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 La Belle et La Brute

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MessageSujet: La Belle et La Brute   Sam 16 Avr - 11:27


"On ne se rencontre qu'en se heurtant et chacun portant dans ses mains ses entrailles déchirées accuse l'autre qui ramasse les siennes."


Les problèmes, ça vous vient comme ça, ça s'insinue dans vôtre esprit et ça ne laisse pas de place au reste tant que ce n'est pas résolu. Le pire, avec les problèmes, c'est lorsque la réponse vous semble simple mais que vous n'arrivez pas à mettre le doigt dessus. Lovely, elle, était plus douée pour tout ce qui était compliqué, ce qui demandait réflexion, et ce qui avait forcément une réponse, mais les problèmes, eux, s'amusaient à être, ou du moins à paraître, sans solutions. Le réflexe de Lovely, lorsqu'elle était face à un problème, c'était de marcher, de partir seule comme à la recherche de réponses, bien que celles-ci ne soit trouvables que dans son esprit. La quête du Graal, à coté, n'était qu'une promenade de santé. La cité d'Oppse était imposante, et Lovely admirait à chaque fois la beauté de ses détails. Cependant, elle trouvait les lieux lugubres, et malgré la délicatesse de ses constructions, la cité n'était qu'un grand chaos pour elle.
Elle commençait à aimer la solitude, ces moment privilégies avec elle-même, elle ne se sentait pas obligée de faire ni de dire quoi que ce soit, mais d'un autre coté, cette partie sombre de sa personnalité l'effrayait quelque peu.

Lovely arriva au Havre, sans trop savoir comment, elle avait juste vagabondé dans la cité à la recherche d'une personne à qui parler, mais rien, non rien ni personne n'était là pour l'écouter. Après tout, personne n'avait à le faire, ils devaient tous être plus occupés les uns que les autres et elle ne pouvait pas se résoudre à les déranger. Et puis elle avait entendu des rumeurs, des histoires de parrain, tout cela avait été très flou, elle s'était donc contenté de tendre une oreilles distraite et avait passé son chemin. A présent elle se retrouvait encore seule, complètement délaissée. Elle s'en voulait d'être aussi peu investit dans ce combat, et surtout dans la défense de son camp, elle avait sûrement besoin d'un temps d'adaptation supérieur à la moyenne. Quoi qu'il en soit, elle n'arrivait pas à se motiver suffisamment, il était peut-être temps de parler avec une personne de son camp, une personne qui serait en mesure de la guider et de lui donner goût à ce monde. Elle soupira et s'assit au bord d'une des multiples passerelles laissant ainsi ses fines jambes danser dans le vide. Cet endroit était étrangement calme, ce qui le rendait d'autant plus effrayant. Elle retira ses chaussures laissant ainsi ses pieds osseux profiter de la fraicheur ambiante. Lovely attendait, rien en particulier, rien de précis, rien de prévu, mais elle attendait comme si son instinct le lui avait ordonné, comme s'il lui avait dit de se poser là et d'attendre. Sa robe voletait, ainsi que ses longues boucles dorés, lui donnant l'air d'un spectre abandonné au milieu de nulle part, vous savez comme dans ces histoires effrayantes qui content le retour des morts sur le lieu qui avait causé leur perte.

Elle ouvrit l'ombrelle qui l'accompagnait et la tint au dessus d'elle, c'était une façon bien enfantine de se protéger du monde extérieur, pareil aux petites filles qui se cachent sous leur draps. Elle se rendait compte de sa puérilité, ce qui l'attristait profondément, mais elle ne pouvait pas se résoudre à changer sa nature, elle devait en faire une force. Elle n'avait pas encore trouvé le moyen d'y arriver, puiser dans ses faiblesse la puissance nécessaire pour mûrir et affronter le lendemain, mais elle le ferait sûrement en temps voulu. Lovely se souvenait seulement de son enfance, ce qui ne l'aidait pas vraiment dans sa quête d'elle même, mais ce n'était pas non plus la partie la plus glorieuse de sa vie, du moins elle l'espérait. Elle se souvenait encore du grenier poussiéreux dans lequel elle avait passé ses nuits, ou encore de la soupe bien trop claire pour subvenir aux besoins d'un enfant. N'était-ce pas dans cette douleur qu'elle devait récupérer l'agressivité qui ferait d'elle une gagnante? Et que gagnerait elle, au final? Elle fut interrompu dans ses songes lorsqu'un bruit grave se fit entendre. Lovely se retourna brusquement, mais rien ne se détachait sur le sombre paysage du Havre.

"Qui est là?" cria-t-elle, bien que consciente qu'il y avait peu d'espoir pour qu'on lui réponde.

Lorsqu'elle fut rassurée, elle se retourna face aux marécages, son esprit avait encore dû lui jouer des tours. Il faudrait peut-être qu'elle consulte quelqu'un à propos de ces étranges hallucinations. Reprenant son activité initiale, c'est à dire la réflexion, elle commença à s'assoupir sous la lourdeur de ses paupières, luttant contre le sommeil autant qu'elle le pouvait.

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Kurk
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MessageSujet: Re: La Belle et La Brute   Dim 17 Avr - 22:43

    Quelque chose. Un petit bruit, une présence silencieuse, me titille les sens. Je grogne dans mon sommeil et me retourne sous ma couette. Puis j’entends un toussotement discret mais ferme. J’ouvre finalement un œil –un seul ! Pour voir mon Astaroth chéri déposer une enveloppe sur la table trônant au milieu de ma piaule, puis s’en aller par la porte d’entrée, désireux d’éviter toute confrontation. Il faut dire que mon humeur au saut du lit n’est pas des plus enjouées. Je grogne une ou deux fois, me roule sur le dos, sur le ventre, fiche mon visage dans l’oreiller, puis finalement me décide à me lever.
    Je pose difficilement un pied sur le plancher. Je m’assois sur le matelas. Pose le second pied par terre. Et, d’un petit coup de rein, je me retrouve debout au milieu de la pièce, l’œil torve, et nu comme un ver. Enfin non, juste avec un caleçon. Je passe une main dans mes cheveux, et titube jusqu’à la toute petite salle de bain dont je dispose dans mes douze mètres carrés de studio. Je me douche, avec un jet bien fort et bien froid pour me réveiller. Puis je m’essuie rapidement, enfile un pantalon type baggy noir, des rangers, et je m’en vais torse-poil regarder ce que mon grand Elu préféré m’a apporté de bon matin. Certainement pas de bonnes nouvelles, sinon il aurait envoyé quelqu’un d’autre faire le facteur. J’ouvre l’enveloppe d’un coup sec ; un fin vélin plié en deux en sort. Je tente de déchiffrer l’écriture pressée de mon supérieur.

    Et ça ne me met pas spécialement en joie. Mouarf, des responsabilités. Mais, ça sert à rien les responsabilités. C’est juste chiant. Donc, bon. Une petite nouvelle que je dois prendre en charge, hunhun. Lovely. Quel prénom … Charmant. Ohohoh. Riant tout seul de ma merveilleuse traduction, je me lève et fais chauffer de l’eau pour le café. Un bon gros café bien amer, ça vous réveille efficacement. J’engloutis le café avec une ou deux tranches de pain tartinées de confiture de… De je ne sais pas quoi et franchement je m’en fiche. Puis, j’enfile mon grand cuir rouge, je prends ma chérie (ma guitare quoi) en bandoulière, et je pars en descendant les escaliers branlants quatre à quatre, prenant à peine le temps de fermer la porte du studio. De toute manière ya pas de clef, et ya surtout rien à voler.
    Et dans la rue, je fais face à un problème immédiat. Ce con, là. D’Elu. Il ne m’a donné qu’un foutu prénom pour retrouver une foutue nana. UN PRENOM BORDEL ET C’EST TOUT. Comme je me mets à rouspéter et gigoter tout seul au beau milieu de la rue, ceux qui ne me connaissent pas vraiment s’écartent prudemment. Ceux qui au contraire sont habitués à mes soliloques très expressifs viennent me demander ce qui ne va pas.


    « Lovely. Vous en avez déjà entendu parler ? Une petite nouvelle qui s’appelle Lovely. »

    La plupart du temps, comme les Elus n’ont pas trop le temps de faire les présentations, ils font courir les bruits genre « machin doit s’occuper de bidule », espérant que machin et bidule se retrouvent dans un laps de temps pas trop long. Souvent, ça marche. Parfois, ça marche pas, et on a l’air con. Mais bon, relax, je ne suis pas encore vraiment parti à sa recherche. Sauf que ceux à qui je cause n’ont jamais entendu parler d’elle. Great. Bon, ben je vais continuer, merci, bonne journée.
    Je parcours la ville de fond en comble, demandant où est Lovely ? à qui mieux-mieux, et me faisant trimballer dans toutes les directions possibles et imaginables où les gens pensent l’avoir rencontrée.
    Au bout de trois heures environ (même si je n’ai pas trop la notion du temps), j’en ai marre, et je vais me poser quelque part. Je sais même pas où je suis, bordel de merde. Je m’assois en grognant fortement, je pense que je dérange même une gamine en train de rêvasser un peu plus bas, qui regarde derrière elle (dommage je suis à sa droite, et pas dans son angle de vue) avant d’ouvrir une jolie mignonne petite ombrelle qu’elle est choupinoute et s’abriter derrière.
    Je sors le papier d’Astacrotte et le relis avec attention. Soudain, je me dis que le grand blanc laissé à la fin de la page est louche. Alors je sors un briquet d’une de mes poches (les poches de mon cuir sont pleines de surprises, ohohoh), et je passe la flamme sous le papier. J’en étais sûr. De l’encre sympathique. Je vais le tuer, le tuer. Et donc, qu’est-ce qu’il me dit ? Ben il me décrit la gamine, pardi. Avec un ton super condescendant en plus, en mode « ohohoh t’as vu comme t’es con à te faire avoir par ce truc ? ». Mouais. Alors, la description. Petite. Toute mignonne. Cheveux longs. Habits colorés. Ombrelle pour combattre. Hey, hey. TEMPS MORT. La gamine, devant moi. OUAIS, ELLE.
    Alors ni une ni deux, je me relève, je froisse le papier que je fous rageusement dans ma poche, j’empoigne ma guitare que j’avais posée amoureusement à côté de moi en m’asseyant, et je marche en direction de la gamine. Je m’accroupis devant elle. Ses grands yeux sont fermés. Bon, ben il faut bien réveiller la Belle aux Bois Dormants.


    « Bonjour Miss. Je suppose que t’es Lovely. »

    Elle m’ouvre deux yeux qui ressemblent à ces billes auxquelles on joue, quand on est gamin. Ces billes transparentes qui réfractent la lumière, et qui sont parcourues par des milliers de raies colorées. C’est assez troublant à voir sur un être humain. Je marque une pause en découvrant les yeux de la gamine. Puis je me reprends. Il va falloir jouer les nounous en plus, for-mi-dable.

    « Herm, je suis Kurk, enchanté. N’aies pas peur, j’vais pas te manger. Je vais juste être ton Parrain. Mouais, en gros je suis là pour t’expliquer ce que tu fous là, comprendre le pouvoir qui t’es tombé dessus, et te protéger le temps que tu puisses apprendre à te débrouiller toute seule comme une grande. »

    Je me relève d’un bond souple, et je lui tends ma grande main pour l’aider à se relever. Tant qu’à faire le gros nounours bourru (et torse nu sous son cuir mais ne nous y attardons pas), faisons-le jusqu’au bout. Et puis elle est mignonne quand même. Je continue de parler pour l’encourager à me répondre.

    « Des questions, des incompréhensions ? Si ça te dérange pas on va bouger, c’est un peu glauque par ici. Je pensais jamais te trouver, sans dec’. »
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MessageSujet: Re: La Belle et La Brute   Mar 19 Avr - 21:29


"L'espoir qui fait vivre, avait raison."

L'espoir, l'espoir, toujours l'espoir...l'espoir c'est ce qui nous fait croire à des lendemains meilleurs, ce qui nous pousse à attendre que la roue tourne, ce qui nous amène à prier en un dieu quelconque, l'espoir c'est un peu l'ami qui vous tire en haut de la colline. Lovely aimait espérer, c'était pour elle une façon de faire confiance au destin, une façon de lui dire "D'accord, je laisse le sort entre tes mains, mais prends en soin", la jeune fille voulait croire que celui-ci ne la décevrait jamais, et malgré les déceptions elle lui avait toujours trouvé des excuses. Cela peut paraître idiot de personnifier une chose aussi immatérielle, mais la jeune fille en avait besoin. Certains s'en remettent aux divinités ou aux horoscope, mais Lovely, elle, s'en remettait au destin. Il n'y avait rien de plus facile, aucune règle à suivre, aucune prière à formuler, il suffisait simplement d'y croire. Elle avait l'impression que son arrivée dans ce monde n'avait été qu'un autre malheur, qu'elle devrait à nouveau se battre pour survivre, trouver différentes façons de se faire accepter et qu'elle continuerait sa route, seule. Cependant, lorsqu'elle avait ouvert les yeux et que son regard s'était posé sur l'homme devant elle, Lovely avait voulut y croire de nouveau, même si c'était fou, même si c'était une nouvelle preuve de sa naïveté.

Elle avait observé le dénommé "Kurk" lui expliquer que non, il n'était pas là pour la manger, qu'il allait simplement devenir son "Parrain", la guider un peu et lui permettre d'en apprendre un peu plus sur ce monde étrange. Les yeux de la jeune fille s'agrandirent, si elle avait imaginé qu'elle aurait droit à un parrain, elle lui aurait évité toutes ces recherches, elle lui aurait envoyé CV et lettre de motivation, elle se serait même présentée à l'aube devant sa porte, avec croissant (même si elle doutait fortement de pouvoir en trouver ici) et jus d'orange pressé. Comme quoi, la jeune fille n'avait pas espéré en vain, même si elle trouvait ça un peu effrayant que les réponses qu'elle attendait soient servit sur un plateau d'argent (en l'occurrence, Kurk lui même) elle ne pouvait que se montrer reconnaissante envers le destin (qui portait ici le nom de Astaroth, mais ce n'est qu'un détail). Elle attrapa la main du jeune homme, se relevant d'un bond, et ramassa son ombrelle qu'elle avait malencontreusement laissé tomber. Elle continua de l'observer, la petite était un peu sonné par tant de paroles d'un seul coup, surtout lorsqu'elle était en train de lutter, quelque secondes plus tôt, contre le sommeil. Elle secoua sa petite tête pour se convaincre que ce n'était pas un rêve, mais l'imposant jeune homme se tenait toujours debout, devant elle. L'expression de surprise avait laissé place à un sourire béat et elle s'empressa de dire quelque chose, il ne manquerait plus qu'il la croit muette.

"Vous êtes...Kurk?! Je suis désolée de vous avoir causé autant de soucis! Je suis ravie de vous rencontrer, vous êtes donc mon Parrain..."


Elle se replongea dans ses pensées quelques temps, réfléchissant à la vrai signification de "Parrain" et de quelles manières il pouvait lui apporter son aide. Elle avait tellement de questions toujours sans réponses et même sa discussion avec Jiryu n'avait pas complètement levé le voile sur quelques interrogations. Lovely commença a marcher le long de la passerelle, vérifiant de temps à autres que Kurk la suivait bien (et surtout que ce n'était pas une hallucination). Elle s'arrêta un instant, une moue dubitative sur le visage, et se retourna vers son nouveau Parrain.

"J'ai trouvé! Je pense avoir une première question, une question trèèèès importante. Voyez vous, j'ai entendu parler de "dons", cependant je n'y ai encore jamais été confronté, je veux dire, à mon propre don. Vous pensez que c'est...normal? Je veux dire, ce n'est pas une erreur si je suis ici?"

Lovely sourit à Kurk, elle éprouvait une certaine admiration pour ce personnage aux airs de gros dur. Non mais allez, même la jeune fille l'avouait, son parrain avait une certaine classe. Et puis,d'après ses observation, il était musicien, et Lovely avait toujours apprécié l'art, quel qu'il soit, peu importe le genre musical, c'était de l'art. Même si l'homme pouvait paraître effrayant aux premiers abords, la jeune fille voulait lui faire confiance, et dans sa quête de la bonté elle s'était promise de ne jamais juger sur les apparences, elle avait l'esprit ouvert. Elle jeta un regard au marais qui les entouraient. Il fallait l'avouer, cette endroit était particulièrement glauque et lugubre. Elle se demandait si la forteresse de Layca était mieux aménagée. Lovely avait finalement quelqu'un à qui parler, et quelqu'un qui était près à chasser les questions qui persistaient encore. Finalement, peut-être que ce monde n'était pas si dérangeant, elle pouvait peut-être s'y faire, rien ne lui garantissait qu'une meilleure compagnie l'attendait de l'autre coté, sur Terre.
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Kurk
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MessageSujet: Re: La Belle et La Brute   Sam 30 Avr - 20:27

    J'ai toujours eu du mal avec les femme-enfants. Ces ptites nanas pas plus hautes que trois pommes, avec des pommettes hautes, des yeux brillants et des petits seins tous ronds, qui te font des sourires de gamines de six ans et qui s'habillent presque comme tel. Et dont tu n'arrives pas à déterminer l'âge, même avec la meilleure volonté du monde. Mais celle-ci a l'air plutôt gentille, et pas trop chiante. Elle sourit, répond quand on lui parle, et ronronne presque quand on lui tapote la tête. NON je n'extrapole pas, c'est une vue de l'esprit. Mais, ce que je veux dire, c'est que la gamine là, ben elle réveille chez moi un certain malaise. Pas un ressenti négatif, ou quoi que ce soit. Peut-être quelque chose comme une vague inquiétude ; une inquiétude de ne pas pouvoir bien m'occuper d'elle, de la casser en deux, de la blesser, ou de ne pas être capable de la protéger si besoin est. Bon bien sûr, on ne peut rien prévoir là-dessus, je suis bien d'accord. Mais quand même, c'est plutôt rassurant de se savoir capable de quelque chose, non ? Ben, là, rien du tout. Le vide intersidéral. L'incompréhension complète devant ce qui se dégageait de ce petit corps. Une grande légèreté, très gracieuse, mais aussi imprévisible qu'un souffle de vent. Je suis certain que c'est le type de nana à se perdre dans la forêt parce qu'elle a voulu suivre un mignon petit écureuil. ENFIN BON. Bref. Calme-toi, Kurk, calme-toi.
    La menotte de la jeune femme est minuscule dans ma grosse patte, et j'ai presque peur de la briser. Puis une fois debout, elle me fait un cirque bizarre en m'observant de haut en bas et puis soudain me souriant assez stupidement. Je lève un sourcil, mais j'attends poliment qu'elle me réponde. Elle s'excuse finalement. Je souris un peu, légèrement cynique.


    "Non, t'en fais pas, si j'en voulais à quelqu'un pour t'avoir cherché longtemps, ce serait pas à toi. ♥ "Mes pensées se dirigent bien entendu vers mon ÉLU ADORÉ qu'est Astaroth. Mais bon, passons. Je regarde, un peu dubitatif, la gamine se poser intérieurement ses questions, tout en gardant un maintien et une grâce très XVIIIème, puis soudain trouver la question qu'elle veut me poser. Et là, je dois avouer, que je tombe des nues. De quoi ? Elle a pas encore son pouvoir ?? Enfin vous m'direz, si je suis avec elle quand elle le découvrira, elle risquera moins de se faire mal, hein ? La plupart du temps on n'arrive pas à contrôler, et on peut se faire super mal... Bon, il faut d'abord la rassurer. Je m'approche un peu d'elle et je lui pose mon index droit sur le bout de son nez mutin.

    "Non, c'est pas bizarre, t'en fais pas. Selon les pouvoirs, on ne peut pas s'en rendre compte tout de suite. Je connais un mec, il peut invoquer des dieux égyptiens, mais seulement s'il se touche le front en même temps. Et ben pendant très longtemps, il a cru qu'il n'avait pas de don parce qu'on ne savait pas comment il fonctionnait. Et ben un jour, en pleine bataille, il a réalisé un truc pour vaincre son adversaire, s'est frappé le front en s'écriant un truc du genre "Râ, mais c'est bien sûr !!" et pof Râ est apparu. Donc, ne t'en fais surtout pas, ton cas n'est pas critique. Vraiment, vraiment pas."

    Je lui tapote la tête, et je lui fais signe de me suivre, qu'on s'éloigne un peu des marais. Je cherche un endroit calme dans les collines environnantes. Le problème majeur de ces collines est leur quiétude, et donc un nombre INCALCULABLE de couple vient y faire des galipettes. Je traîne presque Lovely par le col pour ne pas qu'elle en voie trop. Malgré moi, je ne sais pas à quel point elle est innocente de la chose. Elle a l'air tellement gamine. Finalement, je déniche un endroit assez silencieux et vide de toute personne ennuyante. Je place doucement Lovely sur un tout petit tertre (pour l'élever à la hauteur de mes yeux), puis je pose mes mains sur ses épaules pour lui éviter tout stress, faisant sentir ma présence, qu'elle se concentre sur moi et pas sur une inquiétude éventuelle.

    "Alors, je vais effectuer quelques petits tests ma mignonne. T'en fais pas, t'auras pas mal du tout. Peut-être que t'auras un peu peur, par contre... Donc je m'excuse d'avance. Mais la peur peut parfois aider à déclencher un don, et plus tôt on le connaîtra, plus tôt on pourra commencer à comprendre comment il marche et comment tu peux le gérer. Mais surtout, il faut que tu reste concentrée uniquement sur moi. N'aies pas peur de me faire mal, au pire on ira un peu pleurer devant Astaroth pour trouver un guérisseur si je suis trop amoché. Okay ?"

    Je conclus en lui faisant un grand sourire. Je me recule, pose avec maintes précautions ma précieuses guitare à quatre mètre d'elle, et pas dans ma trajectoire, puis je me creuse les méninges. Comment lui faire suffisamment peur pour déclencher son don, mais pas assez pour la braquer ? Bon, ben j'ai qu'à essayer ça, on verra ce qui se passe hein.
    Je me retourne d'un coup, et sans prévenir, je beugle un merveilleux "GRAAAAAAAAAAH!!!", accompagné d'une légère onde supersonique pour l'ébouriffer un peu. J'espère juste avoir assez bien dosé. Si je me plante, elle va valser.
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