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 ★ Kurk (at last)

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Kurk
Notre Viril à tous

Notre Viril à tous ☙
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Place dans l'échiquier (click ?)

MessageSujet: ★ Kurk (at last)   Mer 13 Avr - 16:06

    Fiche d’un truc qui headbang sans se péter les cervicales †

    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

    Feat Dante de Devil May Cry

    Prénom(s) : Kurk
    Sexe :
    Rang : A votre discrétion, chers admins.
    Orientation sexuelle : Hétéro
    Âge : 27 ans
    Origine : Allemande

    Divinité servie : Oppse
    Élu dominant : Astaroth mon amour ~
    Grade : Parrain. Comme les mafieux.
    Don : Grunt de la mort qui tue supersonique. Et puis télépathie musicale. Comment ça, c’est naze comme nom de pouvoir ?? Mais je vous emmerde, il est très bien mon pouvoir. Si vous voulez, je vous tranche en petit morceaux en vous faisant écouter du Beethoven. Comme dans le film, là. Ouais, Orange Mécanique ? Enfin bref. Donc je peux faire deux trucs trop bien.
    De un : mon grunt est par-fait. Il est vraiment très, très beau, bien grave et rauque et tout. Mais quand j’active mon super pouvoir de l’enfer, je peux gueuler comme si j’envoyais tous les diables à vos trousses. Vous vous prenez une espèce de hurlement aussi sûrement qu’un tsunami. Si vous n’êtes pas éjecté, ou que vous ne devenez pas sourd (ça doit certainement être plus fort qu’un avion qui démarre, MUWAHAHA), et bien vous devez être sacrément fort. Ou alors je ne suis pas très en forme, mais je fais en sorte que ça n’arrive ja-mais.

    De deux : au cas où j’aie trop fumé la veille et que je ne puisse pas grunter (que voulez-vous, ça arrive), je peux donc vous faire entendre la musique de mon choix dans votre tête, directement. Un jukebox embulant, n’est-ce pas. Et je peux activer ce pouvoir quand je veux, où je veux, sur qui je veux, et surtout, au volume que je veux. Un peu de Venom à fond dans vos oreilles délicates ? Bon, le seul point faible de ce petit pouvoir c’est que je dois connaître ce que je vous fais écouter (normal, me dira-t-on), et que je dois me concentrer pour l’utiliser. En gros, faut que je reste stoïque si je veux que ce soit efficace. Sinon ça sera juste un écho chiant au fond de votre crâne. On en conclut donc que c’est pas très pratique quand tu veux mettre un peu de musique quand tu fais l’amour.

    Arme(s) utilisée(s) : Mon amour, ma chérie, ma vie, ma guitare ! Hell yeah. Oh, son histoire ?
    Mmh, ça devait faire peu de temps que j’avais été catapulté dans ce monde de fou, et ma guitare adorée me manquait cruellement. Alors j’allais emmerder tout le monde en leur demandant d’une voix rauque de mec en manque (de ce que tu veux) s’ils savaient où on pouvait acheter des instruments. Yen a un que j’ai tellement saoulé qu’il m’a vaguement indiqué une échoppe. Me voilà qui rentrait, et j’me suis retrouvé entouré de métal. Avec un accent aigu sur le e. Oui, une armurerie quoi. Et puis là, un gros bonhomme m’a attaqué en me demandant ce que je voulais. Un peu stupidement, je réponds : Ben, une guitare. Le mec a rosi de plaisir (je te jure, on se demande sur quoi il ban… enfin bref), et m'a trimballé par monts et âr vaux, arrivant finalement dsur une sorte de tertre, où nous dûmes secourir de la pendaison une créature de forme étrange, et étrangement émo d'ailleurs, qui en récompense nous donna un matériau suspicieux qui pouvait se modifier à notre guise. Le forgeron m'expliqua que je pouvais m'en servir pour créer ma guitare : il suffisait juste que je le veuille très fort. Je fermai les yeux, me concentrai, et les rouvris pour découvrir le sourire béat de l'homme qui me fixait. Le gros, super fier de ma réussite, m’annonça quec’était un instrument multifonction. Je pouvais le modifier à ma guise, le transformer en guitare électrique, sèche, folk, même en basse. Et que j’avais l’option GROSSE MASSE intégrée. J’ai bien aimé la fin. Grosse masse = taper gens sur le crâne et entendre les os craquer.
    Mais je vous jure, cette guitare, c’est une tuerie. Je m’en suis vite rendu compte ; une vraie œuvre d’art, jamais désaccordée, qui te sort des sons à faire trembler les déesses sur leurs chaises et à gratouiller l’oreille droite de Belzeneff. D’ailleurs, elle aussi elle balance des ondes supersoniques quand je combats. Genre je rate ma cible, pas bien grave, un ptit coup d’onde sonores et t’as mal quand même.

    Description Physique : Parfait. Voilà, le physique est terminé.


    Bon d’accord, un peu plus alors. Regardez un peu ça. Une silhouette grande, fièrement dressée, atteignant sans peine le mètre quatre-vingt cinq, des gambettes longues et musclées, habituées aux sports en tout genre.

    Mon torse doit être le genre de torse bien viril faisant partie de la classe « musclée, mais pas grizzli ». Oui, car le problème quand on a le buste assez vaste pour y allonger deux groupies dessus, c’est qu’il ne faut pas être repoussant. Et par chance, au vu de ma pilosité de nordique, on ne peut pas dire que je sois ce susnommé grizzly. A peine un discret chemin des dames (j’adore cette expression) coincé entre deux solides rangées d’abdominaux. Mes pectoraux aussi valent le détour ; la musculation, c’est important, à mon humble avis. Et les pectoraux font partie de ces muscles franchement visibles même sous les vêtements dont il faut prendre soin. Mon dos est large et solide ; on peut s’y appuyer fermement, et je suis capable de porter des charges assez lourdes. Je peux même porter mes camarades blessés sur mon dos puissant, non mais quelle grandeur d’âme ! J’ai les bras longs et solides, eux aussi bien découplés, et j’ai les mains larges, aux doigts longs et dotés d’une vélocité et d’une agilité peu communes ; il faut dire que c’est très convenant, puisque mes doigts sont mon instrument de travail. … Prenez la remarque dans le sens que vous voudrez.
    ²
    J’ai aussi un cou de taureau, la mâchoire carrée, le menton volontaire. J’ai le front grand et assez peu ridé (le souci ? Connais pas !), la bouche fine et pleine de cynisme, ce genre de bouche qui vous tape sur les nerfs au moment où elle s’ouvre, si je suis dans l’humeur. Mais une bouche aussi qui peut s’ouvrir tout grand pour balancer des notes incongrues et des grunts puissants. J’ai le nez assez fort et volontaire. A sa base, il y a une petite bosse ; il a été cassé, un jour. Je réaccordai ma guitare ; la corde s’est cassée net et je me suis reçu le manche dans le nez. Intelligent n’est-il pas. J’ai les pommettes hautes et les joues creuses. Mes oreilles sont percées de plusieurs trous chacune, et il y eut un temps où j’avais un piercing à la lèvre, ainsi qu’un à l’arcade sourcilière gauche. Mais à un moment, on s’en lasse.
    J’ai les yeux plutôt fins, d’un bleu très froid, acéré. Un bleu glacé qui donne toujours une impression de sérieux dans ma face, alors que ce n’est pratiquement jamais le cas. Ne rien prendre au sérieux, c’est un credo de toute une vie.
    Mes cheveux, à la base blonds clair, sont décolorés depuis bien des années, et j’arbore ainsi une merveilleuse chevelure d’un blanc très pur, aux reflets argentés. Un moment, je les ai portés longs, mais j’ai fini par les couper. Je me suis souvent dit que ça faisait un peu emo (buark), comme ça, courts et lisses, mais j’ai fini par m’y habituer, et au moins, sur moi, ça respire la classe.

    Parlons de mes goûts vestimentaires. Bien évidemment, en bon metalleux, je suis adepte du noir et des clous. Mais j’apprécie aussi énormément le cuir, le rouge, les ceintures en tout genre, les mitaines, et les bonnes grosses rangers. A défaut je porte aussi des Doc Marten’s et des New Rock. Mais à défaut, je préfère quand même les rangers.
    Quand je me suis retrouvé sur ce monde de fou, j’avais pas grand-chose sur le dos, à part un pantalon et mon cuir préféré, un grand manteau bien rouge, à la coupe étrange, mais confortable au possible.

    Et puis on va dire ici les trucs un peu inclassables. D’abord, l’odeur ; il paraît que mon odeur est vaguement un mélange entre la sueur (très étonnant), la clope et une fragrance un peu plus douce et bizarre, que personne n’arrive à déterminer, mais qui est très appréciée. J’en ai donc conclu que c’était l’odeur des phéromones, mais le jour où j’ai proposé cette hypothèse, mon batteur m’a foutu une claque derrière la tête, je me suis bien demandé pourquoi, hum.
    Oui, et donc on en conclut que je bénéficie d’un truc vachement cool et utile dans mon métier, qui se nomme communément le charisme. Voilà, j’ai une putain de présence, le genre de mec qui rentre dans un endroit et où les gens se retournent. Le genre de mec qui se met à chanter (pour une fois) une ballade, et tout le monde se met à pleurer et à soupirer. Le genre de mec qui fait un sourire et qui se retrouve avec cinq filles dans les bras. Parfois c’est un peu chiant, mais la plupart du temps, franchement, c’est assez jouissif.

    Description Mentale : Hum, ça va être encore long ? OUI ? QUOI ? Je vais devoir raconter mon histoire et tout ? Pffffff. Mais, mais, je veux pas. Et en plus je dois décrire mon caractère ? Mais, mais. Bon d’accord.
    Donc je suis un grand flemmard. Et oui, c’est quelque chose qui me prend au corps, dont je ne peux pas me défaire. Mais comme j’ai un emploi du temps très chargé, et bien ma flemmardise s’est peu à peu muée en petit vice caché, celui dont je ne peux profiter que par à coup, et c’est d’autant meilleur. Tu sais, ce petit vice de rentrer chez soi, et se poser. Ne rien faire. Dormir, manger. Que du bonheur.

    Et puis aussi, j’ai ce truc, là. L’oreille absolue. C’est sacrément utile. Bon après, tu entends la moindre fausse note de tes groupies ; c’en devient mignon. Mais l’oreille absolue, c’est trop la classe. Quand t’as bien étudié tes cours de musique (ce que curieusement je n’ai pas eu la flemme de faire), tu peux écrire des trucs super complexes que personne ne va entendre sur tes CDs (ou presque), mais au moins ça a pour résultat de te faire tripper quand tu écoutes tes compos. Genre le mec tout seul à écouter sa musique et à rire en marmonnant ohohoh je suis un génie. Oui, et bien, à chacun ses petits délires et ses private jokes, hein.

    Bon après, j’ai des traits de caractère normaux pour un metalleux. J’aime la bière, beaucoup. Après, ce qui est difficile, c’est de ne pas avoir de bide à bière. Alors il faut faire du sport. Donc je fais du sport, mais pas trop. Il faut boire avant et après un effort. Devinez ce que je bois. Hum.
    Et puis j’aime bien gueuler pour ne rien dire, dormir jusqu’à treize heures (même si on ne m’en laisse pas trop l’occasion), et puis quand j’étais jeune j’aimais beaucoup faire du pogo. Aujourd’hui j’aime beaucoup regarder les pogos.
    Par contre, contrairement à une partie de la population metalleuse, je ne suis pas spécialement romantique. Ni spécialement à chercher le grand amour. J’étais un peu comme ça quand j’étais jeune, mais comme au bout d’un moment tu te rends compte que de toute façon le succès ne t’apporte que difficilement une situation amoureuse stable, et bien, tu profites des groupies. Quoi, macho ? Mais, vous allez me citer une seule star de la chanson qui n’ait pas profité de quelques groupies ? C’est bon, on sait que même les mariés et les fidèles le faisaient, on ne peut pas mentir face à l’évidence.

    J’aime aussi manger, m’éclater sur scène, trouver des blagues fumeuses. Oui, car j’ai un humour fumeux, vous aviez remarqué ? Toujours le premier à balancer un jeu de mot débile sur une phrase lancée au hasard. Je suis juste trop fort à « je te tiens, tu me tiens ». Je balance tellement de conneries que l’autre finit par sourire de dépit. Et c’est là que je vaincs, d’une main de maître, la joue à ma merci.
    Moi, arrogant ? Mais non voyons. Je n’ai pas du tout un égo surdimensionné et je ne m’en rends presque pas compte. Il faut dire qu’à force d’être connu et adulé, ça peut monter à la tête. Non, mais franchement ça va. On dirait pas, mais je suis quand même assez bon vivre (vous en doutez ?). Je prends pas la tête, je cherche pas la perfection de la part des autres, car je sais qu’elle ne viendra certainement pas de moi. Comme tout le monde, j’ai mes coups de gueule, mes violences, mes défauts (par exemple, la drogue, l’alcool, le sexe, la musiiiiiique !), je peux être prise de tête, et même chiant, je peux bouder pour rien, faire la tête brûlée, être égoïste, mais finalement, je suis un peu comme tout le monde. Même si on se l’avoue pas, on a tous un peu les mêmes défauts, en proportions différentes. Après, il s’agit d’avoir l’air cool même quand on a tort. Et ça, mes enfants, ça, c’est un grand art qu’il est difficile de maîtriser à la perfection. Je ne dis pas que j’y parviens, mais j’y suis quand même sacrément doué. Quoi ? Vous aviez déjà oublié que j’avais de très grosses chevilles ? Et ben, quelle mémoire de poisson rouge. Vous ne méritez même pas de converser avec un esprit brillant comme le mien, allez ouste.
    Hey ! Hey revenez, je déconnais quoi ! Le second degré, vous connaissez ? Hein ? Je vous raconte mon histoire, rev’neeezzzz !!!


    Signes particuliers : Cheveux décolorés, oreilles percées de nombreuses fois, tâche de naissance à l’extérieur de la cuisse gauche.

    Talents spéciaux : Fais de la guitare comme un dieu, dans beaucoup, beaucoup de styles différents. Suis très endurant à force de sauter et courir des kilomètres sur scène.

    Aimez-vous les rhododendrons ? Il paraît qu’ils font partie, avec les fougères, des plus vieilles plantes de notre belle planète. Comment j’étale ma science. [*HEADBANG* Validé par Astaroth]

    Votre personnage est-il victime d'amnésie ? Non

    Citation : Sehnsucht versteckt | Sich wie ein Insekt
    {Le désir se cache | Comme un insecte}[Rammstein]

    Biographie :

Certaines histoires sont écrites dès le début. Certaines carrières sont prédestinées. Je pense que c’est le cas pour moi. Personne n’a du prévoir mon succès, mais tout le monde était parfaitement certain que j’allais devenir musicien. Et metalleux en prime.
Mon père, c’était le type de ma carrure, avec de longs cheveux blonds qui permettaient un headbang de toute beauté, une grande barbe, le type qui retrouvait ses potes le dimanche pour jouer à Dungeons & Dragons, le type qui a rencontré ma mère en la sauvant lors d’un pogo assez violent. Et puis surtout, le type qui se donne des allures dark et qui voue un culte à la bière, qui est ingé son dans une grande salle de concert, et qui finalement a un cœur énorme, une générosité à toute épreuve, et un grand romantisme.
Ma mère, c’était la petite rousse électrique, hyperactive, à arpenter toutes les salles de concert rock ou metal, née à Berlin Est, étant dans les premières lignes lors des manifestations contre le Mur. C’était la fille née dans un milieu modeste qui s’était réfugié dans la musique et ses amitiés, qui croquait la vie à pleines dents et qui n’hésitait devant aucun excès. Et un jour, elle a donc été secourue de mort par écrasement par mon père. Ils se sont entendus immédiatement, mais ils ont mis longtemps avant de sortir ensemble. Mon père est très vite tombé amoureux, mais ma mère était plutôt volage, alors il n’osait pas se déclarer. Puis un jour, il s’est lancé, et ma mère a tout lâché pour vivre avec lui. Trop mignon.
Ils se sont donc serrés dans un tout petit studio, le temps que ma mère trouve un job fixe pour qu’ils puissent vivre un peu mieux. Elle a fini par devenir décoratrice d’intérieur, car même si ses goûts étaient un peu étranges, ils étaient appréciés dans l’époque où mes vieux vivaient.
Je suis né peu de temps après qu’ils aient déménagé. Il paraît que j’étais tout petiot, une vraie crevette ; j’avais un mois et demi d’avance, et j’étais tout violet. Mais on comprend que je sois prématuré ; ma mère n’a pas arrêté d’aller en concerts alors qu’elle était enceinte. Ses premières contractions l’ont prise lorsqu’elle sautait comme une folle dans la fosse de Motorhead. Elle m’en a toujours un peu voulu de l’avoir coupée dans sa jouissance auditive. Mais depuis, j’ai toujours voué un véritable culte à ce groupe.
J’étais un bébé attentif. Je ne parlais pas beaucoup ; j’observais. Mon père m’a très vite fait écouter toutes sortes de musiques, allant du blues au classique, en passant par le rock, la pop, le reggae, le metal, tout ce qui lui passait par la tête et tous les nouveaux albums qu’il achetait. Il paraît qu’à la première écoute d’un album d’Aerosmith, je me suis mis à hurler en rythme.
Ma maman chantait très bien, avec une voix un peu grave et cassée, mais un timbre agréable, et elle parvenait à imiter pas mal de chanteurs, hommes ou femmes. Je baignais dans la musique.
Quand j’ai grandi un peu, que je pouvais marcher et converser normalement, mon père m’emmenait avec lui à ses séances de jeu de rôle. Ca ne coûtait pas cher en nourrice, et je m’amusais comme un petit fou lorsque le MJ imitait des gobelins à l’agonie. Finalement, je suis devenu son assistant sonore, à couiner, hurler, grogner à qui mieux-mieux après qu’il eût décrit les monstres attaquant la bande de bras cassés qu’étaient les amis de mon père. Parfois, ma mère se joignait à nous, sortant de sa manche des personnages féminins puissants, et joués avec maestria. Ma mère avait une chance incroyable aux dés, et le MJ s’est souvent arraché les cheveux à la voir se sortir de situations impossibles et désespérées par une miraculeuse réussite critique.
Quand j’allais à l’école, mes amis ne me croyaient pas lorsque je décrivais mes parents. Eux, leurs parents étaient normaux, ils ne manifestaient pas pour la réunification des Allemagnes, ils ne savaient pas imiter le Nazgul en colère, et ils n’étaient pas les premiers à faire des pogos dans les concerts. D’ailleurs, les parents de mes amis n’allaient pas dans de tels concerts, ils allaient profiter du jazz et du classique. Mais je rétorquais que parfois, on allait aussi à des concerts de jazz et de classique. On a refusé de me croire jusqu’à ce que je croise plusieurs de mes camarades en entrant dans un théâtre où étaient joués quelques oratorios.

Vers mes cinq ans, mes parents me proposèrent d’apprendre à jouer d’un instrument. Mon père maniait l’archet de son violoncelle à la perfection, et ma mère avait longtemps fait de la batterie. Il était donc normal qu’ils me proposent de découvrir moi aussi le plaisir de créer et faire de la musique par moi-même. J’acceptai, mais ne sachant pas encore vraiment quel était l’instrument qui me tentait le plus, je pris tout d’abord vers mes six ans des cours de solfège. Ce fut à ce moment-là environ que l’on découvrit que j’avais l’oreille absolue. Mes parents en furent fiers et émus. Je pense qu’à ce moment-là je ne réalisai pas combien j’étais chanceux.
L’année suivante, mon père me fit faire une cure Led Zeppelin. Oui, il préférait me faire écouter des groupes périodiquement, afin de me faire découvrir les spécificités de chaque genre musical. Et, je crois que j’eus une révélation en écoutant les soli fluides de Jimmy Page. Il fallait que je fasse de la guitare, absolument. Mes parents, évidemment, furent enchantés par ce choix. Nous allâmes louer une guitare à ma taille, et je commençai les cours peu de temps après.
J’étais un enfant qui ne s’investissait que dans ce qui l’intéressait. Ainsi, à l’école primaire, j’avais des notes incroyables dans certaines matières, et le reste était parfaitement délaissé. A chaque fois, on me laissait passer en classe supérieure, mais parfois avec beaucoup de réticences.
La guitare par contre, je m’y mis corps et âme. Je délaissai les livres, l’écoute de CDs, les manifestations où m’emmenaient mes parents, et j’utilisai ce temps libéré afin de jouer, jouer, et me perfectionner encore et encore. A mon entrée au collège, j’avais un niveau bien meilleur que la plupart des enfants de mon âge. Il faut dire qu’à onze ans, j’étais plutôt maigrichon, et personne ne se doutait que j’étais capable d’une telle agilité dans un quelconque domaine. Et pourtant, chacun s’étonnait lorsque j’apportais ma guitare en cours de musique et me mettais à jouer.
J’étais étrangement populaire ; pas spécialement parmi les filles, qui s’intéressaient aux garçons en pleine adolescence, avec du poil au menton et des muscles développés. Mais j’avais toute une bande d’amis garçons, sympas et joueurs, que je trimballai dans les concerts, et à qui j’appris à jouer aux jeux de rôles. Je m’avérai un MJ plutôt talentueux, au dû de mes nombreuses heures passées à écouter les formidables aventures que contait le MJ du groupe d’amis de mon père.

Je fondai mon premier groupe vers mes treize ans. J’étais fou d’une fille magnifique, grande, très brune, les yeux très verts, qui était dotée d’une grâce et d’une voix merveilleuses. Enfin, c’était ma vision de jeune adolescent amoureux. Je lui proposai innocemment de faire un groupe avec moi et plusieurs autres musiciens de ma bande de potes. Elle accepta joyeusement, et nous fîmes des reprises de groupes connus, ainsi que quelques compos.
Mais au bout de quelques mois, la chanteuse commença à sortir avec le bassiste, qui était plus grand, et mieux foutu que moi. Le cœur brisé, je quittai le groupe. Mes parents durent supporter mes jérémiades quelques mois durant, avant que je ne décide vers la fin du collège de créer un nouveau groupe.
Malheureusement, cette fois-ci ne marcha pas beaucoup non plus, puisque nous fûmes tous séparés l’année suivante. La plupart de mes amis s’en allaient en lycée général, alors que j’avais opté pour une académie de musique, persuadé que le chemin de la guitare était le seul tracé pour moi. Cette école fut un grand enrichissement ; j’y rencontrai des élèves qui aimaient la musique tout autant que moi. J’y découvris de nombreux groupes que je ne connaissais pas, et que je m’empressais de faire écouter à mes parents, qui m’accompagnaient aux mêmes concerts.
Cette année-là, le mur de Berlin tomba. En cette fameuse nuit de novembre, j’étais dans la rue avec mes parents et quelques amis. Une clameur profonde s’éleva de la foule en délire, alors que l’on apercevait le visage réjoui de ceux de Berlin Ouest, qui nous accueillaient en ouvrant les bras. J’allai me réfugier dans les premiers bras qui s’ouvrirent devant moi, tout heureux que j’étais de voir cette tyrannie enfin terminée. Elle s’appelait Lena, et nous restâmes en couple près d’un an.

Je finis par rencontrer quelques amateurs de metal dans mon académie, et nous créâmes immédiatement un groupe. Nous étions quatre. Joan, le batteur, était un garçon grand et osseux, avec des muscles des bras surdimensionnés par rapport à son corps maigre. Il avait un humour fumeux, mais était très bon vivre, et bien plus ouvert que ce qu’il pouvait paraître au premier abord. Il avait un sens du rythme extraordinaire, jonglait admirablement avec ses sticks, et ne semblait jamais fatigué. Loik, le bassiste, était plutôt trapu, et s’était fait pousser un bouc des plus flamboyants ; était très roux. Il utilisait ses doigts pâteux avec une étonnante virtuosité, et il n’hésitait pas à utiliser la cinq cordes à la moindre occasion. Il était bourru mais adorable. Son sourire discret faisait chavirer les filles. Georg enfin, le claviériste, était un gai luron, le plus déluré d’entre nous. Parfois, sur un coup de tête, il se mettait par exemple à jouer une fugue de Bach alors que nous répétions un morceau d’ACDC. Et curieusement, à chaque fois, ça se mariait très bien. Il avait aussi l’oreille absolue. Il compensait sa petite taille et son visage encore plein des rondeurs de l’enfance par une magnifique chevelure auburn, longue et fournie, et par une sympathie et un optimisme à toute épreuve, qui en faisait un camarade de concert et de tous les jours très apprécié.
Nous nommâmes le groupe : Gaps and Edges, en l’honneur de la chute du Mur quelques jours avant.
Rapidement, nous composâmes. Notre niveau d’anglais et de maîtrise de notre instrument allant en s’améliorant, nous finîmes vite par obtenir un son qui nous appartenait. L’été précédent, j’avais mué, et ma voix étant la plus appréciée dans le groupe, nous avions décidé que je chanterais. Je demandai ma mère quelques leçons pour ne pas trop m’abîmer la voix à force de passer entre un chant clair et du grunt ; au début, j’eus de nombreuses extinctions de voix, mais je finis par maîtriser le switch délicat entre les deux techniques.
Cette année-là, et l’année suivante, je me mis à changer. L’adolescence me tomba dessus en retard, mais elle eut des effets inattendus. Je grandis d’un coup, prenant près de vingt-cinq centimètres en trois mois. Ma mère n’en pouvait plus de m’acheter de nouveaux vêtements. Je finis par dépasser mon père et son mètre quatre-vingts (avec beaucoup de satisfaction). Mes muscles se développèrent, et je pus commencer à faire beaucoup plus de sport. En effet, avant ma poussée de croissance, j’avais plutôt une tendance aux genoux cagneux, qui s’envola lorsque je m’épaissis et m’endurcis. Mes joues se creusèrent, et du poil me poussa sur le menton.
Très curieusement (feignez au moins l’étonnement), ma présence scénique alla en s’améliorant, ainsi que mon succès avec les demoiselles. A ce moment-là, je quittai Lena, et commençai à sortir avec un peu plus de filles.
Vers nos dix-sept ans, nous fûmes remarqués par un agent qui venait pour la première fois dans notre école, qui commençait à gagner en prestige depuis la chute du Mur. Il adora ce que nous faisions, et nous proposa un contrat avec une maison de disque qui faisait dans le metal et le rock. Tout joyeux, nous acceptâmes immédiatement. Nous étions tous en très bons termes. Nous nous vîmes mis sous la tutelle d’un manager très sympa, qui lui aussi débutait dans le métier. Nous enregistrâmes un premier CD, un metal assez dur et rythmé, avec peu de musicalité, qui eut un succès tout à fait confortable pour un groupe jeune comme le nôtre. Notre premier concert « officiel » se fit dans une salle assez petite, mais pleine à craquer de tous nos fans de première heure, de nos parents qui nous soutenaient (surtout les miens en fait, qui s’étaient frayés un chemin jusqu'au devant de la fosse), et de nos amis de l’Académie qui nous encourageaient depuis plus de deux ans. Ce fut incroyable. Nous étions horriblement stressés, nous fîmes des fausses notes par poignées, je me cassai même la voix à un moment, mais toujours les sourires de la foule nous requinquaient et nous encourageaient à continuer.

Et ce fut le début d’un succès exponentiel. Notre second album, sorti deux ans après, fut bien plus soigné, et nous nous appliquâmes à donner une dimension mélodique à chacune de nos compositions. Je pris des cours de chant pour améliorer ma voix claire. Georg s’impliqua énormément, écrivant de merveilleuses mélodies agrémentées de riffs puissants qui ajoutaient toute leur violence à chacun des morceaux. Nous demandâmes à notre manager, parfaitement bilingue, de nous aider dans l’écriture de certaines des paroles que nous désirions en un anglais meilleurs que notre niveau actuel. Le résultat fut retentissant. « A Spit on the Wall » fut acclamé dans toute l’Europe, et atteignit même l’Amérique qui vouait déjà un culte à ses Metallica et autres. Nous nous mîmes à voyager, à tourner partout. On nous pourchassait dans les rues, les groupies nous assaillaient, on s’arrachait nos t-shirts. Les pogos emplissaient les fosses, les fans connaissaient nos chansons par cœur, et les sticks que Joan balançait à la foule en fin de concert étaient presque des sujets d’émeutes. Il suffisait que j’enlève mon t-shirt sur scène pour faire hurler tous les premiers rangs.
Vers vingt ans, je coupai mes longs cheveux blonds et les décolorai à la suite d’un pari stupide que j’avais fait avec Loik. Mon choix fut beaucoup contesté, puisque le metalleux se doit d’avoir les cheveux longs, n’est-ce pas. Mais finalement, chacun trouva que cela ne m’allait pas si mal.

Les sept années suivantes, nous sortîmes trois autres CDs, tous plus vendus les uns que les autres. Le succès bien sûr apporta son lot de choses déconseillées, telles que les fêtes géantes et les drogues. Tout le monde en prenait ; personne ne devenait accro, mais c’était à peine un secret. Les gens normaux n’en parlaient pas, ça ne se faisait pas. Mais tout le monde le faisait quand même.
Quelques unes de nos paroles furent contestées ; notre quatrième album, entièrement en allemand, fut attaqué par de nombreuses associations bien pensantes qui étaient effarouchées par les textes. Mais finalement nous gagnâmes le procès, l’engagement de nos chansons étant parfaitement connu, et les propos jugés appropriés à l’histoire racontée dans l’album. Il s’agissait d’un concept album, où un homme racontait son périple, les guerres mondiales, son engagement dans l’armée allemande, les tueries auxquelles il avait participé. L’une des chansons, celle qui soulevait le plus de polémiques, était le récit que cet homme faisait d’un viol qu’il avait fait à la fin de la destruction d’un village du nord de la France. Les juges, suisses pour éviter tout conflit entre pays, avaient jugé qu’il s’agissait au contraire d’une bonne prise de conscience par rapport aux horreurs du passé. Ils décrétèrent même que toutes les nations devraient avoir une telle prise de conscience par rapport à leurs erreurs, appuyant bien ces mots pour rappeler les attentats et guerres de l’année passée. Notre album était sorti en 2002.
Et puis deux ans plus tard, il s’est passé un truc stupide, juste très stupide. Nous fêtions la sortie de notre cinquième album, qui fut acclamé, controversé, adulé, montant premier dans les charts de quelques pays comme l’Allemagne ou les pays nordiques, amassant des foules de fans à tous nos concerts. L’âge de nos spectateurs se diversifiait, et nous avions de nombreux adolescents qui nous acclamaient, ainsi que quelques personnes de la génération de mes parents qui se souvenaient avec émotion des premiers groupes de rock des années 70, et de leurs propres rebellions.
Et puis, lors de cette fête, manque de bol, j’ai dû sniffer un rail de trop, et je me suis écroulé, d’un coup, comme ça.
Et je me suis réveillé autre part.

    Test RP


J’ouvre un œil. Et puis le deuxième, tant qu’à faire. Un goût de terre mouillée m’emplit la bouche. Hum, c’est normal, j’ai le nez dans l’herbe. Je me relève tant bien que mal et je regarde autour de moi. Hum, le ciel est bleu, un oiseau chante. Bordel. Ou est-ce que je suis ?? La dernière chose dont je me souviens c’est cet horrible mal de crâne qui m’a pris hier soir. Je crois que je suis tombé dans les pommes.
Bon. On se calme. Je dois certainement rêver. J’ai pris suffisamment de substances bizarres hier soir pour faire un rêve comme ça. Bon. Autant en profiter. Je me relève, et je me mets à explorer. Je marche une demi-heure environ ; pas un chat. Juste une longue, longue, chiante plaine vide. Puis j’arrive à l’orée d’une forêt. Je me rapproche un peu, et je reste stupidement à regarder cette « orée ». Je n’étais pas spécialement un campagnard, mais dans mes souvenirs de sciences nat’, un paysage se transforme progressivement. Mais là, heu. Ben on passe d’herbe courte et verte à une herbe plus longue, foncée et drue, et un entassement épais d’arbres centenaires. Normalement c’est pas possible ça ? HUM. Je me penche, je touche les brins d’herbe. Ce ne sont vraiment pas les mêmes. Mais bordel, c’est quoi ça ? Heureusement que c’est un rêve.
Je continue de marcher en longeant la forêt, et je finis par arriver près de … MONTAGNES ?? D’un seul coup, comme ça, bim, une montagne !

 « MAIS BORDEL !!! »,que j’hurle… Et, et grunt en même temps, parce qu’un cri de metalleux c’est presque du grunt. Et, ya une sorte de vague de puissance qui sort de mes lèvres lors du grunt, et je. Je déracine l’arbre devant moi. Heu, je. Oups. Je gueulerais bien une deuxième fois, mais j’ai l’air tellement con à regarder ce pauvre arbre renversé par la force de mon grunt que je ne peux plus rien dire. Je touche le tronc du machin mort à présent. Je m’éloigne prudemment, et je tente de longer la montagne. Mais je me rends vite compte qu’elle est grande, la bougre. Je vérifie mes chaussures. Des rangers. Bon, je devrais être capable de grimper un peu. Je ferme un peu mon long cuir autour de mon torse nu, et je commence à grimper. Car elle grimpe sec, la bougre ! Et directement, pas de gentille colline pour commencer l’ascension tranquillement, nonnnn. En mode débrouille-toi mon gars pour grimper l’Everest sans rappel. Alors je m’évertue, je sers les dents, j’essaie de ne pas grelotter.
A un moment, j’ai trop froid, et pris d’un frisson, je lâche la paroi contre laquelle j’étais accroché. Et je me sens tomber. J’éclate d’un grand rire alors que je me dis que je vais mourir dans un rêve en tombant d’une putain de montagne. C’est tellement nul. Et je vois le sol pointu qui se rapproche à toute allure. Je sers les dents, m’apprêtant à me réveiller. BOUM. AIE. BORDEEEEEEEEEL !!!
Que je crie encore. J’entends au loin une sorte de « rollrollroll ». Et je me dis fuck. J’ai encore utilisé cette onde. Et l’avalanche déclenchée me tombe dessus.
Quand je rouvre les yeux, je suis entouré de froid et de blanc. Je creuse un peu la cavité dans laquelle je suis coincée, et soudain je sens quelque chose qui me bloque. Qui m’élance douloureusement. Je baisse les yeux ; ma jambe droite s’est plantée dans un magnifique piton rocheux. Comme un bout de viande sur un pique brochette. C’est tellement pitoyable que je ricane en touchant mon jambon inerte. A ce moment-là, je commence vraiment à me demander pourquoi je ne me réveille pas.

Je sers les abdos et j’arrache ma jambe au piton, m’arrachant un hurlement. Et je. Je grunt encore. Et j’utilise encore cette onde. ET FUCK.
Mais pour une fois, ça m’aide bien. L’onde bizarre perce la neige de belle façon, m’ouvrant un grand trou dans lequel passer pour retourner à l’air libre. Je m’aide de ma jambe valide en soutenant la blessée, et je finis par me hisser dehors. Je pose le regard sur ma jambe pour vérifier les dégâts. Oulah. J’ai la jambe presque arrachée. L’os explosé, les muscles déchirés. Je pisse le sang. J’ai. J’ai très mal en fait. Le froid m’avait engourdi, mais maintenant que je reprends le contrôle de mes sens, ils m’envoient des signaux quelque peu alarmants. Avec beaucoup de stupidité, je touche la peau abîmée et déchirée, m’arrachant une grimace. J’aimerais me faire un garrot, mais je n’ai rien pour le faire ; mes vêtements de cuir sont trop durs à déchirer. Quoique le pantalon soit dans un sale état. Alors la seule chose que je trouve à faire (puisque de toute manière je rêve, n’est-ce pas ? Dans la vraie vie je serais mort.), c’est recoller les deux morceaux de jambe l’un contre l’autre. Le sang coagulé se mélange sur chacune des parties. J’ai l’impression d’avoir bien remis les morceaux. Et soudain, une douleur étrange, aigue, violente, m’arrache un nouveau cri. Vers le ciel ce coup-ci. Je touche un oiseau qui explose. Merde. Désolé.
Je jette un coup d’œil furieux à la blessure. Et puis j’ouvre la bouche de surprise. Abasourdi. Les petits morceaux d’os se reconstituent, se collent, cherchent leur partenaires et voisins avant la casse. Les filaments des muscles, comme des petits vers, s’agitent et s’épaississent pour se lier.
Bon d’accord, ça se passe très lentement, et ça m’arrache BEAUCOUP de cris. Mais au bout de trois heures, à tout casser, j’ai la jambe comme neuve. Je touche mon cuissot avec prudence. Comme pour voir s’il était à point. Et je n’ai pas mal. Je me lève doucement, Et je réalise que je peux à nouveau marcher. Sans m’arracher une seule grimace.
Fier de moi, je relève mes cent quatre vingt cinq centimètres, et je fais soudain face à une silhouette encapuchonnée plus petite que moi. Et qui tient une horrible peluche ayant vaguement la forme d’un chat. La silhouette tend la peluche vers moi, emplie de menace.

« Alors mon petit nyolo, t’es content de pas être mort ? »

Je sais que j’ai l’air un peu con avec mon air de mec qui n’a jamais vu un ventriloque de sa vie, mais bon. Et la voix semble vraiment venir de nulle part, donc …

« Et puis, je sais que ton don est rigolo nyolo, mais à force de crier, t’as tout cassé les montagnes de Belzeneff ! N’as-tu pas honte nyolo ? »

Je lève le nez devant les dégâts. Ah, oui, ils sont nombreux en fait. Je me mordille la lèvre inférieure et je marmonne quelque chose devant ressembler à un désolé. La peluche ricane.

« Tu as l’air d’un petit rigolo nyolo ! Bon, Belzeneff se sent magnanime aujourd’hui. Si tu suis le chemin qui va se tracer tu arriveras à une ville. Bonne chance nyolo ! »

Et il disparaît. Tout bonnement. D’un coup. Même pas dans un nuage de fumée, non. Il est là, et puis, il est plus là. Je tente de reprendre mes esprits. Et puis je me dis que je n’ai rien d’autre à faire que de suivre le chemin qu’il m’a tracé.
A force de marcher, de m’étonner de ne souffrir ni de la faim ni de la soif ni de la fatigue, et de m’émerveiller devant ma jambe ressuscitée, je finis par arriver près d’une ville. Je vais jusqu’à la porte, et je demande aux gardes où diable j’étais. Mais au lieu de me répondre, l’un des gars, la vingtaine, me dévisage les yeux brillants.

« Punaise… Mais, vous êtes Kurk des Gaps and Edges ! J’ai toujours été un grand fan ! C’est dommage qu’ils vous aient perdu de l’autre côté, mais je suis trop content que vous soyez ici quoi !
- Heu, attends, pause. Oui je suis Kurk, mais, je veux savoir où on est, ce qu’on fait ici, pourquoi je suis pas mort en m’arrachant à moitié la jambe, pourquoi quand je grunte je lance des ondes supersoniques…
- Ah, l’onde on peut répondre facilement ! » Lance le second. « C’est votre don ! Votre pouvoir en arrivant ici. Ici, c’est Alea Jacta Est, un monde où nous, humains du monde réels, sommes apportés pour faire office de pions dans le grand combat entre deux déesses chiantes. Ici c’est la ville des pions d’Oppse. Bienvenue en enfer. Ah, et vot’jambe, c'est ptêt Belzeneff qui vous a un peu aidé, qui sait. Il a le droit de vie det de mort sur tout le monde, qu'il paraît. Mais alors comme on est mort dans le monde réel, je sais pas où on va.
- Heu, attendez, je suis MORT ?
- Ben oui. C’est dommage hein ? Vous apportiez beaucoup à la musique je trouve.
- Putain, putain…
- Oh, vous en fait pas, » reprend le premier. « C’est rigolo ici. Vous devriez vous trouver une arme et un endroit où dormir, je pense. Bon courage ! Et bons combats. »

Je passe la porte, déconfis. C’est quoi ce monde de malade dans lequel je suis tombé ? Je cherche une guitare, en manque de musique. Voir précédemment pour des détails.
Le même jour, je croise un mec que tout le monde regarde avec révérence et prudence. Il s’arrête devant moi. Je ne baisse pas spécialement les yeux.

« Et bien, à peine arrivé, tu ne sais pas à qui tu dois du respect ?
 – Si, à moi-même, et c’est déjà bien suffisant.  » Il me montra les dents. « Oh mère-grand, comme vous avez de grandes dents. » Et je passe devant lui sans me retourner, désorienté dans cette ville de fous. Je dois apprendre plus tard que j’ai parlé ainsi à Astaroth, l’élu d’Oppse. Je crois que ma seule réaction à cette nouvelle est de rire avec cynisme. Les premiers soirs, je trouve où dormir en dénichant quelques groupies. Il y en a même une qui s’est retrouvée ici après avoir été écrasée dans le pogo d’un de mes concerts. Je la dédommage bien de cette mort stupide.
Puis, après avoir reçu ma guitare, j'apprends que je peux dormir gratos dans une des petites piaules à disposition des pions. Je me sens un peu con de ne pas l'avoir appris plus tôt. Mais bon, au moins, j'aurais passé de folles nuits n'est-ce pas (et rien ne m'empêchait de recommencer).

Un soir, alors que nous sommes harassés après une longue journée de combat, je sors ma guitare, la mets en option folk, et je commence à chanter Stairway to Heaven à mes camarades qui se reposent. Avec un passage en option guitare électrique pendant le solo de la fin. Je peux à nouveau gueuler sans tout casser ; j’ai eu le temps de m’entraîner, depuis le temps et les nombreuses missions.
Mes potes sont heureux. Ils se trémoussent, les filles poussent des cris aigus, certaines embrassent leur voisin d’en face dans leur joie, d’autres restent juste les yeux fermés à écouter la musique. Astaroth passe par là, ouvre la bouche d’étonnement devant un tel domptage humain. Il semble réfléchir à quelque chose. Quoi, il réfléchit, lui ? Bon, pour le forcer à réfléchir plus vite, j’enchaîne avec un bon gros Du Hast de Rammstein, qui réveille tout le monde, et fait danser les pions d’Oppse autour du feu, à s’en tuer, à hurler de bonheur et de soulagement devant cette journée de plus passée à survivre, devant cette injustice qui a fait qu’on s’est tous retrouvés là.
Astaroth termine de réfléchir, et s’en va en me jetant un regard mauvais. Le lendemain, je suis promu Parrain.
That’s all folks.


Dernière édition par Kurk le Mer 13 Avr - 19:37, édité 2 fois
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Oppse
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MessageSujet: Re: ★ Kurk (at last)   Mer 13 Avr - 18:52

Bonjour Kurk !

Bienvenue sur le forum et merci de ton inscription !
Au départ je dois t'avouer que j'étais un peu sceptique en voyant qu'un de mes prédéfinis favoris avait été pris mais au final... WOW ! Que de classe, que de magnificence, que de finesse dans ta fiche *_* Maman Oppse est ravie ! Maman Oppse est tout simplement émerveillée par cette fiche qui respecte et même enjolive et complète magnifiquement le personnage qu'elle avait élaboré à la base. C'est encore mieux que dans mes pires délires !
Je suis conquise. Pas de fautes en vue, un style à en mourir de rire, un panorama plus que détaillé de ton perso qui se dévore d'un coup et enfin des descriptions qui correspondent merveilleusement bien au monde d'AJE. Je ne peux que te féliciter pour ce magnifique effort d'écriture.
Tu as bien tenu le pari ! L'attente valait décidément le coup.

En revanche, il y a quelques petits points qui ne vont pas que je vais te demander de corriger rapidement. Ne t'inquiètes pas ce sont juste des broutilles, mais ce serait dommage qu'elles restent dans ta fiche.
- Alors tout d'abord, il n'y a pas de monnaie sur AJE. Tu vois dans ma cité c'est un peu le communisme. On rassemble et on redistribue tout. Pour ta guitare cela peut être un présent d'un Élu ou un objet magique que tu as trouvé à ton arrivée ou lors d'une mission.
- Ensuite, au niveau de ton histoire de moignon et de jambe qui se recoud. Ce n'est normalement pas possible car les personnages d'AJE ne se régénèrent pas normalement, sauf dons spéciaux ou intervention d'un MJ ou encore s'ils sont dans un lieu spécial. Dans ton cas, peut-être que Belzeneff pourrait t'avoir donné un petit coup de pouce en plus ?

Aussi, un dernier point qui relève de la babiole administrative : Accepterais-tu d'être le Parrain de cette tendre enfant du nom de [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] ? Ton assignation pourra être jouée en RP.
Sachant que nous avons quelques problèmes d'Élus dans nos rangs, tu seras placé sous la garde d'Astaroth. Voilà qui va lui faire très plaisir, lui qui aime tellement le métal... J'espère que tu n'y voies pas d'inconvénients.
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MessageSujet: Re: ★ Kurk (at last)   Mer 13 Avr - 19:16

Hum, j'ai corrigé. Par contre je suis un peu fatiguée, donc j'ai ptêtre oublié des trucs (lalala)

Et, et, Lovely. Mais; j'veux bien moi. Mais je ne promets rien quant à la préservation de la pureté de cette jeune fille. Et ptêtre qu'un jour Kurk en aura tellement marre qu'elle s'interpose pour l'empêcher de se faire taper qu'il la blessera plus que son adversaire. Et puis si elle est gentille il lui chantera ptêtre des chansons. Et si elle est TROP gentille il lui fera une cure de metal forcée.

HUM.

Et sinon, JE VEUX être sous la garde d'Astaroth, ça va faire TELLEMENT plaisir à Kurk de le saouler jour et nuit gratuitement =D niark.


Et contente que la fiche soit satisfaisante =)
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MessageSujet: Re: ★ Kurk (at last)   Mer 13 Avr - 20:30

Oh maintenant que c'est édité, ta fiche est officiellement par-faite.
En conséquences, j'ai l'immense plaisir de t'attribuer une étoile ★. Ce qui signifie que ta fiche fait partie pour nous de l'élite, du best of the best <3

Ohohoho, décidément je sens qu'Astaroth va être comblé de t'avoir comme pantin !

Quant à Lovely, je te rappelle que ton rôle est de veiller sur elle et de lui faire découvrir toutes les subtilités du monde d'AJE. Tâche de ne pas trop l'abimer quand même, Astaroth te surveille !

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Te voilà validé ! Amuse-toi bien et court vite grunter dans les oreilles du peuple !
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MessageSujet: Re: ★ Kurk (at last)   

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★ Kurk (at last)

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