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 ★ Uematsu Tsubaki

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MessageSujet: ★ Uematsu Tsubaki   Sam 30 Avr - 1:23

    Uematsu Tsubaki


    © Provenance Inconnue ~

    Nom : Uematsu
    Prénom(s) : Tsubaki
    Sexe : Féminin
    Rang : Le texte au-dessus de votre pseudo. Si ce champ n'est complété, le staff le fera pour vous, uhuhu.
    Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
    Âge : Dix-sept ans à sa disparition, apparence d'une vingtaine d'années dans son nouveau corps.
    Origines : Nippones

    Divinité servie : Layca
    Élu dominant : Jiang Wei le vertueux~ .. uhuh.
    Grade : Bras droit
    Don : Bulle Incassable.
    ~ Ce qui ne me brise pas me rend plus fort. ~




    Tsubaki a la capacité de créer une barrière, bulle de protection inviolable dont la taille peut varier. Ce bouclier n'est pas opaque, cependant si vous y regardez bien, vous pourrez en distinguer les contours traversés par quelques couleurs fugaces. Ces couleurs, sont en fait des reflets, ceux des âmes qui composent la barrière. C'est bien parce que ce sont des âmes en paix, dévouées à Tsubaki, qui le forment que cet obstacle est infranchissable. Vos attaques, physiques comme magiques, ne feront que l'alimenter, en effet, plus encore que de contrer vos coups, la barrière en absorbe l'énergie. Rien ne peut pénétrer le cercle que dessinera la bulle autour de sa maîtresse, ni arme, ni invocation, ni magie, que votre attaque vienne du ciel comme de la terre. Plus vous userez de vos forces, plus cela sera vain, pi encore, si vous l'alimentez jusqu'à ce qu'il soit en saturation d'énergie, vos coups vous seront renvoyé à force moindre certes. Bien évidemment Tsubaki garde un contrôle sur sa création, ce qui lui permet d'agrandir la portée de sa protection mais aussi de laisser ou non une personne y entrer.

    Nul ne peut se vanter d'avoir pareille défense sans en payer le prix. Tout d'abord, les âmes des morts invoqués, Tsubaki sera enchaînée à sa bulle incassable. Chaînes qui n'en ont que le nom et la fonction, leurs apparences est celle de longs rubans rouges. Mais il ne faut pas s'y tromper, ses rubans là ne sont pas légers. Tsubaki est quasiment incapable de se déplacer une fois ses rubans attachés, excessivement lourds et directement liés aux parois de sa coquille. Aussi, Tsubaki peut-elle se défendre fort bien mais.. seule elle n'a aucun moyen de fuite, quant à une contre-attaque, seule une surcharge d'énergie que son attaquant aura lui même fourni pourra faire des dégâts à la partie adverse. De plus, n'allez pas croire qu'une telle muraille se dresse sans compensation, les morts n'aiment qu'une chose; la vie. Plus la bulle sera étendue, plus elle tiendra dans la durée, plus la belle s'affaiblira. Car c'est avec son sang que Tsubaki paye son tribut. Ces liens.. ne sont pas rouges pour rien.


    Arme(s) utilisée(s) : N'en possède aucune pour le moment.

    Description Physique :


    Ce teint pâle n'est pas celui d'une poupée de porcelaine et ce n'est certainement pas une chose dont est fière la jeune femme. C'est la peau blafarde d'une malade qu'elle voudrait faire disparaître. C'est une des dernières caractéristiques qu'elle garde de son passage de la terre au plateau de jeu. Beaucoup de choses ont changé lors de ce transfert, ses cheveux ont prit une couleur absolument improbable, de l'argent mêlé au cyans de cieux chimériques, des reflets changeants, des ondulations surprenantes. On ne saurait trop dire de quelle couleur exactement il s'agit, mais les nuances céruléennes étant les plus présentes, nous diront qu'ils sont bleus. Si c'est un détail frappant, ce n'est pourtant pas la transformation la plus importante. Tsubaki avait dix-sept lors de son envol, c'était un corps sans forme et sans force qu'elle possédait alors, aujourd'hui.. tout cela a changé. Ses jambes se sont allongées, ses muscles se sont raffermis et surtout, elle a gagné en tour de poitrine. Oh pas de beaucoup mais pour une adolescente plate comme une limande, avoir une poitrine, c'est une révolution. Allez savoir qui lui a donné ce nouveau corps.. Elle croît que c'est la prêtresse qui lui aurait donné cette apparence, pourquoi elle n'en sait rien mais elle bénit son donateur.

    Elle découvrira tôt qu'elle ne bénéficie pas d'une grande force contrairement à sa première impression, et qu'elle a gardé nombres de réflexes de son ancien corps. Cependant.. une chose est sûr, la maladie qui l'accablait n'est plus. Et cela vaut toute les modifications du monde. Il lui faudra du temps pour s'habituer, et malgré les nouvelles capacités de son corps, elle s'épuisera vite et aura une fâcheuse tendance à croire qu'on peut avancer en s'asseyant. Elle aura besoin d'entrainement avant d'être consciente des limites de son corps. Quant aux derniers détails qui n'ont pas changé, ils ne sont pas si exempt d'importance. Malgré le vieillissement et la transformation, Tsubaki a gardé ses traits, son visage est le même, sa présence timide mais chaleureuse aussi. Et l'émeraude est resté fermement ancrée sous ses paupières.


    Description Mentale :


    Il n'est pas compliqué de comprendre Tsubaki, elle n'a jamais eut à se cacher derrière un masque d'apparence. Ayant vécu son adolescence dans une bulle médicalisée, elle n'a pas vraiment connu de période de révolte contre le reste du monde, de cette période en fait.. ne lui reste qu'un fort goût pour les jeux vidéos, rien de bien significatif donc. Il ne faudrait tout de même pas croire que la jeune fille manque de caractère. Malgré le nouveau corps qu'elle s'est vu offert, son esprit reste le même, toujours prompt à l'émotion, que cela soit la colère comme la joie. Il ne sera pas difficile de l'agacer, voir de l'énerver, de la vexer, cependant n'allez pas vous imaginer qu'elle vous laissera faire. Timide oui mais pas assez pour laisser qui que ce soit lui faire une remarque déplacée. Peu habituée à des situations formelles, il est fort possible que si elle doit se comporter avec respect elle imite les personnages de ses jeux vidéos. Des jeux, qui sont finalement ces seuls repères pour se comporter en société.

    Sensible à ce qui l'entour, il n'en faut pas beaucoup pour la mettre de bonne humeur, pas non plus pour l'émerveiller ou la surprendre. Enfermée dans sa petite cage, elle n'a jamais vu le monde que par le hublot d'une télévision. Ignorante des joies simples tout comme des situations complexes, elle peut vitre être dépassée et alors, se refermer un peu sur elle-même pour tenter de prendre du recule et de réfléchir plus calmement. Tsubaki ne possède pas une intelligence hors du commun, elle n'est pas une femme de tête mais de coeur, elle suivra son instinct et ses émotions bien plus que la raison. Que cela ne soit pas forcément une bonne chose lui échappe fort souvent. Cependant, cette passion sera un puissant moteur et sa cause trouvée, elle sera incapable de trahison. Elle n'est pas très méfiante, même naïve sur certaines.. même beaucoup de choses, elle ne cherche pas le mensonge chez les gens l'entourant, elle fait confiance. Sans doute un peu trop pour ne pas être blessé, sans doute assez pour s'attirer de la sympathie.

    Franche et un brin romantique, Tsubaki est une jeune fille comme les autres, avec ses défauts et ses qualités, ses rêves.. et ses cauchemars.





    Signes particuliers : Des cheveux bleus ça vous suffit pas ? =o
    Talents spéciaux : Est douée pour l'apprentissage. Tout spécialement des arts martiaux, étant une ancienne joueuse -et de talent- de jeux de combats, elle a déjà vu toutes les techniques de combat rapproché. Ne manque plus qu'à les lui apprendre. Parle trois langues, le chinois, le japonais et l'américain. A de bonne connaissance en médecine, faute d'avoir passer dix ans dans un hôpital.

    Aimez-vous les rhododendrons ? [Réponse validée par Kamui le grand, qui aime les cheveux bleus *-*]

    Votre personnage est-il victime d'amnésie ? Non
    Citation :" La neige ne brise jamais la branche du saule. " Proverbe Japonais
    Biographie :




    « Je ne crois pas que ma vie fut pire qu'une autre, je n'ai pas rêvée d'en avoir une différente, je n'ai maudit personne de m'avoir donné celle-là.
    Je n'ai pas remercié non plus.
    Sur cette terre, j'ai refusée de voir plus loin que la minute à venir.
    Parce que très tôt.. on m'a prévenu. »




    - Ne la laissez pas croire qu'elle peut faire des projets d'avenir si elle doit crever dans la soirée !

    La lumière décline à l'extérieur, le soleil est déjà passé de l'autre côté du monde mais, des yeux suivent encore ses derniers rayons. Deux émeraudes qui ce soir, perdent un peu de leur éclat derrière les brumes de la solitude. Sur les cheveux noirs glissent quelques lueurs d'or, puis le gris s'installe, il dessine ses maigres nuances sur les meubles en plastique, sur les cloisons mouvantes.. de plastique, sur ses draps blancs imprégnés de cette même odeur. Ses mains sont sèches, pâles, inertes, elles restent là, posées sans volonté sur l'arrondie de cuisses désespérément maigres, cachées par un drap trop fin. Elles ne bougent pas.. Le reste non plus. Pourtant, elle en est encore capable. Malgré les cris de son père à la porte, malgré les chuchotements désolés du médecin, elle peut encore levés les yeux sur le ciel et les regarder, ces amies silencieuses et lumineuses. Elle ne peut pas les toucher.. mais personne ne le peut.

    - S'il vous plait monsieur, comprenez.. Votre fille est un cas très à part, nous vous l'avons déjà expliqué, personne ne pouvait détecter sa maladie puisque nous ne la connaissions pas jusqu'alors. Calmez-vous, nous allons faire tout ce que nous pouvons pour la soulager et..

    - Je me contrefous de votre "mieux" ! Si vous aviez fait votre boulot ma fille serait pas dans cette foutu cage de plastique ! C'est qu'une gamine de neuf ans ! Sortez-là ! On rentre à la maison !

    La porte de la pièce s'ouvre brusquement, le bras d'un homme passe le seuil de la porte, son torse et puis un autre bras se tend, l'arrête avec fermeté. La porte se referme.. doucement, comme pour ne pas la réveiller. Elle, au centre de conversations qui lui échappent, qui la dépassent, fragile brin de vie dans un grand lit d'hôpital. Juste une gamine, de taille moyenne, un peu maigre, des cheveux noirs coupés au carré, des joues rondes, des lèvres roses, un nez, des yeux bridés. C'est tout. Juste une gamine.. comme toutes les autres. Sauf que.


    Sauf que.






    - Qu'est ce que c'est ?

    - C'est une promesse, un fil rouge qui nous liera pour toujours.

    - Qu'est ce que tu promets ?

    - Je promet de t'aider à voler de tes propres ailes.

    - Qu'est ce que je dois promettre moi ?

    - De protéger une émeraude chère à mon coeur.

    « J'avais sept ans, mais aujourd'hui encore, son visage est clair dans ma mémoire. Cette rencontre scella le destin de ma prochaine vie. Le savait-elle ?
    Elle, future prêtresse, était-elle déjà consciente que nos vies venaient de s'entre-mêler ? Je crois que oui. Je crois que ses yeux ont vu mon avenir, sur cette terre.. et la suivante.
    Je crois qu'elle a fait le choix, ce jour là, de m'accompagner. »

    ~ ❀

    Les cerisiers chantaient, ils n'étaient pas en fleur non, mais les bourgeons fourmillaient d'impatience, les insectes dansaient autour des branches, attendant que le soleil vienne un peu plus taquiner les pétales si fraichement nés. Il faisait un peu plus doux et si le soleil jouait encore avec quelques nuages, il était certain que bientôt il cèdera à la terre et l'enlacerait avec tendresse. Mais avant que les fleurs de cerisiers ne s'ouvrent pour ce baiser, une enfant fêterait ses sept ans en sonnant les cloches d'un temple.

    La famille Uematsu était en déplacement, le père avait décidé de quitter le Japon, sa terre natale pour s'installer dans le pays voisin. La Chine lui ouvrait les bras. Monsieur Uematsu était un homme d'affaire occupé, très occupé. Sa femme, sans emploi depuis leur récent déménagement, avait elle tout son temps pour prendre soin de leur unique fille. Adoptée à ses deux ans, parents décédés, raison non affecté au dossier, orpheline.. pour très peu de temps. Madame Uematsu ne pouvait avoir d'enfant, elle eut un cadeau des dieux. Un brin de joie ô oui, une enfant enjouée, mais qui pleur, qui cri, comme toutes les autres lorsqu'elle tombe et s'écorche les genoux. Madame Uematsu est fière pourtant, car sa fille.. est la plus belle. Evidemment. .. Chomeuse et cultivée, Madame Uematsu veut en connaître d'avantage sur son nouveau pays, et c'est avec ce besoin de connaissance que tous les week-end où Monsieur travail, elle part visiter les provinces alentours, en emmenant son précieux trésor avec elle. Tsubaki ne se laisse pas toujours faire avec plaisir, mais ses plaintes sont vites distraites par ces petites billes opaques que l'on appelle Kuroame.

    C'est donc un bonbon rond en bouche que la gamine, main serrée dans celle de sa mère, avance sur les pavés d'un temple de la province de Ji. Un mouvement au coin de son oeil, elle tourne la tête pour voir un garçon passer à toute allure, la bousculant légèrement au passage.

    - Aïeuh.. AÏ-EEUUUH !

    Le garçon se retourne lestement, agite la main. Il sourit. Plus âgé que la jeune fille d'au moins trois années, il s'en attire irrémédiablement les foudres. La gamine fait la grimace, pourquoi il agite la main en souriant cet imbécile, elle ne lui avait pas dit bonjour !

    - Tsubaki regarde.

    La contrariété se désagrège dans un souffle, la fillette relève le menton, suit le bras tendu de sa mère et quelques mètres après le bout de son index, une lourde corde tressée. Ni une ni deux la demoiselle quitte l'étreinte rassurante des doigts maternels pour courir sur les pas du garçon aussi vite détesté qu'oublié. Elle écoutera les cloches sonner avec cette joie un peu extravagante qu'on les enfants. Sa mère s'éloignera un instant en compagnie d'une autre femme habillé bizarrement, surement la prêtresse. Tsubaki n'en avait que faire, examinant une sculpture de dragon à deux pas de la corde, elle s'amusait à lui grogner après quand une tête apparue, dépassant d'un des flancs de la grosse bestiole. Pas impressionné pour un sou, la fillette haussa les épaules. La tête en question, qui avait tenté par une grimace, d'effrayer la gamine disparut.

    - Tu ne l'aimes pas ?

    Une voix douce dans le dos de la fillette. Appartenant à une jeune fille, elle aussi, plus vieille que Tsubaki, ses cheveux étaient longs et ils sentaient le jasmin, son visage fin et ses grands yeux avaient quelque chose d'exotique.. Elle était belle. Et Tsubaki s'en fichait royalement. Non elle ne l'aimait pas, cet imbécile de garçon. Il pensait à quoi en se cachant derrière la statue du dragon ? Etrangement la jeune fille aux airs sages sourit largement.

    - Il s'appelle Jiang Wei, un jour, il deviendra mon protecteur. Il est gentils, un peu maladroit mais adorable.

    Elle semblait fière d'annoncer ça.. Tsubaki elle, n'en avait rien à faire et d'ailleurs, n'y comprenait pas grand chose. Elle se contenta d'hôcher poliment de la tête avant de faire un léger mouvement de départ. On l'arrêta. Avec une odeur. Celle des kuroames. Sa nouvelle rencontre venait de sortir une poignet de ces billes succulentes, s'attirant cette fois, un vif intérêt de la part de la gamine. Un bonbon fut offert. La future prêtresse.. avait gagnée la partie.

    Lorsque Madame Uematsu retrouva sa fille, elle la vit faire de grands signes de la main à une jeune fille aux allures mystérieuses. Une nouvelle amie se dit-elle. Oui, une amie.. et un peu plus.


    Juste un peu. Plus.



      « Orpheline. Je ne pensais pas qu'on pouvait l'être deux fois. A huit ans on découvrit presque par hasard que mon système immunitaire était un peu faible, à l'hôpital on finit par me mettre en observation avant de dire à mes parents que j'étais malade. Moi ? Je n'avais pas de boutons rouges sur le visages, ni mal nul part alors.. je ne croyais pas les médecins. Petit à petit on m'interdit de sortir de l'hôpital, puis de ma chambre. Un jour un nouveau médecin arriva et il dit ce mot "orpheline". Le lendemain on me mettait dans un carré de plastique. Peu à peu mon état s'aggrava, j'étais moi persuader que c'était parce qu'on ne me permettait pas d'aller dehors. On ne m'écouta pas. Atteinte d'une maladie jusqu'alors inconnue, on ne pu rien faire pour empêcher le mal de progresser. En un an je perdis le tiers de mon poids et la faculté de marcher. Pourtant.. dans ma bulle de plastique, je ne fus pas malheureuse. »


    - Imbéciiiiile ! Je vais te mettre dans un état que même ta mère elle te reconnaitra pas ta tête !

    - Ce que tu crois, regarde un peu ça !

    - Ohhh comme si une attaque aussi faible pouvait me faire quoi que ce soit ! Je vais te montrer c'est quoi la puissance moi ! Tiiiiieenns regarde-le celui lààà !

    - Ahhh mais lâche-moi ! Lâche moi !!!! Ahh ! Vas-y c'est trop nul, t'es trop forte à ce jeu.

    Une manette vole un peu avant de retomber par terre, le jeune homme un peu courbé sur son siège qui vient de la jeter se redresse et se tourne vers une paroi de plastique. Il tire la langue. Tsubaki, de l'autre côté du plastique sautille dans son fauteuil en offrant au perdant un sourire de vainqueur. Ils avaient joué toute la matinée à un jeu de combat dont la jeune fille était friande. Et pour la douzième fois, elle venait de littéralement aplatir son adversaire.


    - C'est le combo de la mort qui tue ! Tsubakiii l'emporte à douze à zéro ! Billy est à terre, Billy saigne, Billy ne se relèvera pas !

    - Ouais bon ça va. Si c'est tout ce que t'as à dire j'me casse.

    Le jeune homme se lève, ses cheveux blonds ondulent sur son crâne, sa chemise se défroisse, il tourne le dos à la bulle transparente et à son habitante qui bien dépourvue affiche une moue déçue. Il se retourne brusquement, fixe la jeune fille qui prend bien vite une expression de mépris feint. C'était un jeu.. auquel ils se laissaient tout deux prendre. Billy était grand, blond, les yeux bleus, bref, américain. Il venait faire ses études de médecine ici et était tombé sur la cage de Tsubaki en se perdant. Il était vite devenu un allié de poids pour l'adolescente de quinze ans. Il était tête en l'air, joueur et imprévisible, pas toujours de bonne humeur mais souvent drôle. Il avait un appartement à lui en ville, il était célibataire, il était grand, beau, charmeur, et présent. Evidemment, les infirmières étaient amoureuses et avec elles, les jeunes filles de tout l'étage. Populaire et coureur de jupons, il était vite devenu indispensable à la bonne humeur de l'hôpital. Si Tsubaki en était amoureuse elle aussi ?

    - Mais je te retiens pas ! De toute manière je t'écraserai à chaque fois, petit scarabée incompétent.

    Hm..non, ce n'était pas vraiment de l'amour. Bien sûr il y avait un peu d'admiration, un soupçon d'attirance mais si il y avait amour, il était bien plus fraternel que passionnel. Ils se cherchaient des poux, se disputaient à grand renfort d'insultes joyeuses qui faisaient rire tout l'étage, se réconciliaient en riant de leurs bêtises, jouaient à des jeux inventés pour l'occasion, se souriaient à travers le plastique. Jamais ils ne se toucheraient, jamais ils ne pourraient se sentir où s'enlacer. Cela ne faisait rien. Ils n'en avaient pas besoin pour bien s'entendre.

    Parfois, équipé comme un astronaute, il pouvait entrer dans sa bulle, mais il n'aimait pas ça.. il faut dire aussi que Tsubaki ne manquait pas de lui faire savoir combien il avait l'air ridicule. D'autre fois, c'était elle qui enfilait la combinaison et sortait, son fauteuil en plastique roulait alors dans les couloirs, s'arrêtant devant chaque porte, entrant dans toutes les chambres pour faire son numéro comique. Billy ne se moquait pas lui, il poussait le fauteuil et souriait des sketchs de l'astronaute estropié arrivé sur mars par inadvertance. Un jour pourtant.. la bonne humeur récurrente de Billy s'effaça totalement.



    - Tu sais quoi ?

    Tsubaki dans son lit, regardait le soleil tomber. C'était un rituel. Inutile surement mais auquel elle persistait à s'accrocher.

    - Oui, je vais pouvoir marcher.

    - .. ils t'ont dit pourquoi tu ne pouvais pas avant ?

    - Oui, ils se sont excusé.

    - Comme si ça pouvait suffire ! Il faut que tu partes d'ici, que tu ailles dans un meilleur hôpital. Ces cons là ont même pas été capable de voir que c'était à cause de leur foutus médicaments que tu n'arrivais plus à marcher ! J'ai appelé mon école et..

    - Ça va.

    Il redresse le menton, surprit, il l'observe, elle d'habitude si prompt à élever la voix quand ils se chamaillaient, elle était.. trop calme. Ses cheveux noirs coulent le longs de sa nuque, s'étalent sur le coussin qui maintient son dos droit. Lui, ouvre la bouche pour protester, mais reste muet quand enfin elle tourne la tête pour lui répondre. Il ne comprend pas.. mais ce tableau là le touchera profondément. Le soleil laisse des trainées d'or pourpre sur les contours de ce visage .. souriant.

    - Ça va.

    Ses lèvres ne murmurent pas, elles ne tremblent pas, elles ne disent rien d'autre que les mots, ne laissent aucune place à la rancoeur. Tsubaki avait pardonné. Bien sûr que cela l'avait perturbé lorsqu'ils étaient venus, eux tous, l'équipe médicale au grand complet, lui dire qu'ils étaient sincèrement désolés. Certains médicaments avaient eut un effet bénéfique pour ralentir la maladie mais en contre partie.. avait envoyé de mauvaises informations au corps, son cerveau en avait interprété qu'elle ne pouvait plus utiliser ses jambes. Elle s'était immédiatement mise au bord de son lit mais on lui avait dit que cela ne marcherait pas comme ça. Ses jambes n'ayant plus travaillées depuis six ans elle ne pourrait pas reprendre la marche aussi vite, et surtout, le médicament en question provoquait une certaine dépendance aussi devraient ils la sevrer petit à petit. Cela prendrait deux ans.

    Billy s'en alla ce soir là avec une étrange boule au ventre, un pressentiment qu'il n'écouta pas.


    ~ ✿

    « Deux années s'écoulèrent, avec Billy et les autres. Deux années de plus à rire et à crier, à pleurer et à jouer les astronautes. Deux années encore à vivre. Je ne crois pas que cela fut dur d'attendre. Comme sept années avant l'annonce de ma partielle guérison, je jouais, souriais, me faisais des amis sur un ordinateur enfermé dans un film plastique, des amours parfois. De faux amours, de ceux à mettre dans la famille des jeux en ligne, ils ne comprenaient pas lorsque je disparaissais pendant deux semaines, trop fatiguée par mes traitements pour leur envoyer le moindre signe de vie. Cela finissait par une lettre amer, pleine de sous entendu acides et de mots aigres. Alors je pleurai, un jour ou deux, Billy se moquait de moi.. et je finissais par plus souvent penser aux insultes que j'allais lui lancer le lendemain pour son comportement de goujat, qu'à mes amours déçus.

    Deux années s'écoulèrent, avec Billy et les autres.. Je me suis bien amusé. »

    Ce soir, il n'y a plus de malade dans le lit. Plus de reflet émeraude sur le plastique. Et le soleil tombe.. tout seul. Il jette des nuances carminés sur les mots écrit en gros sur la paroi de plastique éventrée. La cage n'a pas tenu sous les coups de bec.. l'oiseau est parti. Un feutre laissé ouvert sèche sur le sol. Il n'écrira plus rien. Ce seront ses derniers mots.


    ~ Bye Bye ~






    Test RP



Ses pas sont encore hésitants, elle est un peu courbé et ses chevilles se dérobent souvent mais, elle avance. Sa main glisse sur la barre de soutiens qui court le long des couloirs. Ce sont ses premiers pas. Et ils la mènent vers les escaliers, une à une, les marches cèdent du terrain au corps malade. Le système immunitaire déficient hurle, hors de sa bulle de plastique il est agressé de toute part, il se tort, se défend, mal mais essai tout de même. Pour offrir encore quelques pas à Tsubaki, son corps repousse ses limites. Son souffle est court, ses jambes tremblent mais la dernière marche est gravit et une porte ouverte sur un violent courant d'air.

- Tsubaki ?

Une voix grave et inquiète deux étages en dessous.. Un murmure jeté aux vents.

- Billy..

Un regard en arrière.. non. La porte se referme. Sur le toit de l'hôpital un vent glacé souffle dans le tissu d'une chemise de nuit qui se tend comme une voile. Lentement, avec précaution, la jeune fille s'avance contre le vent, ses pieds nus s'écorchant sur le béton. Elle s'arrête, le bout de ses pieds flirtant avec le vide. Ses yeux eux fixent l'horizon.. Elle n'était jamais venu ici.. C'était une vue si différente de celle de sa chambre. La ville avait des allures de miniature, éclairée ici et là par un enfant aux mains agiles, organisée un peu anarchiquement. Il y avait aussi ces grands immeubles au nord, si haut que même les oiseaux devaient les contournés. La forêt à l'ouest et un peu plus loin encore, un temple entouré de cerisiers. Ce n'était pas tout à fait la saison des fleurs.. mais les bourgeons fourmillaient d'impatience. Oui.. cela faisait dix ans. La brume se lève, un flot immaculé coule dans les rues silencieuses, les lumières se font moins vives.

- Tsubaki !

Elle tourne vivement son minois songeur vers l'intrus plus tôt repéré. Il a les sourcils froncés et sur le visage un air sévère qui ne lui va pas. Le vent fait voler ses bouclettes blondes et soudain il semble moins grand, moins fort.

- Reviens. C'est pas ton genre de jouer les suicidaires, qu'est-ce que tu fous bon dieu !

Il hurle. Contre le vent ? Contre cette vision qu'il ne veut pas admettre ? Elle allait sauter. Il ne pouvait pas le supporter ? Oh Billy si tu savais.

- Merci pour tout. Dis aux autres que je suis guéri, que je suis parti en voyage.

- Mais qu'est ce que tu racontes ?! Tsubaki, idiote !, écartes-toi du bord !

Il avait raison, cela ne se tenait pas. Il avait raison, ce n'était pas son genre. Il avait raison.. mais ne savait pas tout. Tsubaki n'était peut-être pas de celle qui baisse les bras, certainement pas quand son état s'améliore, non elle ne voulait pas mourir. Mais.. aujourd'hui, jour anniversaire de ses dix sept ans oublié par tous et par elle-même, elle avait l'intime conviction que quelque chose devait se passer. Qu'une promesse devait être tenu. C'était ce soir. Ce soir où jamais. On lui tendait la main, elle devait la saisir.

- Dis à mes parents que je suis.. heureuse.

- ATTENDS !

- Billy.. n'aie pas peur. Je ne vais pas tomber. Je vais m'envoler.

Elle sourit, avec amour, et fait ce pas. Un dernier pas. Pour le vide. Pour l'inconnu. Pour cette promesse. Un cri dans son dos, un bras qui se tend, qui effleure sa chemise et qui manque sa cible. Elle tombe. Ce serait-elle trompé ? Allait-elle s'écraser sur le sol ? Peut-être bien.. dans ce cas elle avait simplement eut un "coup de folie". Tant pis.. Elle avait fait son choix. Peut-être n'était-ce pas le bon mais c'était le sien, le premier depuis bien longtemps.

Une silhouette blanche tombe. Sur le perchoir dont elle est tombée, des yeux se ferment précipitamment. Il ne veux pas voir. Et il ne verra pas, l'oiseau happé par la brume.


Douce et bienveillante brume.. couvre les pleurs d'espoirs et le sang de mes erreurs.



- Tsubaki.. c'est un joli nom.

L'émeraude brouillé par des larmes inappropriées, la jeune fille est surprise de voir un visage la surplomber. Elle chute toujours mais, une femme se tient là, elle sourit tendrement. Ses habits la dénonce.

- Miko..

- Je suis venu tenir ma promesse. Je n'ai que peu de temps alors écoute moi bien. Nous partageons le même sang, un sang adoré par les morts. Prends garde à toi.. et n'oublie pas.. notre promesse.

- Je n'oublierai pas. Je n'oublierai rien.

Un sourire glisse sur les lèvres des deux jeunes femmes. Wang Wenji prêtresse du temple de Ji lève sa main droite à son visage, un lien se tend. Ruban rouge accroché au petit doigt de Tsubaki. L'émeraude se focalise un fraction de seconde sur.. une perle de sang coulant le long du lien. Elle clignera une fois des paupières. La prêtresse aura disparu. Le lien aussi.. semble-t'il.

- Maintenant.. apprends à voler.

La voix se tarit, comme absorbée par la brume qui s'éclaircit. Les lambeaux de blancheur en suspension s'écartent. N'était-ce qu'une dernière hallucination ? Son corps en chute libre se retourne, le vent assèche ses yeux, elle cligne plusieurs fois. A côté d'elle ce qui ressemble à un bout de chiffon passe en sifflant..

- Nyolooooowww

Tsubaki tourne la tête mais plus rien. Un sac plastique ? Un déchet quelconque ? Surement, surement. Ses yeux s'habitues à la gifle du vent.. et arrivent enfin à discerner les contours du paysage baigné dans la lumière d'un soleil couchant. Il n'y avait plus d'immeuble, plus de maisons ni de rues aux lumières vives.. Sous elle, un monde au naturel, genèse de cette terre qu'elle n'aurait jamais pu parcourir. Le vent glisse entre ses doigts et elle sourit comme une bien heureuse. Sauf que..


- Heyyy ! Comment on atterrit ??




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Layca
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MessageSujet: Re: ★ Uematsu Tsubaki   Sam 30 Avr - 13:11

Jolie Tsubaki,

Permets moi pour commencer de te remercier de ton inscription.
L'un de mes Elus, Jiang Wei n'a eu de cesse de faire ton éloge, et c'était avec une réelle impatience que j'ai attendu ta présentation. Après lecture de celle-ci, je n'ai que peu de choses à dire. Bien que quelques fautes soient parsemées au fil de ton discours, celles-ci restent invisibles tant la qualité de ton écrit est prenante. La lecture de ta fiche se fait toute en aisance, et l'on est rapidement absorbé par l'histoire et les traits enjôleurs de la petite demoiselle. Toutefois, prends garde à ce que ton don soit employé conformément à la description de celui-ci. Il ne semble pas être facile à mettre en place, et j'espère que tu sauras gérer l'impact de la fatigue qu'il occasionne sur ton personnage.
Mais toutefois, nous t'offrons l'étoile de la reconnaissance, ★, afin que les futurs membres puissent user de ta fiche comme modèle.

C'est donc avec un réel plaisir que je te valide,



Tu peux donc accéder au rang que tu as souhaité, sous la protection de l'Elu de ton choix.
Il en revient désormais à toi de peupler ces lieux de mille et un de tes posts. En attendant d'être à nouveau absorbé par tes mots, je te souhaite une agréable continuation.
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Belzeneff
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MessageSujet: Re: ★ Uematsu Tsubaki   Mar 17 Mai - 16:18

Suite à la demande de la demoiselle, Belzeneff a creusé une tombe et envoie Tsubaki au cimetière nyolo !
Merci de ta participation enrichissante bien que courte, nyolo !

Si l'envie te viens de revenir faire un tour chez nous, manifeste-toi nyolo, nous pourrons peut-être te déterrer !
Nous espérons que tu fouetteras bien le chat de la mère Michelle NYOLOHOHO !

Nyolorevoir !
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★ Uematsu Tsubaki

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