs veillent sur tout ce qu'ils voient. La première impression est toujours mauvaise, faucheur, voleur de vie, cruel. Mais cet homme sait retirer son masque, quitte à s'arracher la peau, pour afficher son vrai visage. Son style ajoute de la démence à son apparence. Son torse et ses bras sont recouverts d’arabesques, mais aussi de symboles plus concrets et moins poétiques. Tout chez lui a été touché. D'une certaine façon, le naturel ne l'habite qu'à l'intérieur. Peut-être que si vous lui enleviez ces tatouages, son maquillage, tout ses artifices.. Peut-être qu'il serait beau ? Mais non, Dimitri ne l'est pas. Il est simplement doté d'une laideur magnifique.

    Description Mentale : Éteint. Vous êtes face à un homme éteint. Immobile, ses yeux sont à moitié fermés, et ses traits affichent la lassitude la plus intense. Pourtant, au fond de lui, la confusion le dévore. Les souvenirs se cognent contre un mur infranchissable. Ses lèvres sont scellées, Dimitri parle peu, mais parle bien. Parler est difficile, alors il réfléchit. Il réfléchit beaucoup, et hésite souvent avant d'arracher les coutures invisibles autour de sa bouche. Calme, la respiration lente, le regard dans le vide, il réfléchit. Toujours il réfléchit. Mais ses traits restent les mêmes. Il est éteint. Il ne montre pas ses émotions, il les enfouit dans un coin reclus de son esprit. Sauf qu'il arrive que les émotions soient trop intenses, et qu'elles le dépassent. Dimitri pourra rire, pleurer, s'énerver, hurler, frapper. Et si il peut rester des heures sans hausser un sourcil, il change souvent d'humeur, même si ça ne se voit pas. Ça ne se voit pas, mais ça se ressent. Son ton change. Allant de la froideur, à la neutralité, en passant par la gentillesse ou la tristesse. Bien que complexe et irritant, Dimitri est bienveillant. Et parfois même, un minimum sociable. Il arrive que ses lèvres se fendent, en un sourire. Mais il arrive aussi qu'un étau se resserre autour de son cœur et lui fasse cracher des mots durs et cruels. La colère et la haine savent le gagner. Et sa langue se fait empoisonnée, comme son être. Dans ces moments là, il pourra se montrer si blessant.. si sombre, qu'il en paraîtra aussi mauvais qu'un vil serpent. Mais l'humeur dominante chez ce pion d'Oppse, c'est en fait, c'est le vide. Il reste là, assis à fixer un point sans vraiment le fixer. Et il pense, il réfléchit mais ne ressent rien. Il entend, mais n'écoute pas. Il voit, mais ne regarde pas. Son corps est bien là, mais son esprit est bien trop loin. Parfois, il faut un long moment avant qu'il ne remette les deux pieds sur Terre, ou plutôt sur le monde étrange où il a atterrit et où tout a changé pour lui. Son corps ne réagit plus de la même façon, et c'est le principal sujet de ses pensées. Dimitri broie du noir, et ce noir ressort, dans ses yeux. Ses yeux.. Les seules portes de son esprit.

    Signes particuliers : Plusieurs tatouages sont apparus sur son corps à son arrivée, une croix sur la hanche droite, une tête de mort sur l'épaule droite et plusieurs motifs sur le haut du torse, le bras, et les avants bras. Accessoires hors du commun (haut de forme avec cartes, vêtements totalement customisés, etc).
    Talents spéciaux : Hors sa maîtrise du nunchaku, rien de spécial, hormis qu'il sache parler le chinois (bien que sur Terre, il ne l'ai jamais appris). Aussi, un certain talent dans le dessin.
    Aimez-vous les rhododendrons ? Non, moi ces saloperies là, je les éventre. [Code REvalidé par Kamui SALE GNUF HYPNOTISED A ETHS FUFU]

    Votre personnage est-il victime d'amnésie ? Partiellement. Certains souvenirs -assez douloureux au passage- lui reviennent dans ses cauchemars. Les répercussions de son don sur lui-même, après son utilisation, lui semble familières.
    Citation : « Nous portons tous des masques. Mais vient un moment où on ne peut plus les enlever sans s'arracher la peau ». (André Berthiaume).
    Biographie : Chapitre I ; L'horizon.

    Les cris perçants d'un nourrisson remplacèrent la tension qui s'était installée précédemment dans la pièce blanche. L'homme en blouse tendit le minuscule bébé dans les bras d'une mère au sourire comblé. C'était un garçon. Mais le couple le savait déjà. Shenyan, regardait son fils, de ses prunelles noires. Ses yeux en amandes paraissaient être deux étaux protecteurs pour cet être qu'elle avait porté et qu'elle avait mis au monde. Et près de son lit, un homme charmant, qui effleurait la chevelure noire de sa femme, fier. Daniel et Shenyan Rosedale s'étaient mariés il y avait de cela, deux ans. L'homme de vingt neuf ans était né en Irlande, et était venu vivre à Londres pour exercer son métier de professeur d'histoire. Shenyan, elle, venait tout droit de Chine. Elle était était peintre et travaillait dans leur maison. Tout était parfait. Tout...

    - Comment le nommerez-vous ? Demanda la sage femme, émerveillée.
    - Dimitri, avaient-ils répondu en même temps.

    * * *

    Le soleil filtrait, à travers le fin rideau gris clair, enveloppant la pièce d'une chaleur réconfortante. Toujours emmitouflée dans les draps, Shenyan battit des paupières, éblouie par la lumière du jour. Ses cheveux noirs ondulés tombaient sur ses épaules nues, et son visage d'albâtre se tourna à sa gauche. Daniel dormait, sur le ventre, le visage vers elle. La femme se redressa, gardant le tissu blanc contre son buste. Sa voix appela automatiquement son fils, qui devait déjà être debout. Le garçon arriva à pas feutrés, vêtu d'un pyjama, un ours en peluche à la main, et avec des chaussettes dépareillées. Il se précipita contre sa mère. Shenyan resta ainsi, à discuter avec son enfant et son mari qui venait de s'éveiller pendant plusieurs heures. Les Rosedale avaient des moments comme ceux-là presque tout le temps. Rien, ni le travail, ni les divertissements, ne leur retirait ces moments de sérénité et de joie brute. C'était un plaisir simple, tout simple, mais qui leur était vital.

    * * *

    Il pleuvait depuis un ou deux jours. Les rues étaient bloquées à cause d'une petite inondation. Shenyan peignait, Daniel lisait, Dimitri jouait. La maison était calme, mais une chose avait changé. Venant de cette artiste qui reproduisait pour la première fois, le visage de son fils avec un pinceau. Dimitri était brun, et avait la peau assez claire. Un peu plus grand que la moyenne, ses yeux avaient la même couleur que ceux de sa mère. Mais la chose ne venait pas de lui. Elle venait de Shenyan, qui avait un ventre rond. Enceinte. De deux enfants, dont le sexe n'avait pas encore était révélé. Et d'autres heures de plaisir simple se profilaient, dans l'horizon grisâtre, qui pourtant, s'assombrissait pour cette famille. La pluie frappait les vitres, plongeant toute la ville dans une ambiance de calme. Le son de ses gouttes contre le bitume et le verre apaisaient les esprits et les mœurs. Tous les quelconques soucis qui pouvaient tourmenter les gens, semblaient s'effacer, comme de la peinture sous l'eau. Et Shenyan tentait de retranscrire ce sentiment dans le regard rêveur de son fils.

    * * *

    Chapitre II ; La Dame de Fer.

    La délicatesse violente des flammes qui léchaient les murs avaient créé une panique immense. Toute la pièce était emplie de fumée, de cris, de flammes, et de personnes qui courraient dans tous les sens et se cognaient. Et dans un coin isolé, à l’abri de la cohue, en attente du secours, Shenyan, le ventre énorme, et Dimitri près d'elle, caressant ses cheveux, inversant les rôles. Shenyan avait peur, si peur que son fils était obligée d'essayer de la calmer. L'incendie s'était propagé très rapidement, la porte était condamnée. Personne ne connaissait la provenance du feu. La seule chose qu'ils se disaient tous était qu'ils allaient mourir brûlés ou étouffés. Shenyan avait la main sur son ventre, comme pour protéger ses deux filles. Le gynécologue lui avait annoncé il y a quelques dizaines de minutes qu'elle attendait deux filles. C'était le rez de chaussé de l'hôpital qui brûlait.. Dimitri regardait les yeux de sa mère, puis son ventre, effleurant le tissu de la robe de Shenyan, en guise de tendresse. C'étaient ses petites sœurs. Il était content. Mais il avait peur lui aussi. De ne pas pouvoir profiter d'elle. Après tout.. Même si ils pouvaient survivre, il y avait toujours un risque d'explosion, d'effondrement.. Le petit garçon de six ans secoua la tête pour chasser cette idée.


    Il y eut un bruit sourd, la porte tomba au sol, donnant sur des pompiers. Ils sauvèrent au fur et à mesure les gens, privilégiant les personnes comme Shenyan, et les enfants. Malgré les plaintes de la femme chinoise, Dimitri fut évacué avec les derniers. Il était grand, il paraissait ne pas être une personne à risque. Grave erreur. Dimitri sortit, blême, en toussant. Il vomit. Et Shenyan fronça les sourcils en soutenant son ventre. Les deux êtres venaient de perdre quelque chose..

    * * *

    - Je suis navrée madame Rosedale.. Souffla le médecin. Une de vos filles a perdu la vie à cause de la fumée et du stress..
    - Et Dimitri ?
    - Dimitri a inhalé un gaz toxique assez rare.. Il risque fort de tomber malade et d'être extrêmement vulnérable à toutes sortes de fumées. Ses poumons s'affaiblissent.. Je suis sincèrement désolée pour ces tristes nouvelles. Nous sommes à votre écoute en cas de besoin. Et nous feront en sorte que les traitements ne vous ruinent pas.
    - Mon autre fille ira t-elle bien ? Demande Shenyan, avec peu d'espoir.
    - Elle sera fragile, mais elle ne présente aucune signe de maladie ou autres.

    Shenyan quitta le centre hospitalier d'une ville voisine de Londres, et rentra chez elle en autobus. La mine triste, pâle, et les yeux cernés, elle ne put retenir ses larmes sur son siège. Pourquoi seuls ses enfants avaient subi ? Pourquoi pas elle ? Elle enfouit son visage dans ses mains, alors que l'adolescent qui lui avait cédé la place s'accroupit devant elle, en tenant toujours la barre de fer.

    - Que vous arrive t-il madame ?

    Elle ignora sa question, trop secouée pour prononcer un mot. Elle s'en voulait, quelque part au fond d'elle. De sortir indemne et quasiment sûre de vivre alors que son fils était malade, qu'une de ses filles était morte que sa sœur serait très fragile. Elle s'en voulait tant.. La Dame de Fer lui enserrait le cœur, comme une géhenne sans issue. Et le jeune homme à ses genoux attendait, le regard empli de compassion, sans aucune pitié qui n'aurait certainement pas plu à Shenyan.

    - Rien qui pourrait se résoudre par des mots je le crains, murmura t-elle, en levant les yeux vers l'adolescent.
    - Alors, soyez courageuse et ne baissez pas les bras, lui sourit-il.

    Courageuse..

    * * *

    Chapitre III ; Sans vie.

    Dimitri était agenouillé près de sa petite sœur. Son unique petite sœur, alors qu'il aurait du en avoir deux. Lors de l'incendie, il avait eu peur de les perdre toutes les deux. Il en avait une. C'était déjà un bien.. Meryle était le portrait de Shenyan. Mais elle était faible, et passait le plus clair de son temps dans le berceau. Dimitri aussi d'ailleurs. Mais ils avaient le droit, le matin de jouer un peu ensemble. Et tandis que les enfants profitaient de réussir à tenir debout, le couple se disputait éternellement. Daniel était démoli, Shenyan aussi. Tout deux s'en voulait. Daniel s'en voulait de n'avoir rien pu faire, et, bien qu'il tenta de refouler ce sentiment, il en voulait à Shenyan, sans savoir pourquoi. La femme, elle, s'en voudrait toute sa vie d'être en bonne santé alors que ses enfants, non. Et ils criaient. Puis, un jour, Daniel partit, en embrassant ses enfants, et leur promettant de venir les voir dès qu'il le pourrait. Mais.. Dommage, à ce moment-là, les deux enfants étaient endormis.

    * * *

    Meryle tremblait. Elle avait froid. Et chaud. Elle grelottait. Transpirait. Dimitri était dans les toilettes, la tête penchée sur la cuvette. Shenyan pleurait, en appliquant un gant humide sur le front de la fillette de dix ans. Tout allait mal désormais. Les deux enfants souffraient physiquement. Shenyan était détruite, psychologiquement. Mais elle était courageuse et ne baissait pas les bras. Il le fallait, pour sauver ses deux enfants. Et tentait de se faire pardonner par sa petite Alessia, qui n'était jamais née. Qu'elle ne put jamais serrer dans ses bras.


    - Je me sens un peu mieux, minauda Dimitri en revenant.
    - Tant mieux mon fils. Allonges toi, essaye de dormir, conseilla Shenyan en dissimulant ses sanglots.
    - Comment elle va ?
    - Pas bien, mais ne t'en fais pas, je m'occupe d'elle. Toi, repose toi.
    - D'accord..

    Et elle continua de soigner sa fille en pleurant silencieusement...

    * * *

    Shenyan regardait son fils dormir. Il avait le visage paisible, pour une fois. Mais, Shenyan ne l'avait pas, elle. Ses yeux étaient larmoyant, des cernes violacées assombrissaient son regard, son teint était blafard. Comment pouvait-elle regarder la joie matinale de son fils ? Comment ? Comment lui dire ? Comment l'apaiser ? Ses mains se posèrent sur les épaules de plus en plus larges de l'adolescent. Seize ans déjà, toujours en vie, un cadeau immense. Meryle avait dix ans. Et tout deux étaient si proches, malgré cette différence d'âge, ils paraissaient de jumeaux. Dimitri remplaçait Alessia. Meryle remplaçait Shenyan. La mère n'était plus que l'ombre d'elle-même. Elle ne peignait plus, dormait et mangeait peu. Passer son temps à veiller sur ses deux enfants. Elle secoua doucement l'adolescent.

    - Maman ?
    - Chéri.. Je.. Meryle.. Bafouilla Shenyan.
    - Il lui est arrivée quelque chose ? Il s'était redressé brutalement pour voir le corps sans vie de sa sœur dans son lit.

    * * *

    Chapitre IV ; La fin.

    La pente était dure à remonter. Dimitri ne s'en remettait pas. Un an déjà que sa petite sœur avait succombé. Il était plus malade que jamais, pouvait à peine respirer, et restait cloué dans son lit tout le temps. Sa mère passait son temps à veiller sur lui, lui offrait des fleurs, choses qu'il adorait. Dimitri était constamment sombre. Son cœur ne parvenait plus à sourire. Lui aussi avait été enlacé par la Dame de Fer. Le poison dans ses veines le faisait vomir. Son estomac était incapable d'ingurgiter plus que quelques bouchées de riz. Shenyan s'était remise à la peinture, et pleurait. Daniel ne donnait aucune nouvelle. Dimitri devenait fou, et commençait à faire de sombres projets.

    Il n'avait pas vu le monde extérieur depuis des années.. Alors il demanda à sa mère de faire en sorte qu'il puisse sortir. Pourvu d'un masque, il ptu visiter la ville seule. Car Shenyan était incapable de s'arrêter de pleurer. Démoli, accablé par le chagrin, il acheta la chose qui tuait nombres de gens et qui le tuerait à coup sur. Il rentra, non sans avoir pleuré sur un bosquet de roses blanches, dans le parc. Non sans avoir aider une petite fille à faire de la balançoire. Et il avait retrouvé sa mère, en larmes, le pinceau à la main.


    * * *

    Il porta la cigarette à sa bouche. L'alluma. Et aspira le poison. Il sentit sa mort se rependre en lui. Fermant les yeux, il savoura son agonie. Puis, la douleur se réveilla. Ses poumons hurlèrent. Dimitri se mit à tousser, tousser comme jamais. Il cracha du sang, toussa. Shenyan arriva. Et cessa de pleurer. Elle trouva son fils, sans vie, la mort entre l'index et le majeur. La mort. La fin.

    * * *
    *


    Test RP

    Ses paupières lui semblaient lourdes. Comme un poids surhumain à soulever. Comme pousser une immense porte fortifiée pour finalement être aveuglé. Sentir ses pupilles fondre sous les violents rayons du soleil. Et pourtant, affalé dans l'herbe, Dimitri parvint à ouvrir les yeux. La lumière du jour passait à travers les épais arbres qui se trouvaient au dessus de lui. Au début, ce fut comme un réveil normal. Mais, après quelques secondes, il émergea. Jamais il ne s'était endormi dans une forêt.. si ? En tentant de se souvenir de la veille, il se heurta à un mur. Il n'avait en mémoire que la sensation divine du tabac dans la poitrine. Le jeune homme fouilla sa poche et trouva un paquet de cigarette alors qu'il commençait à grelotter. Allumant le doux cancer avec un vieux briquet gris, il se releva et parvint à sortir de la forêt. Pourquoi avait-il froid ? Le soleil semblait agresser l'univers entier pourtant.. Mais Dimitri avait froid. Très froid. Et en sentant le tabac se répandre en lui, il ne comprit pas l'émotion de mélancolie qui lui étreignit l'âme. La confusion. Avoir froid au soleil, avoir envie de pleurer en fumant, se réveiller dans une forêt sans savoir ce qu'il s'est passé la veille.. Et un cri fou qui résonne soudain.

    - NYOLOOOOOOOOOOOOOOOOOO !

    Dimitri sursauta et lâcha sa cigarette au sol. Cette petite chose qu'il avait autrefois redouté. Mais pourquoi ? Et pourquoi cela lui plaisait désormais ? Sa main vint se poser sur son front, qui suait. C'était incohérent. Il avait froid, pourtant il transpirait. Et toujours cette mélancolie d'épines qu'il ne s'expliquait pas. Mais.. ? Il ne pu se retenir et versa quelques larmes de frustrations. L'endroit ne lui disait rien, il n'avait en tête que son prénom, et un visage ravagée par la tristesse. Un visage de femme, au visage d'albâtre, avec deux magnifiques pupilles noires. Qui était-elle ? Aucune idée. Toujours aussi perdu dans cet endroit étrange, il suivit le sentier qui semblait se dessiner à travers la végétation, cherchant à mettre un nom au visage qui le hantait. Il avait beau fermer les yeux, il voyait encore cette peau de craie brûlée par des larmes de givre. Le cruel soleil froid le tourmentait, lui aussi. Et petit à petit, la lune vint le remplacer. Dimitri commença à avoir moins froid, jusqu'à avoir presque chaud. Tout s'inversait. Il toussa, ses poumons le brûlèrent. Il pensa s'étouffer, mais finalement, il cracha un peu de sang. Un autre visage lui apparut alors. Plus jeune, mais qui ressemblait à cette femme triste. Une mère ? Une sœur ? Et il se remit à tousser. A cracher.


Dernière édition par Dimitri le Sam 18 Juin - 17:33, édité 7 fois
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Belzeneff
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MessageSujet: Re: Dimitri, l'Empoisonné.   Dim 8 Mai - 21:47

Nyolo ! Il reste encore quelques petites fautes sur la fiche qui peuvent facilement être corrigées. Aussi Belzeneff se demande si tu avais tes tatouages avant ou après ton arrivée sur AJE. Il serait bon de le préciser. Mais qu'importe, Belzeneff te fait quand même passer le test !
    Un dragibus qui glace
    ça a quel goût ?


    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
    Nyolo ! Nous sommes curieux de
    savoir qui vous êtes !
    Nyolo bonjour jeune Dimitri ! Alors es-tu ravi de te retrouver face à nous, le seul, le grand, l'uniiiique, le nyolotiiique Belzeneff ?
    Tu as un tatouage favori ? Si tu en voulais un de plus tu te ferais quoi ?
    Belzeneff il aime tes vêtements *_* Tu lui ferais un haut de forme en peau de chat ?
    Ça veut dire que quand tu manges une glace elle est chaude pour toi ?
    T'as un aliment préféré ?
    À ton avis, Belzeneff il a combien de personnalités ?


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Dimitri
Pinceau Viscéral 埉 L'Empoisonné

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MessageSujet: Re: Dimitri, l'Empoisonné.   Lun 9 Mai - 5:32

    Ça a très bon goût ! Mais je te
    laisser pas goûter, bwaahaaa !


    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
    KAMBAWAAAAA ! Le foli petit fah, wawawawawa !
    Nyolo bonjour jeune Dimitri ! Alors es-tu ravi de te retrouver face à nous, le seul, le grand, l'uniiiique, le nyolotiiique Belzeneff ? NOOON ! Parce que Belzeneff il a un faaaah ! Et les fah, say le maaal ! DD:
    Tu as un tatouage favori ? Si tu en voulais un de plus tu te ferais quoi ? C'est ma croix, comme ça, je pourrais frapper le foli petit fah qui fay peur è_é. Un autre ? OWAIS ! J'en veux PARTOUUUUT !
    Belzeneff il aime tes vêtements *_* Tu lui ferais un haut de forme en peau de chat ? Fah dépendra de si je peux étouffer le fah qui fay peur !
    Ça veut dire que quand tu manges une glace elle est chaude pour toi ? Bah à ton avis ?! La glace pour moi, c'est de la soupe sucré !
    T'as un aliment préféré ? LES DRAGIBUS ! OWIIIIIIII !
    À ton avis, Belzeneff il a combien de personnalités ? Pas autant que le Dragibus Enflammé *____*.
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Oppse
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MessageSujet: Re: Dimitri, l'Empoisonné.   Ven 13 Mai - 18:08

Bonsoir Dimitri,

Bienvenue sur AJE et merci de ton inscription !
Pardon pour le délai.
Après lecture de ta fiche je n'ai pas de commentaires particuliers à formuler sinon que j'aime beaucoup ton personnage même si quelques points auraient pu être développés, je pense notamment à ton Test RP. Ceci dit, ça te laissera matière à écrire en RP et puis il n'y a rien qui fasse vraiment défaut à ta présentation qui est très bien. Je te valide donc avec grand plaisir. Félicitations !

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J'ai l'honneur de te placer sous la garde de Luz en tant que nouveau pion. Entre fumeurs vous devriez vous entendre.
Amuse-toi bien !
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MessageSujet: Re: Dimitri, l'Empoisonné.   

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Dimitri, l'Empoisonné.

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